Ford Blanquefort dans les médias

Du mercredi 7 août 2019

Dernier appel des Ford avant la fermeture de l’usine de Blanquefort

FORD BLANQUEFORT : LA DÉCISION SERA RENDUE LE 17 SEPTEMBRE PROCHAIN

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 7 août 2019

Avenir usine Ford :

jugement sera rendu le 17 septembre.

La bataille n’est pas finie !

Communiqué de la Cgt-Ford : après l’audience de ce jour à la cour d’appel de Bordeaux.
 
L’audience devant la cour d’appel de ce jour avait été d’abord repoussée de 2 heures puis en retard de 30mn mais elle a bien eu lieu (1h30 de plaidoirie environ). 
Notre avocat Philippe Brun a plaidé sur l’abus de droit de propriété de Ford. Oui l’abus du droit de propriété existe et se trouve être condamnable. L’abus de Ford consiste à la fois dans l’abus du droit de refuser un projet de reprise qui était viable comme l’abus de fermer et licencier sans cause économique (pas de difficulté économique, pas de nécessité de restructurer pour rentabiliser encore plus, pas d’arrêt d’activité de transmission automatiques, ...). Or sans existence de cause économique le licenciement est tout simplement illégal. Il a été aussi question du droit à l’emploi, précisant qu’il n’y a pas que la liberté d’entreprendre ou le droit de licencier, il y a aussi et surtout le droit d’avoir un emploi et de le garder, tout aussi constitutionnel.
Enfin il y a eu les arguments sur le fait que c’est au juge judiciaire de juger de notre affaire, que la décision d’incompétence du TGI est une erreur, car alors cela signifierait qu’il n’y a personne pour verifier l’existence d’une cause économique justifiant le licenciement économique et donc de la légalité du licenciement. Ce qui signifierait qu’il n’y a personne pour juger de l’illégalité d’un plan de licenciement et d’une fermeture d’entreprise.
De son côté Ford a fait dans le classique, s’appuyant sur cette certitude du plus fort, de celui qui a raison, avec l’arrogance habituelle, jouant la facilité avec son droit de propriété, prennant de haut notre action, ironisant... du style « bon va falloir maintenant être sérieux 2 mn, un syndicat ne va quand même pas nous empêcher de fermer notre usine. De quoi ils se mêlent ?! »
Pour résumer : oui l’affaire est compliquée pour nous, tout va aujourd’hui dans le sens des capitalistes, ce qui leur donne ce sentiment d’impunité, de pouvoir faire ce qu’ils veulent. De notre côté, celui des salariés, c’est le contraire, on prend les coups, on a tendance à se résigner, à croire que tout est perdu d’avance et effectif on perd pas mal de choses.
Sauf que ... il faudra, il faut bien que les choses changent. Il nous faut créer une dynamique inverse. Il nous faut un signal positif, une victoire qui redonne confiance, qui nous redonne de la force. C’est ce que nous tentons avec cette action en justice. Peut-être une « dernière cartouche », ça reste à voir, mais nous sommes encore loin de la fin de notre bataille.
Le jugement sera rendu le 17 septembre : la cours d'appel se donne donc du temps pour étudier et juger. Cela tombera 4 jours avant la manifestation unitaire du samedi 21 septembre contre la fermeture de l’usine, contre les licenciements et la précarité, pour la défense des emplois publics privés. Et 4 jours avant notre concert de solidarité et de résistance qui aura lieu le soir même au Krakatoa avec Cali, Bertrand Belin, Radio Elvis, Thomas VDB, Pierre-Emmanuel Barré...
Cordialement 

 

Le syndicat Cgt-Ford, ce mardi 6 août

Ford Blanquefort dans les médias

Du mardi 6 août 2019

Les Ford Blanquefort devant la cour d'appel de Bordeaux, "pas un baroud d'honneur" pour Philippe Poutou

Vidéo. Fermeture de Ford Blanquefort : "la dernière cartouche" des salariés devant la cour d’appel

Ford Blanquefort : les salariés contestent la fermeture de l'usine  devant la cour d'appel

Les salariés de l’usine Ford de Blanquefort conviés… à un pot de départ

Ford Blanquefort : les salariés s’en remettent à la justice pour empêcher la fermeture

Les infos de 5h - Ford-Blanquefort : les salariés conviés à un pot de départ

Usine Ford de Blanquefort: ce qu’il se joue ce mardi lors d’une audience à la cour d'appel de Bordeaux

Ford-Blanquefort : le pot de départ proposé par la direction fait polémique

Fermeture de Ford Blanquefort : "il n’y a pas de motif économique"

USINE FORD DE BLANQUEFORT : UN POT DE DÉPART QUI PASSE MAL

La CGT Ford Blanquefort le mardi 6 août 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du lundi 5 août 2019

Fermeture de Ford Blanquefort : rassemblement devant la cour d’appel mardi

La CGT Ford Blanquefort le lundi 5 août 2019

Des nouvelles du brunch ?

Nous avons reçu cette photo du brunch de la direction qui n'a rien trouvé de mieux aujourd'hui que de fêter l'enterrement de l'usine et les conséquences sociales dramatiques qui en découleront.

Alors on n'est pas sûr que la photo soit authentique, mais elle a au moins le mérite de tourner leur crasse en dérision.

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 1er août 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du jeudi 1er août 2019

FORD BLANQUEFORT : CE 1ER AOÛT DEVAIT MARQUER LA FIN DE L'ACTIVITÉ DE L'USINE

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 1er août 2019

Bonnes nouvelles n°449

Cliquez ici :
Bonnes Nouvelles 449-71 (mercredi 31 jui[...]
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La CGT Ford Blanquefort le mercredi 31 juillet 2019

Un tribunal fait sauter les barèmes aux prud'hommes !

Et bing !
Contrairement à ce que prétendent pouvoirs politique, judiciaire et médiatique, main dans la main, cette histoire de barèmes est loin d'être réglée.
Par ailleurs, le recours intenté par la CGT Ford, avec d'autres syndicats, auprès de l'OIT est toujours en cours... 
Car nous préparons au mieux les suites juridiques en fonction des décisions de justice à venir, notamment au à la cour d'appel de Bordeaux le 6 août.
À suivre...

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 31 juillet 2019

Rassemblement contre la fermeture

de l’usine

La CGT Ford Blanquefort le mardi 30 juillet 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du vendredi 26 juillet 2019

Ford Aquitaine Industries stoppe brutalement la production à Blanquefort

Dossier complet à télécharger ici :
2019.07.26 SudOuest.pdf
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La CGT Ford Blanquefort le vendredi 26 juillet 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du jeudi 25 juillet 2019 (suite...)

LA FERMETURE DE FORD BLANQUEFORT NE CLÔT PAS LE DOSSIER

A Blanquefort, Ford arrête la production avant la date annoncée

Fin de l’usine Ford en Gironde : "Ford a fait la démonstration de sa rapacité"

Fin de l’usine Ford en Gironde : sous le choc, les employés vident leur placard

Arrêt de la production à Ford Blanquefort : "On nous a dit de rentrer chez nous"

Fermeture anticipée de Ford Blanquefort (Gironde) : après le choc, le désarroi des salariés

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 25 juillet 2019

Mise à jour le vendredi 26 juillet 2019

COMPTE-RENDU CSE 
JEUDI 25 JUILLET 2019

La réunion commence par le baratin habituel du DRH qui cherche à justifier l’arrêt brutal et définitif des productions hier. Pour lui, c’est la faute des collègues qui ne voulaient plus travailler, les collègues auraient décidé eux-mêmes d’arrêter de travailler. On croit rêver. Qui a mis l’usine dans cette situation ?

En vérité, la direction a obéi à ses maîtres, Ford, et ainsi empêché les collègues, les copains d’usine, de s’organiser, de se parler, de se dire au revoir. Ford et la direction local ont voulu briser le lien social ! À nos critiques, la direction ose dire qu’ils n’ont qu’à venir à son brunch de merde, sa petite fête d’enterrement d’usine. La direction est totalement déshumanisée, arrogante et méprisante !

Pendant une demie heure, la discussion a été particulièrement houleuse comme chacun peut l’imaginer entre la direction et la CGT.

 

Ceci étant, nous en revenons aux sujets du jour, même si ça n’est pas facile.

Toutes les présentations ci-dessous sont faites par l’expert économique du cabinet Sécafi, désigné par le CSE. Tant mieux, nous entendrons moins la voix du clown de service, bien qu’il n’arrive pas à la fermer très longtemps.

 

Rapport sur la situation de l’entreprise au 31.12.2018 :

 

Le marché mondial, européen compris, connait le commencement d’un recul des ventes.

Ford connait aussi un recul dans le monde mais surtout en Chine où la multinationale prend une grosse claque -30,9%. Au point que Ford vent beaucoup plus de véhicules en Europe qu’en Chine, loin de sa stratégie initiale.

Pour autant, le chiffre d’affaire poursuit sa croissance et recul du bénéfice, pénalisé avant tout par les déboires en Chine et les effets de change.

Malgré la baisse du cash flow opérationnel et la hausse des investissements, l’endettement a été sensiblement réduit (de près de 4,7 Mds USD), pour ne plus représenter que 31% des capitaux propres qui se situent à 36 Mds USD à fin 2018 !

La trésorerie nette s’est renforcée pour avoisiner 12 Mds USD !!!

 

À FAI :

Les dotations pour provisions réglementées (amortissements dérogatoires) augmentent sur le même rythme que les 4 derniers exercices : +273 k€.

Le stock de provisions pour risques et charges s’alourdit de 234,3 M€ avec :

Une dotation nette de 3,5 M€ pour environnement, portant la provision à près de 5,5 M€ (dont 0,7 M€ pour le désamiantage), en lien avec les coûts estimés de la dépollution du site à venir, la création d’une provision de 230,9 M€ correspondant aux coûts estimés des mesures du PSE, une reprise de provisions pour litiges de 155 K€, dont seulement 37 K€ ont été consommés, une reprise nette de provisions pour plan de restructuration de 78,9 k€ (83 K€ ayant été consommés).

Le stock de provisions pour dépréciation s’abaisse de 11,2 M€ pour atteindre 109,2 M€. Il concerne la dépréciation des immobilisations pour 107,8 M€ et celle des stocks pour 1,5 M€.

 

Le fonds de roulement brut de FAI augmente de 46,6 M€ et atteint 84,1 M€ en raison de :

L’augmentation des ressources propres (+48,1 M€) expliquée par la hausse du stock des provisions pour risques et charges (+234,3 M€) et d’amortissements (+1,5 M€). Ces variations compensent la diminution des capitaux propres (-187,7 M€).

La très faible progression de l’actif immobilisé brut (+1,5 M€).

Le Besoin en Fonds de Roulement se redresse pour retrouver des niveaux plus en phase avec 2015 et 2016. Cette évolution s’explique par :

Une forte progression du BFR d’exploitation : +22,7 M€ tenant à la hausse de l’actif circulant brut (+6,7 M€) et à la diminution du passif circulant (-16,1 M€).

Une moindre ressource dégagée par le hors exploitation : -0,8 M€ en 2017 et -0,1 M€ en 2018.

Au final, la trésorerie se renforce de 23,1 M€ et atteint 60,8 M€.

Pour rappel, elle était déficitaire de 124,8 M€ en 2014, 62,5 M€ en 2015 et 13,8 M€ en 2016. Elle était repassée excédentaire en 2017 : +37,6 M€.

A noter que la trésorerie est confortée par la perception des dividendes de Ford Getriebe pour 29 M€.

 

La provision pour restructuration de 230,8 M€ :

· Le coût du PSE pour 210,8 M€

· Le coût de la revitalisation/réindustrialisation pour 20 M€, correspondant à l’enveloppe annoncée par Ford dans le cadre des négociations engagées avec les Pouvoirs Publics.

 

Le coût provisionné du PSE se décompose de la manière suivante (hypothèse de départ) :

· Indemnités de licenciement pour 566 personnes : 28,2 M€

· Mesures d’accompagnement : 92,1 M€

· Préretraites pour 295 personnes : 71,5 M€

Ford renonce à réclamer les sommes non perçues concernant les aides financières découlant de l’engagement de maintenir 1000 emplois jusqu’à mai 2018 à hauteur de 19% des sommes globales. En conséquence, Ford reconnait implicitement ne pas avoir respecté cet engagement contrairement à ce que la multinationale prétendait devant la justice. Doit-on en conclure que c’est une conséquence de notre victoire au tribunal ?

 

La rémunération mensuelle moyenne des 10 plus fortes rémunérations augmente de 7,1% en 2018 !!!

 

Conclusion :

 

2018 est l’année de l’annonce de la fermeture de FAI.

Cela se traduit dans les comptes de l’entreprise, avec l’enregistrement de deux provisions :

· L’une pour restructuration de près de 231 M€, entre 211 M€ pour le coût du PSE et 20 M€ pour la revitalisation,

· L’autre pour environnement de 4 M€.

 

C’est donc au total 235 M€ pour financer le coût prévisionnel de la fermeture qui sont venus grever les comptes de FAI fin 2018.

 

Sans ces provisions, le résultat d’exploitation de FAI est redevenu bénéficiaire et le résultat courant (intégrant le dividende GFT) largement excédentaire de 31 M€.

 

Ces chiffres démontrent la viabilité économique de FAI, alors que l’entreprise va fermer.

 

Quant au groupe Ford, si ses résultats ont baissé en 2018, « plombés » notamment par les déboires en Chine (perte de 1,5 Md USD), les effets de change (1 Md USD) et le coût des restructurations, ils remontent sur le 1er trimestre 2019 pour la branche automobile (2 Md€ avant impôt et frais financiers).

 

Les montants provisionnés pour la dépollution vont s’avérer insuffisants, si Ford se charge de la désinstallation des machines, de la démolition des bâtiments et de la dépollution complète du site, dont le coût total a été estimé (voir rapport Geris) à 20 M€ (10 M€ pour la démolition et 10 M€ pour la dépollution).

 

A ces montants, il faudrait rajouter tous les autres coûts liés à cette fermeture, qu’ils concernent le personnel de FAI et de Ford qui a travaillé sur ce projet ou les prestataires extérieurs.

 

Le montant total doit avoisiner 280 M€.

 

Ce montant représente environ 3,5 fois le montant de l’investissement (90 M USD, soit 80 M€) nécessaire pour installer la transmission 8F MID, qui aurait permis d’assurer la pérennité de l’entreprise et d’une grande partie de ses emplois pour au moins 5 à 7 années supplémentaires.

 

Ce calcul montre, si besoin était, l’absence de rationalité économique de la décision de fermeture, qui répond davantage à des motifs politiques (relocalisation de l’activité aux Etats-Unis) et qui se traduit par un véritable gâchis financier et humain, sans parler des coûts environnementaux liés à l’acheminement des transmissions depuis l’Amérique du Nord ou la Chine vers le marché européen.

 

Au plan social, la fermeture planifiée de longue date se retrouve dans les chiffres de l’évolution de l’emploi fin 2018 :

· Un effectif CDI tombé à 849 personnes,

· Un effectif CDI actif de 785 ETP très, très loin de l’engagement des 1 000, qui n’était plus respecté depuis 2015.

 

Rapport sur les orientations stratégiques et leurs conséquences sur l’activité et l’emploi :

 

Le résultat d’exploitation devrait ressortir bénéficiaire en 2019 à 1,6 M€, comme en 2018, malgré les pertes sur le DCT (de 5 M€).

 

Il n’a pas été comptabilisé de dividende GFT pour 2019 contrairement aux autres années.

 

Une trésorerie positive générée par l’exploitation :

Après des ressources positives de plus de 47 M€ en 2018, la CAF prévue pour 2019 (4 M€) devrait largement couvrir les faibles investissements (0,3 M€) et générer 3,5 M€ de trésorerie supplémentaire.

 

Les flux de trésorerie prévisionnels jusqu’en 2024 :

· Dans ces prévisions, l’exercice 2018 devait se terminer par une trésorerie excédentaire proche de 57 M€, alors qu’au final, il s’est soldé par une trésorerie proche de 61 M€.

· La position de trésorerie devient négative à partir de 2019 avec les sorties de cash liées au PSE, aux Indemnités de Départ à la Retraite et à la dépollution.

· Elle serait déficitaire de près de 179 M€ à fin 2024, sur la base des provisions constituées à fin 2018 et d’un échéancier prévisionnel des décaissements correspondants.

 

Le parc machines :

 

Deux listes de machines ont été établies par Ford Land :

· La première concerne les machines que Ford souhaite conserver pour les remettre dans d’autres usines,

· La seconde regroupe les machines restantes, susceptibles d’être vendues, éventuellement aux collectivités territoriales.

Trois valeurs de ces machines ont été calculées :

· La valeur de remplacement, ou plus précisément le prix d’origine,

· La valeur comptable résiduelle, c’est-à-dire la valeur comptable des machines, si elles avaient été amorties normalement, sans la dépréciation exceptionnelle de 2016 liée aux tests de dépréciation réalisés par les commissaires aux comptes,

· Une valeur d’actif « associée », correspondant à la moyenne des 2 valeurs précédentes.

 

Ainsi, les machines que Ford souhaite conserver ont une valeur de remplacement de 52,6 M€, une valeur comptable de 28,5 M€ et une valeur associée de 40,6 M€.

 

Ces machines sont essentiellement celles de l’usinage et de l’assemblage de la 6F 35 et du carter Fox, ces dernières pour l’usine de Cologne qui fait déjà le brut et qui pourrait ainsi fabriquer l’intégralité.

 

Les machines restantes, quant à elles, ont une valeur de remplacement de 66 M€, une valeur comptable de 32,2 M€ et une valeur associée de 49,1 M€.

 

Au total :

· La valeur de remplacement de l’ensemble des machines est estimée à près de 119 M€, dont 44% pour les machines que Ford souhaite garder,

· Leur valeur comptable est proche de 61 M€, dont 47% pour les machines réutilisées,

· Et la valeur associée avoisine 90 M€, dont 45% pour les machines conservées.

 

Si l’on retient la valeur associée, c’est ainsi environ 90 M€ que Ford pourrait récupérer à travers le parc machines, ce qui vient diminuer d’autant la « facture » de la fermeture.

 

Le protocole en cours de négociation et la revitalisation / réindustrialisation du site :

 

Compte tenu des exigences de l’arrêté préfectoral de 2012, il a été convenu ce qui suit :

· Le démantèlement des machines, la démolition des bâtiments et la dépollution complète du site après excavation (retrait de la chape), conformément aux exigences de la DREAL, seront assurés par Ford dans un délai de 5 ans (environ 1 an pour le démantèlement des machines, 1 an pour la démolition des bâtiments et 3 ans pour la dépollution) soit jusqu’en 2024. A l’issue de ces travaux, BM aura un droit de préemption.

· Le terrain des circuits, entre les 2 usines de FAI et de GFT, serait vendu au plus tard au 1er janvier 2020 à BM, afin de démarrer au plus tôt le processus de revitalisation.

 

Ford et surtout l’Etat français ont largement communiqué sur un accord de revitalisation à 20 M€ :

· Les discussions portent sur le prix de ce terrain des circuits, dont la superficie est proche de 128 000 m2, soit 12,8 ha. 

· Le prix de marché a été estimé à près de 10 M€ (près de 80 € le m2, sachant qu’une offre aurait été reçue à ce prix-là), mais Ford serait prêt à céder le terrain à 6 M€.

· Face à ces demandes de Ford, les collectivités opposent l’évaluation faite par les Domaines, à savoir 3,8 M€.

· Rappelons que Ford avait acquis lors de son installation l’ensemble des terrains, soit 96 ha, sur la base d’une valeur domaniale de 3 F le m2, soit un montant total proche de 2,9 MF, soit encore quelque 440 K€.

· Pour des raisons de « parallélisme des formes » et d’affichage politique, les collectivités et BM en particulier ne souhaitent pas aller au-delà de l’estimation des Domaines, soit 3,8 à 4 M€, quitte à abaisser la contribution de Ford de 20 à 18 M€, ce qui reviendrait à payer le terrain 6 M€, soit le prix demandé par Ford.

Sur ces bases là, il resterait 14 M€ (20 M€-2 M€-4 M€) pour financer la revitalisation !

Mais ce montant net de 14 M€ pourrait aussi être amputé de la valeur des machines qui pourraient intéresser les collectivités (récupération notamment de certaines machines pour les mettre dans des lycées professionnels ou susceptibles d’intéresser des PME locales).

Les contreparties demandées par Ford à l’Etat et aux collectivités locales pour le versement de cette contribution sont de deux ordres :

· L’absence d’action à l’encontre de Ford quant à la fermeture de FAI (sous respect des obligations légales),

· L’abandon ou le non engagement de toute action pour le remboursement des aides publiques reçues (réciproquement Ford s’engage à ne réclamer aucun paiement supplémentaire, ni à engager quelque action judiciaire…).

 

La contribution de Ford serait déposée sous compte séquestre à la Caisse des Dépôts et Consignations.

 

Cette contribution, nette du prix de rachat du terrain des circuits et, éventuellement, de certaines machines, serait utilisée pour couvrir les coûts de la revitalisation.

 

Les actions à mener et les modalités de leur financement seront précisées dans la convention de revitalisation qui sera signée entre FAI et le Préfet du Département, après la signature du protocole d’accord.

 

Les coûts de la revitalisation couverts par la contribution incluent notamment :

· Le coût de l’étude d’impact territorial, étude qui vient d’être menée par le cabinet Geris (cabinet déjà mandaté par Ford en 2018 pour la recherche de repreneur, dans le cadre de la loi Florange), même si la convention de revitalisation n’est toujours pas signée. Le cabinet Geris devait finaliser et présenter son étude avant fin juillet.

· Les honoraires de tout prestataire et, notamment, le cabinet Geris, chargé de la prospection et de l’accompagnement d’entreprises voulant s’implanter sur le périmètre de la convention de revitalisation.

· Le coût d’une équipe dédiée implantée localement, dont la taille et le rattachement restent à définir. Il est prévu notamment que la Région recrute des chargés de mission afin de travailler sur la revitalisation pendant la durée de la convention.

 

De la part de Ford, on note au passage à nouveau le recours au cabinet Geris dont la dernière mission, la recherche d’un repreneur, s’est conclue par un échec total ! Ceci sans opposition des pouvoirs publics.

 

Dans le cadre de la convention de revitalisation, un comité d’engagement sera mis en place, composé d’un représentant de l’Etat et d’un représentant de FAI, se réunissant au moins une fois par trimestre pour décider des engagements financiers liés aux différentes actions.

 

Par ailleurs, un comité de suivi avec un représentant de l’Etat, un représentant de FAI, des représentants des collectivités territoriales et des partenaires sociaux, sera également mis en place pour le suivi et l’évaluation des actions de revitalisation.

Le sort des Utilités :

 

Les Utilités (et le tool room) devraient être vendues à GFT pour « un montant limité ».

FAI garderait un droit d’usage tant que du personnel serait présent sur le site.

Les salariés de FAI concernés ne voulant pas être transférés, la gestion de ces Utilités va être sous-traitée auprès d’entreprises extérieures, à l’instar de ce qui a été fait avec Veolia pour le traitement des eaux.

 

Evolution des départs et de l’effectif restant :

 

Selon les chiffres communiqués lors de la Commission de suivi du 9 juillet, il restait encore 422 salariés, soit environ la moitié de l’effectif de fin 2018 (849), qui étaient encore présents chez FAI à cette date.

 

Sur les 417 salariés ayant quitté l’entreprise, l’essentiel concerne les retraites, préretraites ou longues maladies (302 salariés, soit près des ¾).

 

Parmi les 105 autres salariés, 81 seraient en poste (dont 2 CDD et 67 CDI), avec 8 créations d’entreprises et seulement 14 transferts chez GFT, sur un total initial de près de 500 personnes à reclasser (hors retraites, préretraites et longues maladies).

 

Avis CGT :

 

Ford et la direction locale ont passé toutes ces dernières années à mentir aux salariés, aux pouvoirs publics et à la population. Déjà en 2011, Ford préparait son futur départ de l’usine comme le prouve un document datant de cette époque que nous avions rendu publique et dont nous pouvons regretter que ni les pouvoirs publics ni la justice ne se sont emparés.

 

· Ford a trompé tout le monde en prétendant s’engager sur 1000 emplois jusqu’à mai 2018, cette engagement ne sera pas tenu et même si Ford a prétendu le contraire, la justice a condamné par 2 fois la multinationale pour ce mensonge.

· Ford a trompé tout le monde en faisant croire à des volumes de production pour des transmissions qui ne seront finalement jamais produites à FAI. Combien de présentations au personnel (mass-meeting) avec des prévisions de volumes rassurant pour 2019, 2020, 2021,…

· Ford a trompé tout le monde avec une de ses plus grosses supercheries : le centre d’excellence de la transmission pour le marché européen. Pendant que Ford travaillait à redistribuer les futures transmissions et les volumes pour ce marché dans d’autres usines dans le monde, Ford racontait aux salariés, aux pouvoirs publics et aux médias que Blanquefort aurait toutes ces productions.

 

Voici quelques exemples notables et non exhaustifs de la politique désastreuse et mortifère de Ford pour Blanquefort. Les rapports présentés ici par l’expert du cabinet Sécafi sont explicites et apportent encore des éclaircissements, s’il en fallait, sur l’absurdité économique de cette fermeture d’usine, en réalité injustifiable.

 

Ford a fait la démonstration de sa rapacité, de sa totale déshumanisation, ce sont des patrons voyous responsables d’une catastrophe sociale que la CGT n’aura de cesse de dénoncer et de combattre. Pour ce qui nous concerne, Ford n’en a pas fini avec nous !

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 25 juillet 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du jeudi 25 juillet 2019

RMC :

Fermeture de Ford : la maire de Blanquefort Véronique Ferreira "n'a pas de baguette magique"

SudOuest :

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 25 juillet 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du mercredi 24 juillet 2019

La fin avant l'heure pour les salariés de l'usine Ford de Blanquefort

Usine Ford en Gironde : la production est définitivement arrêtée

Après plus d'un an de conflit social, arrêt définitif de la production sur le site Ford de Blanquefort (Gironde)

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 24 juillet 2019

Ford minable jusqu'au bout !

Réaction Cgt-Ford suite à l’annonce surprise de l'arrêt définitif de la production aujourd'hui : 

 

La direction nous fait un (dernier ?) coup fourré. C'est brutalement, comme elle sait si bien faire, que la fin de la production a été annoncée ce matin, une semaine avant l'heure, par l'intermédiaire des contremaîtres, oralement, aucune info écrite, ni communiqué ni message aux élus CSE. 

 

Court-circuitant ainsi les adieux des salarié.e.s à leur atelier, à leurs machines à café, à leurs collègues. C'est un peu sec quand même. Ford ne fait pas de sentiment, ce n’est pas un scoop mais ça montre à quel point les dirigeants font ce qu’ils veulent au mépris de tous.

 

Mais nous syndicalistes Cgt, pour notre part, nous reviendrons très régulièrement à l’usine pour préparer nos initiatives prochaines, rassemblement le 6 août jour d'audience à la cour d'appel, le 6 septembre soirée théâtre devant l'usine, le 21 septembre manif unitaire à Bordeaux et soirée concert au Krakatoa. 

 

La bataille continue et Ford n’en a pas fini avec nous. Il y a toujours l’espoir de créer l'exploit en empêchant la fermeture même au dernier moment. 

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 24 juillet 2019

Bonnes nouvelles n°448

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Bonnes Nouvelles 448-70 (jeudi 25 juille[...]
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La CGT Ford Blanquefort le mercredi 24 juillet 2019

Ford Blanquefort dans la presse

Du mardi 23 juillet 2019

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La CGT Ford Blanquefort le mardi 23 juillet 2019

Courrier envoyé aux pouvoirs publics, État, collectivité territoriales, etc...

Position Cgt-Ford suite à notre dernière réunion

Bonjour

 

Suite à notre réunion du jeudi 4 juillet, dans les locaux de la Préfecture, en présence des représentants des collectivités territoriales (Bordeaux Métropole, Région, Département, Ville Blanquefort) et, en duplex, des représentants des services de Bercy, nous tenions à mettre par écrit nos désaccords exprimés à ce moment-là.

Vous avez exposé le projet d'accord de "revitalisation" qui pourrait être signé prochainement (d'ici septembre) entre l'Etat, les collectivités territoriale et Ford. En résumé de ce que l'on retient : Ford laisserait 18 millions d'euros (au lieu des 5 millions d'euros imposés par la loi), démantèlerait et dépolluerait le site pour le revendre en octobre 2024, accepterait de vendre une parcelle (terrain des circuit) pour 4 millions d'euros à Bordeaux Métropole (sans avoir aujourd'hui d'idée d'utilisation, officiellement) et garderait son parc machines à part une partie qui ne l’intéresse pas, qui serait donné à la Région pour aller dans les lycées professionnels.

Tous les participants se sont dits d'accord avec ce projet, d'accord pour le signer dès validation dans les instances respectives. Bercy mettant tout son poids pour que cet accord soit accepté.

Nous ne sommes pas d'accord du tout.

 

1) Négocier un accord avec Ford avant même que la séquence judiciaire ne soit terminée !

Vous vous apprêtez à signer un accord alors qu'il y a une action en justice visant à empêcher la fermeture de l'usine pour absence de cause économique justifiant les licenciements. Nous sommes en appel (audience le 6 août). Une action en justice que les collectivités territoriales ont appuyé par une lettre datée du 4 juin. Or aujourd'hui vous faites comme si cela n'existait pas. Pire vous négociez avec Ford, vous acceptez tout de ses volontés ou quasiment.

 

2) Vous n'exigez même pas que Ford rende l'argent !

Dans l'accord, vous prévoyez d'acheter le bout de terrain alors qu'il aurait fallu le reprendre sans indemnité, de plus vous ne récupérerez pas ce bout de terrain ni le reste avant des années (pas avant en octobre 2024 pour le gros du terrain) et vous lui laissez les machines abandonnant ainsi toute perspective de réindustrialisation rapide. 

Vous acceptez de racheter le terrain alors que Ford vient d'être condamnée en justice pour non-respect de ses engagements de maintenir 1000 emplois jusqu'en mai 2018, en échange d'aides publiques que Ford a bien perçues. Vous vous satisfaites que Ford laisse 18 millions d'euros (moins en réalité car vous allez racheter les terrains) alors que Ford avait perçu pas loin de 50 millions d'euros ces 7 dernières années. Ford est condamnée suite à une action menée par le CE et par la CGT-Ford et vous faites là encore comme si ça n'existait pas. C'est même vous les collectivités et l'Etat signataires d'un accord que Ford a "trahi" qui aurait pu ou dû attaquer Ford pour reniement et mensonges. Nous n'en serions peut-être pas là aujourd'hui si cela avait été fait en 2016, bien avant l'annonce de fermeture par Ford. D’autant que nous vous avions alerté à plusieurs reprises.

 

3) Constat d'une capitulation totale

Vous, tous pouvoirs publics confondus, après avoir dénoncé et accusé Ford de trahison, de mensonge, de déloyauté, après avoir expliqué que la fermeture n'était pas justifiée, pas légitime, après avoir affirmé que vous ne baisseriez pas les bras, que des solutions seront trouvées ... voilà que vous capitulez sur toute la ligne : Ford s'en va, Ford ferme, Ford refuse de vendre, Ford garde les terrains et empêche toute réindustrialisation, Ford est condamnée en justice mais se permet de revendre le terrain et de fixer son calendrier. 

Vous dites tous qu'il n'y a pas de moyen d'agir. C'est faux. De notre côté nous avons fait tout ce que nous pouvions pour sauver le site et empêcher les licenciements (et nous continuons encore). Mais vous qu'avez-vous fait pour maintenir le bras de fer contre la multinationale ? Pourquoi ne pas avoir fait intervenir le parquet au tribunal, pourquoi ne pas avoir mis la pression sur Ford en soutenant vraiment nos actions en justice puisque vous n'avez pas osé le faire vous-même ? C'est quand même incroyable de négocier un accord avec Ford pendant que nous les attaquons pour licenciements injustifiés !

En plus vous savez tous que cette fermeture est un scandale, qu'il n'y a pas de motif économique, que Ford est en très bonne santé, que les profits se font par milliards de dollars, que les dirigeants et actionnaires se remplissent les poches. Vous savez très bien à quel point Ford a abusé des pouvoirs publics, vous a baladé, baratiné, menti, pris pour des vaches à lait. Et voilà que vous leur faite le cadeau d'un accord qui lui permet de partir tranquillement.

 

4) Incompétence, manque de courage, complaisance, complicité ? Il est où le problème ?

C'est le monde à l'envers ! Ford fait sa publicité partout avec la star Teddy Riner partout à la télé, à la radio, dans les journaux, Ford vend toujours ses véhicules à l'Etat, Ford se vente de faire un bon PSE, affirme que la fermeture se passe très bien, va se vanter prochainement d'avoir signé un bon accord de revitalisation et ainsi d'avoir le feu vert de l'Etat de partir. Et en plus, nous ne sommes pas au bout des surprises, on pourrait entendre prochainement les pouvoirs publics remercier Ford pour sa coopération et son sens du devoir, son sens du social.

Nous n'abandonnons pas tout espoir de changer la donne, même à quelques semaines de la fin programmée. Mais nous nous sentons seuls, lâchés par celles et ceux qui avaient la responsabilité de mener la bataille pour défendre l'intérêt général face d'une multinationale qui se moque de tout le monde, qui n'a que son intérêt égoïste, sa rapacité financière comme morale.

 

Nous affirmons que les conséquences de la liquidation de l'usine seraient catastrophiques pour la région bordelaise (autour de 2000 emplois qui disparaîtraient) contrairement à ce qu'on peut lire et entendre notamment dans les médias, cherchant à relativiser le drame.  Nous affirmons que Ford ferme illégalement et qu’il n'a pas le droit de liquider ainsi l'usine, que Ford s’apprête à lâcher l'usine voisine qui est lourdement menacée à court terme, que les licenciements sont illégaux, qu'il y a bel et bien abus du droit de propriété, notamment avec le refus de vendre son usine à un repreneur potentiel, que l'usine aurait dû être réquisitionnée, que les machines, les terrains auraient dû être récupérés. Qu'on ne nous parle pas d’inconstitutionnalité. Car en quoi ne pas respecter un engagement (1000 emplois), en quoi percevoir de l'argent public seraient constitutionnel ? L'usine aurait pu être considérée comme déjà en partie publique. l'Etat était en droit de revendiquer ce qui lui appartient déjà. La récupération de l'outil de travail était légitime. Et l'Etat comme les collectivité territoriales, avec un peu de courage, avec un peu d'idées, avaient largement les moyens de prendre en main le site, de le transformer pour produire des choses utiles, nécessaires, par exemple de développer une production pour les transports publics non polluants.

Au lieu de ça, nous avons eu des paroles, des indignations, des promesses non tenues, pour finalement signer une autorisation de sortie pour Ford.

Il y avait mieux à faire. mais nous n'en parlons pas encore qu'au passé car l'action en justice continue et une décision de justice peut faire ce que personne n'a fait : oser empêcher Ford de fermer l'usine, oser déclarer les licenciements illégaux.

 

Le syndicat Cgt-Ford

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 18 juillet 2019

Des barèmes pour limiter les indemnités prud’homales des salariés licenciés abusivement par leurs employeurs,

mais uniquement pour

« ceux qui ne sont rien. »

Les hasards de l’actualité ont encore frappé !

 

Au lendemain d’une des décisions injustes dont nous ont habitués les tribunaux, on apprend par la presse que Carlos Ghosn poursuit ses anciens employeurs pour « rupture abusive » de son contrat de travail. Mais pas de barèmes pour lui : il réclamerait jusqu’à 15 millions d’euros !

 

Le pouvoir politique, le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique, tous plus euphoriques les uns que les autres hier, auront bien du mal à expliquer cette différence de traitement entre les dirigeants et le reste de la population, entre une soumission qu’ils imposent à la population quand eux vivent dans l’opulence et s’accommodent d’une justice bien complaisante et toujours compétente pour les sortir d’affaire.

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Jean de la Fontaine, Les animaux malades de la peste

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 18 juillet 2019

Bonnes nouvelles n°447

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Bonnes Nouvelles 447-69 (jeudi 18 juille[...]
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La CGT Ford Blanquefort le jeudi 18 juillet 2019

La Cour de cassation valide le plafonnement des indemnités pour licenciement abusif !!!

Ben voyons ! 
Cette justice qui se déclare incompétente au TGI quand la CGT Ford attaque la multinationale qui ferme son usine et licencie les salariés sans motif économique n'a plus de problème de compétence quand il s'agit de limiter les indemnités prud'homales pour indemniser les salariés suite à des licenciements ABUSIFS !
En clair, dans notre cas : Ford peut licencier illégalement et n'aura pas grand chose à perdre si les licenciements abusifs sont reconnus aux prud'hommes.
Le message envoyé au patronat = faites ce que vous voulez, on vous couvre.
Pour rappel, la CGT Ford a déposé un recours à l'OIT (Organisation Internationale du Travail) contre les barèmes Macron. Ce recours prend aujourd'hui tout son sens.
#justicedeclasse

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 17 juillet 2019

ANV COP 21 Gironde remet 6 portraits présidentiels aux ouvriers

de Ford Blanquefort

Ce mardi 16 juillet, une dizaine d'activistes de la branche girondine de Action Non-Violente Cop 21 ont remis 6 portraits présidentiels aux ouvriers du syndicat Cgt de Ford qui luttent contre la fermeture de leur usine à Blanquefort. Les deux collectifs ont voulu envoyer un message fort : l'urgence sociale et climatique a une même cause, le capitalisme, et un même visage, celui d'Emmanuel Macron, et la lutte, à long terme, ne peut être que commune.
"Aller à l'encontre des clichés sur les ouvriers et les écolos"
 
Le comité d'entreprise de l'usine de Ford a accueilli une drôle de cérémonie, ce mardi 16 juillet à 14h. 9 activistes groupe Action Non Violente COP 21 Gironde, ont remis 6 portraits présidentiels à une dizaine d'ouvriers de l'usine Ford de Blanquefort, qui luttent depuis des mois contre la fermeture de leur usine. Pourquoi des militants pour le climat ont-ils remis leurs précieux trophées - des portraits réquisitionnés dans différentes Mairies suite à l'appel à en décrocher 125 avant le G7 de Biarritz - à des ouvriers qui veulent maintenir leurs emplois dans l'industrie automobile ?
 
"Un des buts de cette remise, c'est de casser des idées fausses sur les uns et les autres, explique Gaëtan, un membre du collectif pour le climat. Non, les écologistes ne sont pas indifférents au sort des employés des industries polluantes." Philippe Poutou, surenchérit : "Ce n'est pas parce qu'on produit des voitures qu'on ne s'intéresse pas à l'écologie. On se bat aussi pour l'environnement, mais on doit aussi pouvoir gagner sa vie !". Chaque groupe présente son histoire et son combat, et remercie l'autre pour son engagement. Les applaudissements chaleureux montrent le plaisir de lever des barrières artificielles.
 
"Nous avons un adversaire commun"
 
L'autre sujet important qui anime les discussions, c'est le terrain de lutte commun. Le capitalisme est rapidement montré du doigt. Pour les uns comme pour les autres, si les mesures pour le climat sont si faibles, et si on ferme des usines pourtant rentables, c'est parce que les intérêts de l'argent prévalent sur ceux du vivant, humains inclus. Et tout le monde s'accorde sur la nécessité de faire front commun, face à un président reconnu par tous comme étant du côté de l'argent.
 
Les deux collectifs insistent sur la nécessité de créer des liens entre les différentes luttes. Les ouvriers de Ford rappellent qu'ils sont actuellement mobilisés aux côtés des squats bordelais, que la nouvelle préfète fait évacuer à un rythme inédit. Pour eux, la même logique financière est à l'oeuvre : on chasse les nombreux pauvres pour faire place nette aux quelques riches. Les militants d'ANV COP 21 racontent eux que les 6 portraits présidentiels ont été réquisitionnés dans le Médoc, là où la misère sociale est immense et les dégats liés aux pesticides sont considérables pour que les grands chateaux puissent prospérer.
 
"Fin du monde, fin du mois, même combat"
 
Après une demi heure de présentation mutuelle, de remerciements croisés, et d'encouragement collectifs, les militants d'ANV COP 21 remettent solenellement les 6 portraits aux Ford, derrière une grande banderole où l'on peut lire "Fin du monde, fin du mois, même combat". Pour les militants climat, on ne peut pas se satisfaire de la fermeture d'une usine automobile : la production est simplement délocalisée, ce qui signifie des normes environnementales souvent moins regardantes et davantage de transports. Ce qu'il faut d'après eux, c'est que l'appareil productif soit mis au service de la Transition écologique. A peu près ce que défendent les ouvriers de Fords, pour qui l'usine a reçu tellement d'aides publiques (50 millions d'euros) qu'elle devrait de facto être rendue publique, pour que l'appareil productif serve le bien commun.
 
Le combat pour les Fords n'est pas terminé : ils ont déposé un recours pour licenciement sans cause écomonique réelle. Les deux collectifs se sont promis d'être présents l'un pour l'autre : le 21 septembre au Krakatoa pour la soirée de soutien aux ouvriers de Ford, et le 24 et 25 septembre à Blanquefort pour la Caravane des Possibles, organisé entre autre par ANV COP 21.

La CGT Ford Blanquefort le mardi 16 juillet 2019

Situation des demandeurs d’asiles :
Pour un hébergement d'urgence

et des solutions durables

Communiqué de syndicats (dont la CGT Ford) du 15 juillet 2019 :

Les expulsions se multiplient depuis plusieurs semaines en pleine période de fortes chaleurs mettant ainsi à la rue des milliers de réfugiés / sans papiers sur la région bordelaise, sans aucune proposition de relogement.  Ce matin, suite à l'appel de Médecins du monde et d'Ovale citoyens, un collectif d'associations et de militants syndicaux ont demandé l'hébergement temporaire à la Bourse du travail, lieu symbolique, afin de mettre la pression sur les pouvoirs publics.   Cette situation est inacceptable, choquante et sans aucune humanité.  Face à cette situation, au lieu de trouver une solution, la préfecture a préféré envoyer les forces policières en grand nombre, bloquant ainsi l'accès au bâtiment, même aux militants cgt. N'ayant aucune demande d'évacuation ni de la mairie, propriétaire du bâtiment, ni de la CGT, ces forces policières ont pour l'instant quitté les lieux. Nous appelons toutes les bases militantes CGT à venir sur place en solidarité et afin d'empêcher l'évacuation des lieux.  Nous sommes tou-te-s concerné-e-s et attendons un soutien large (syndical, population, politique...).  Nous interpellons les pouvoirs publics et demandons à la préfecture, Bordeaux Métropole de trouver une solution d'hébergement d'urgence et pérenne.

Communiqué de l'UD CGT 33 :

L’Union Départementale CGT dénonce la manière dont l’Etat traite les demandeurs d’asile et migrants, en employant la force et sans proposer d’autres solutions de logement et d’accompagnement social.

Ces traitements ne font qu’aggraver la santé physique, morale et mentale de ces personnes, déjà lourdement éprouvées : C’EST INTOLERABLE !

La CGT, comme elle le fait quotidiennement avec les travailleurs étrangers, et fidèle à ses valeurs humanistes, est solidaire de ces femmes, ces hommes et des associations qui les accompagnent dans leur quotidien.

Ces associations, ainsi que des demandeurs d’asiles aujourd’hui « à la rue » suite à des expulsions, sont venus à la Bourse du Travail à Bordeaux.

Nous demandons à l’Etat, à Madame la Préfète, en lien avec l’ensemble des pouvoirs publics locaux (Mairie de Bordeaux, Métropole, Conseil departemental, communes,….), de prendre toutes leurs responsabilités :

- En mettant à disposition un lieu d’urgence permettant l’accueil de ces femmes et ces hommes dans des conditions sanitaires et sociales dignes de ce nom ;

- En procédant à un accompagnement dans le temps de chacune de ces personnes, leur permettant de vivre dignement.

 

L’Union Départementale CGT de Gironde appelle l’ensemble de ses syndicats, des salariés, des citoyens à exprimer leur solidarité et à agir pour que ces demandes légitimes soient entendues.

 

Elle appelle à participer massivement au rassemblement : 

DEVANT LA PRÉFECTURE DE GIRONDE

MARDI 16 JUILLET 2019 - À11H30

La CGT Ford Blanquefort le mardi 16 juillet 2019

COMPTE-RENDU CSE 
EXTRAORDINAIRE
JEUDI 11 JUILLET 2019

Information-consultation sur le planning de fin de production DCT/TTH/6F35/FOX :

Les productions se feront sur 3 jours (mardi, mercredi et jeudi) jusqu’au 1er août. Ceci dit, beaucoup de secteurs auront cessé de produire avant cette date.

 

Dernier jour avec un volume de production à faire par secteur (prévisions) :

 

DCT :

Clutch : 30 juillet

7J458 / 7C613 /7C616 /7C606 : 25 juillet

7G144 et 7C607 : C’est déjà fini.

 

Support Assy :

Support assy : 24 juillet

Blanc OP10 : 23 juillet

 

TTH :

DCT : C’est déjà fini

6F35 : 18 juillet

 

6F35 :

ASSY : 31 juillet

VBAC : 25 juillet

Carrier / KIT : 25 juillet

 

CASE : 18 juillet

Body valve : 10 juillet

Gear Gleason (avant TTH) : 10 juillet

Gear machines après TTH : 24 juillet

 

Fox : 25 juillet

 

SLA : les secteurs liés au SLA (ex : Tool Room, Utilités,…) continueront une activité jusqu’au 30 septembre.

 

Une fois les activités terminées, la direction souhaite que les secteurs soient nettoyés, rangés et les machines laissées dans de bonnes conditions en cas de reventes. La discussion est animée et la CGT alerte sur le fait qu’il ne faudra mettre aucune pression sur les collègues et les laisser tranquilles pour éviter tout débordement. Ce à quoi la direction répond qu’il n’y aura pas de pression, que les gens seront laissés tranquilles dans l’atelier. C’est noté, mais attention aux petits chefs zélés !

 

Concernant la dernière semaine de travail, une demande est faite par la CFE/CGC et la CGT pour qu’aucun secteur ne produise par souci d’équité.

 

Bilan des départs et reclassements depuis l’homologation du PSE :

10 solutions identifiées d’emploi CDI/CDD

2 solutions identifiées d’emploi avec formation

64 congés sabbatiques

24 formations longues durées

8 créations d’entreprise

244 préretraités

14 transferts à GFT

10 retraites

4 décès, 1 licenciement

48 longue maladie

Total = 429 personnes

420 personnes sans solution.

 

Right Management sera en congés en août jusqu’au lundi 26. Seul un numéro de téléphone sera laissé à disposition. C’est lamentable que le cabinet devant aider les salariés licenciés dans quelques semaines à trouver une solution d’emploi, ne soit pas disponible en permanence !

 

Approbation du règlement intérieur du CSE, modalités pratiques de fonctionnement du CSE (mise en place des commissions) :

Vote du règlement intérieur : 14 votants = « Pour » à l’unanimité.

 

Vote des membres manquant du bureau du CSE :

Vote du secrétaire adjoint : Philippe Poutou élu. 12 « Pour » et 3 « Abstention ».

Vote du trésorier adjoint : Thierry Jeans élu. 11 « Pour » et 3 « Abstention ».

La CGT prend seule les mandats puisque les autres organisations syndicales n’ont pas souhaité présenter de candidat.

 

Vote des présidents de commissions :

La CGT prend la présidence de toutes les commissions puisque les autres organisations syndicales n’ont pas souhaité présenter de candidat.

Les membres des commissions ont été désignés.

 

Divers :

- Le dernier repas du condamné ! La direction, toute fière d’elle, annonce qu’elle organisera un « Brunch » le 1er août où elle invitera les salariés de l’usine… Du moins ceux qui veulent. C’est sa dernière provocation avant les fins de productions. Elle fête la fermeture de l’usine et le DRH ose même déclarer que la fermeture de l’usine se passe bien !!!

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 11 juillet 2019

Bonnes nouvelles n°446

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Bonnes Nouvelles 446-68 (jeudi 11 juille[...]
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La CGT Ford Blanquefort le jeudi 11 juillet 2019