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Courrier envoyé à Bercy,

à la Préfecture, à la Direccte

et en copie aux collectivité territoriales

Bonjour

(Copie aux collectivités territoriales et la Direccte)

 

Nous vous écrivons à la fois pour donner quelques nouvelles et informations de notre situation ici à l’usine, pour vous demander quand vous pensez organiser la prochaine réunion du groupe de travail « réindustrialisation du site » et pour préciser quelques points de doutes et de désaccords.

 

D’abord quelques dernière informations :

 

Situation de l’usine

 

- La direction organise les départs : 357 dossiers finalisés à la date du mardi 11 juin, jour de la dernière commission de suivi du PSE. Il s’agit essentiellement de préretraité.e.s (224).

 

- Le niveau de production est de plus en plus faible. La fin officielle est toujours prévue le 1 août mais déjà des secteurs s’arrêtent.

 

- Ford a visiblement recensé ses machines et en aurait déjà « placées » une grande partie (pour l’usine de Valence, ailleurs …), il semblerait qu’il n’y ait pas de transparence encore une fois, que Ford fait ce qu’il veut, à moins que vous ayez des informations que nous n’avons pas. Ne croyez-vous pas que l’Etat et les collectivités territoriales risquent fort être à nouveau les « trahis » de service ?

 

Tribunal

 

- Vous ne nous avez pas demandé de nouvelles mais l’audience a bien eu lieu le mardi 4 juin, une semaine après celle en appel du mardi 28 juin portant sur le non-respect de l’engagement Ford pour le maintien des 1000 emplois minimum. Nous avions reçu la veille un courrier signé de toutes les collectivités territoriales appuyant notre démarche, comme quoi c’était possible de prendre une position de soutien. Et nous avions reçu votre réponse, la veille aussi, comme quoi vous refusiez d’appuyer d’une manière ou d’une autre notre démarche visant à empêcher Ford de fermer l’usine. L’Etat a d’ailleurs même pas jugé utile de se faire représenter lors de l’audience par le procureur de la république comme cela aurait pu (ou dû) se faire. Cette absence de l’Etat nous apparaît comme injustifiable et lourde de signification.

 

- Vos 3 arguments justifiant le non-soutien de Bercy sont d’ailleurs incompréhensibles, nous vous avions répondu, comme si vous ne compreniez pas la situation. Pour résumer :

 

1) l’assignation au TGI ne s’attaque ni au PSE, ni à la décision d’homologation du PSE par les services de l’Etat. C’est Ford (et Punch, à la demande du TGI) qui était assigné pour absence de cause économique justifiant la fermeture de l’usine et pour abus de droit de refuser un repreneur. Nous avons fait le choix de ne pas saisir le tribunal administratif pour plusieurs raisons alors que l’homologation du PSE était discutable ne serait-ce par le fait que le Comité d’Entreprise n’avait pas été consulté sur la 3ième proposition de reprise de Punch (celle du 18 février), comme dit à l’audience du 4 juin.

 

2) vous faisiez référence à notre recours auprès de l’Organisation Internationale du travail (OIT), nous appuyant sur la convention 158 (articles sur le licenciement), cela vous posait semble-t-il un problème, alors que le président Macron et la ministre Pénicaud viennent de rendre hommage à l’OIT, défendant aussi l’importance de cette instance et ses conventions, celles justement que nous défendons contre Ford et aussi c’est vrai qui entrent en contradiction avec les Ordonnances Macron (entre autres).

 

3) Au sujet des 15 millions d’euros promis par Ford, car ce n’est qu’une promesse de plus : vous mettez en avant cette somme d’argent qui reste hypothétique et même si elle était vraiment apportée par Ford, en quoi est-ce une chose si importante au point de ne plus se confronter à la multinationale ? Sauver l’usine et des centaines d’emplois, ça vaut moins que ces 15 millions d’euros ? Faites-vous aussi peu confiance dans la justice et dans notre droit social pour préférer un possible accord qui dédouanerait la multinationale sous la forme d’un solde de tout compte ? Et qu’en sera-t-il réellement des frais liés à la dépollution et au  démantèlement ? Ne vaut-il pas mieux faire respecter la loi et les intérêts de la collectivité, des salariés comme de la population, plutôt que chercher un compromis ?

 

Vous aviez donc toutes les raisons d’agir avec nous au tribunal, à la fois pour défendre les articles 8-9 et 10 de la convention 158 de l’OIT que Ford méprise totalement et aussi pour défendre le droit social « français » à savoir qu’il faut une cause économique pour licencier, que le droit de propriété à une limite, celle d’abuser de ce droit, enfin de rappeler qu’il y a un droit à l’emploi qui est lui aussi constitutionnel. Vous savez comme nous que Ford à tort, que ses dirigeant ont abusé de leur droit, ont été déloyaux et n’ont pas de motif économique pour nous licencier. C’est quand même le fond des déclarations du ministre B. Le Maire et du président Macron en décembre dernier.

 

Votre absence au tribunal, votre refus de soutenir notre démarche relève votre incapacité ou manque de courage à défendre jusqu’au bout les emplois.

 

- Alors que toutes vos démarches ont échoué, que vous n’avez jamais réussi à contraindre Ford à envisager de céder son usine, de ne pas aller au bout de son obsession de la liquider, vous auriez pu au moins prendre au sérieux la seule démarche, à ce jour, qui peut sauver l’usine et les emplois.

 

Si jamais les juges ne nous donnent pas raison le mardi 2 juillet (jour du rendu de la décision), vous porterez forcément une part de responsabilité.

 

Concernant la suite de notre collaboration :

 

- Lors de notre dernière rencontre, on s’était entendu pour une réunion après l’audience du 4 juin. Vous prévoyez quoi maintenant ? Nous sommes disponible évidemment pour participer encore au groupe de travail mais franchement, nous souhaitons rappeler quelques conditions nécessaires qui ne semblent pas toujours respectées.

 

- Nous n’avons aucune information concernant le suivi du projet de protocole d’accord entre Ford et l’Etat, celui qui avait été discuté lors de nos réunions. Ford a reçu le projet il y a plus d’un mois et depuis nous ne savons rien, ni de sa réponse, ni s’il est signé ou pas. D’après ce qu’écrivait A. Kirchner dans son courrier du 3 juin, un accord serait finalisé ou pas loin. D’après ce que nous entendons ici ou là, il y aurait eu des contacts entre Ford et l’Etat ces dernières semaines. Qu’en est-il ?  Le fait est que la transparence réelle est plus que difficile pour vous. De notre côté, nous pensons assurer. Nous vous avons fourni tous les documents du tribunal, nous vous informons régulièrement, nous exprimons notre façon de voir les choses, nous critiquons ouvertement vos actions quand nous ne sommes pas d’accord.

 

- Donc notre participation au groupe de travail, nos réunions à Bercy ou ailleurs, nous sommes pour mais cela suppose une franchise et une transparence réciproque.

 

Nous attendons votre réponse. Cordialement.

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 13 juin 2019

Bonnes nouvelles n°442

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Bonnes Nouvelles 442-64 (jeudi 13 juin 2[...]
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La CGT Ford Blanquefort le jeudi 13 juin 2019

Communiqué de presse Cgt-Ford : contre la fermeture de l'usine, décision de justice le mardi 2 juillet 2019

Pour l'interdiction de la fermeture de l'usine Ford : décision de justice le mardi 2 juillet

 

C'est une affaire sérieuse, qui ne concerne pas seulement le syndicat Cgt-Ford, pas seulement non plus les salarié.e.s de l'usine. C'est toute la population de l'agglomération bordelaise, du département et aussi de la région qui est concernée par le sort de l'usine. Car si ça ferme, c'est toute une activité industrielle qui disparaît, c'est autour de 2000 emplois induits qui disparaîtront. Nous le rappelons parce qu'à notre avis, cette "affaire" est traitée insuffisamment et même incorrectement dans les médias.

 

Cela donne l'impression que tout était joué d'avance, que l'action en justice n'est qu'un épisode sans suite. C'est finalement comme s'il n'y avait rien à faire contre les licenciements et les fermetures d'entreprises. C'est au fond comme si c'était irréaliste de remettre en cause ce système injuste qui donne le droit de licencier à des multinationales qui font des profits et qui perçoivent des subventions publiques. Comme si le problème ne se posait pas. C'est normal, c'est banal. C'est d'ailleurs ce qui "choque" Ford. Nous ouvriers comment pouvons-nous oser nous opposer aux licenciements, remettre en cause la légitimité de Ford à nous virer et donc sa liberté d'entreprendre et au bout son droit de propriété ? Et bien justement c'est ce que nous disons et faisons : nous ne reconnaissons pas le droit de Ford de nous licencier, nous dénonçons l'abus de droit de propriété car il y a forcément une limite à leur "droit sacré". Il y a notre droit à l'emploi, à la vie décente. Et dans le fond il y a aussi nos droits démocratiques qui consistent à donner le droit de contester, de refuser de se plier, de ne pas subir et d'ouvrir sa gueule. 

 

C'est de tout cela dont il s'agit. Et ce n'est pas comme l'écrit le journal Sud-Ouest "un baroud d'honneur de la Cgt". C'est ne rien comprendre à ce qui se passe. Ou pire, c'est éluder volontairement le problème posé. A savoir que la fermeture de l'usine Ford est un scandale, une injustice terrible qui fait suite à de nombreux plans de licenciements et de fermeture, qui malheureusement en précédera d'autres. La situation sociale est grave, partout ça ferme, partout ça licencie. Et partout ça fait des profits, ça engrange des dividendes, ça accapare de l'argent public. Conséquences, le chômage, la précarité et la pauvreté explosent !

 

Notre responsabilité est de mener la bataille pour défendre nos emplois et les emplois de toutes et tous. Cela devrait être aussi celle des pouvoirs publics, de l'État et du gouvernement qui restent étonnamment passifs et absents de notre action en justice. Eux qui s'étaient engagés à ne pas "baisser les bras", eux qui avaient pourtant dénoncé la "trahison" de Ford, l'absence de cause économique pour justifier la fermeture et la déloyauté de Ford à l'égard du projet de reprise, voilà qu'ils n'appuient pas l'action en justice. Tout ça au nom d'un accord hypothétique avec Ford, pour quelque 15 millions d'euros "promis" par Ford alors qu'il y a moyen d'empêcher les licenciements ?  Comment l'État peut-il encore faire confiance ? Pour au final s'indigner d'une future trahison ? 

 

En fait, seules les collectivités territoriales ont osé prendre position en soutenant l'action de la CGT-Ford. Alors que l'ensemble des pouvoirs publics devraient agir pour l'intérêt collectif, contre l’égoïsme et la rapacité destructrice de la multinationale Ford. L'enjeu est bien de rappeler les règles démocratiques, de faire appliquer le droit du travail, d'empêcher Ford de faire comme bon lui semble. C'est forcément ensemble, avec les salarié.e.s, la population que nous pouvons agir efficacement. Il n'y a pas d'impuissance ou de fatalité qui tiennent. C'est une histoire de bataille sociale et démocratique.

 

Et de ce point du vue, les médias ont un rôle à jouer pour changer la donne, au moins en faisant échos correctement de la résistance collective contre la loi du profit, contre la casse sociale.

Notre bataille est légitime, nous ne lâcherons pas. Nous attendons avec impatience la décision des juges du TGI le mardi 2 juillet, sans oublier le rendu de la décision du TGI prévu le jeudi 4 juillet pour l'affaire des "1000 emplois". Nous nous rassemblerons ce jour-là. Et quoiqu'il arrive, ce ne sera pas la fin. D'ores et déjà, le samedi 21 septembre, nous organiserons une soirée de solidarité au Krakatoa (Mérignac), parrainée par le chanteur Cali et avec d'autres artistes. 

 

Tant que l'usine n'est pas fermée, tant que nous ne sommes pas licencié.e.s, nous continuerons à nous battre. 

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 6 juin 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du jeudi 6 juin 2019

Ford Aquitaine Industries : au tribunal le groupe Punch confirme qu’il va se retirer

Ford va fermer une usine de moteurs, revers pour l'automobile britannique

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 6 juin 2019

Bonnes nouvelles n°441

Cliquez ici :
Bonnes Nouvelles 441-63 (jeudi 6 juin 20[...]
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La CGT Ford Blanquefort le jeudi 6 juin 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du mercredi 5 juin 2019

Gironde: Devant la justice civile, la CGT tente un coup de poker contre Ford

Le tribunal de Bordeaux peut-il interdire la fermeture de Ford Blanquefort ?

Industrie. « Après Ford ? Pôle Emploi, et un gilet jaune »

2019.06.05 L'Humanité.pdf
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La fermeture de Ford Blanquefort contestée au tribunal de Bordeaux

2019.06.05 La Croix.pdf
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Fermeture de l’usine de Blanquefort (33) : le baroud d’honneur des CGT Ford

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La CGT Ford Blanquefort le mercredi 5 juin 2019

Rassemblement et présence de nombreux soutiens

devant le Tribunal de Bordeaux

La CGT a assigné Ford au Tribunal de Grande Instance :
Quelques photos de cette journée avec le rassemblement et la présence de nombreux soutiens devant le Tribunal de Bordeaux. Trop pour que tout le monde puisse rentrer dans la salle d'audience limitée à 50 places.
Étaient présents : CGT ACC (Clermont Ferrand), CGT GFT, CGT INSPECTION du Travail, CGT Sabena, CGT Dassault Martignas, CGT Monnaie, CGT Educ, CGT CHU Saint André, CGT Auchan logistique, CGT Carsat, CGT Bordeaux Métropole, CGT Ul Bordeaux Centre, CGT Ul Bordeaux Nord, CGT UD 33, SUD PTT, SUD Educ, SUD Emploi, SUD Chu Pellegrin, CNT, FSU, AC, CIP, Comité de Soutien, Gilets Jaunes, NPA, LO, PCF, Révolution Permanente, …
Merci à tous et nous nous excusons si cette liste est incomplète.

La CGT Ford Blanquefort le mardi 4 juin 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du mardi 4 juin 2019

Fermeture de Ford Blanquefort : La CGT et le constructeur devant le tribunal de Grande Instance de Bordeaux

Les syndicats attaquent Ford devant le tribunal pour dénoncer l'absence de cause économique réelle

Ford Blanquefort : la CGT tente son va-tout

Bordeaux : assigné par la CGT, Ford passe à la barre du tribunal ce mardi

BLANQUEFORT : LA DIRECTION DE FORD DEVANT LA JUSTICE

Ford Aquitaine Industries : les élus soutiennent l’action au TGI, pas le ministre

SudOuest :

La CGT Ford Blanquefort le mardi 4 juin 2019

Courrier de soutien et de témoignage des élus au sujet de la démarche de la CGT en justice contre la multinationale Ford

La CGT Ford Blanquefort le lundi 3 juin 2019

Communiqué de presse Cgt-Ford : rassemblement et audience au TGI ce mardi 4 juin, 13h30 à Bordeaux

Audience au TGI ce mardi 4 juin à 14 heures : Empêcher Ford de fermer l'usine et de licencier

 

Demain c'est forcément un moment important. Il s'agit pour nous rien de moins que de sauver l'usine et le plus d'emplois possible (directs et induits). En dénonçant l'absence de cause économique réelle et l'abus du droit de propriété, notre objectif est bien d'enlever toute légitimité à Ford d'aller au bout de sa volonté de liquider le site. 

 

Après des années de manoeuvres, de reniements et de mensonges, après des années de profits énormes (et ça continue), après des dizaines de millions de subventions publiques indûment perçues, Ford ne devrait pas pouvoir licencier. Alors nous menons la bataille pour les emplois le plus loin possible et nous utilisons maintenant l'outil judiciaire. 

 

Nous regrettons évidemment d'y aller seul ou presque. Car finalement, l'Etat par l'intermédiaire de Bercy (ministère économie) ne se positionne pas en appui de notre démarche alors qu'il y avait toutes les raisons d'agir avec nous pour contraindre la multinationale. Au contraire, il met en avant un soi-disant accord avec Ford qui a promis 15 millions, comme s'il était possible de faire confiance dans la multinationale et comme si ces 15 millions (encore hypothétiques) valaient plus que le maintien d'une activité sur le site. 

 

Nous sommes par contre soulagés du soutien apporté ce jour (un courrier) par les collectivités locales qui confirment à la fois l'absence de raison économique pour justifier la fermeture de l'usine et le comportement incorrect et abusif de Ford.

 

A la veille de l'audience au TGI de Bordeaux, il est important d'agir, de pousser ensemble pour changer la donne. La fermeture de l'usine est une catastrophe pour la région. Les fermetures et les plans de licenciements sont partout une catastrophe, comme à Belfort avec GE, à Amiens avec Whirlpool ou encore du côté d'Ascoval. Mais nous pourrions aussi parler des suppressions d'emplois dans les services publics (Afpa notamment) qui coûtent cher à la population et aux régions. 

 

Il est fondamental de s'opposer aux logiques conduisant aux licenciements et suppressions d'emplois et d'exiger la défense du droit à l'emploi et à la vie décente. 

 

Il faut stopper cette folie antisociale, il faut des décisions qui inversent le cours des choses et imposent la priorité au social, aux intérêts de la grande majorité des populations. Notre bataille c'est bien d'empêcher de licencier, c'est d'imposer à Ford une autre issue que la fermeture, de coopérer pour une solution qui maintienne d'activité et une sauvegarde des emplois.

 

C'est tout le sens de notre résistance contre le fatalisme, de notre combat pour nos vies. C'est aussi tout logiquement que nous apportons notre totale solidarité aux salarié.e.s des entreprises victimes, hier aujourd'hui et demain, de plans de fermetures, de licenciements ou de suppressions d'emplois.

 

Nous appelons à un rassemblement large ce mardi à 13h30, devant le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux, rue des Frères-Bonie.

La CGT Ford Blanquefort le lundi 3 juin 2019

ci-dessous, l'échange du jour avec le ministère des finances

De : cabinet ministère des finances
Envoyé : vendredi 31 mai 2019 18:54
Objet : RE: Lettre ouverte au ministre de l'économie Bruno Le Maire

 

Bonjour

Comme je vous l’ai indiqué par téléphone tout à l’heure, il nous est malheureusement impossible de faire intervenir l’État lors de l’audience prévue le 4 juin prochain. En effet, une telle intervention mettrait en péril l’accord négocier avec Ford pour apporter 15 M€ supplémentaires pour la réindustrialisation du site. Par ailleurs, votre recours juridique remet en cause le PSE au motif qu’il ne serait pas conforme à la convention de l’OIT. Ce PSE ayant été validé par l’État, ce dernier ne peut pas soutenir devant le tribunal que la décision qu’il a prise serait contraire aux conventions internationales.

J’espère que vous comprendrez cette position, et je reste à votre disposition.

Cordialement,

 

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De : Cgt-Ford
Envoyé : lundi 3 juin 2019 11:36

 

Voici notre réponse rapide à votre réponse tardive car cela fait plusieurs semaines que nous sollicitons l'appui des pouvoirs publics, des collectivités territoriales jusqu'au ministère et même jusqu'au Président.

 

Notre bataille pour empêcher la fermeture de l'usine passe par le Tribunal de Grande Instance, ce mardi 4 juin lors d'une audience forcément très importante. Nous dénonçons l'absence de cause économique réelle justifiant la fermeture et les licenciements, nous dénonçons aussi l'abus de droit de refuser un repreneur. Vous savez tout cela, nous vous l'avons expliqué, nous vous avons envoyé tous les documents nécessaires. Vous n'avez pas souhaité discuter précisément des enjeux de cette initiative, des possibilités, de nos objectifs. Finalement vous répondez en 4 lignes, montrant de cette manière que vous ne prenez pas au sérieux ce que nous entreprenons, montrant même que vous ne saisissez pas vraiment les raisons et les enjeux.

 

Vous nous parlez d'un "accord négocié" avec Ford : mais quel accord ? Aux dernières nouvelles, et nous sommes partie intégrante du groupe de travail sur la réindustrialisation, il n'y a pas d'accord finalisé, en tout cas pas officiellement, Ford refusant même de signer pour attendre le résultat du TGI. Ford donnerait ses 15 millions d'euros mais à ses conditions seulement, à la date qu'ils veulent, en gardant les machines qui les intéressent, en vendant celles qu’ils laisseraient éventuellement, en faisant dépolluer et démanteler au frais des collectivités locales toutes les parties du site qui serait cédées avant octobre 2021 !

 

Au final, Ford pourrait payer pas plus que ce que la loi l'obligeait à faire. Il est où l'arrangement ? Ford refuse de laisser le site avant octobre 2021 soit pas avant deux ans ! Elle est où la réindustrialisation rapide permettant de préserver le collectif de travail et le plus d'emploi possible ?

 

Vous parlez d'un recours juridique qui remettrait en cause le PSE qui est validé par l'Etat et donc il ne vous serait pas possible d'appuyer l'action en tant qu’intervenant volontaire (ce que la loi permet) ou en montrant d'une manière ou d'une autre que l'Etat reste du côté des salariés en lutte contre les licenciements injustifiés. Nous vous rappelons que nous n'avons pas saisi le tribunal administratif car nous ne voulions pas remettre en cause directement le PSE ni remettre en cause la décision d’homologation. Nous précisons que des collègues partent en préretraite (environ 200), que d'autres préparent leur départ vers d'autres aventures. Donc pas question pour nous de faire annuler le PSE (qui cadre les conditions de départs), par contre il est bien question d’empêcher la fermeture de l’usine et tous les licenciements « contraints ».

 

Nous vous l'avons expliqué, vous devez le savoir, nous avons saisi le TGI pour attaquer Ford, pour dénoncer une fermeture injustifiable, pour empêcher Ford d'aller au bout de sa volonté de liquider le site, pour sauver les emplois de celles et ceux qui veulent le garder. Nous ne faisons que continuer la même bataille. Nous reprenons d'ailleurs les propos du ministre Le Maire, du président Macron, nous utilisons l'outil que nous laisse la loi, nous prenons nos responsabilités jusqu'au bout.

 

Alors certes, comme vous l’avez noté, nous menons par ailleurs des actions de recours auprès de l'OIT à Genève et du CEDS à Strasbourg, nous défendons nos droits de travailleurs en nous appuyant sur le droit international, dénonçant une législation française qui ne respecte pas convention et charte internationales, mais c'est toute autre chose qui se discute au TGI de Bordeaux. Vous aussi faites nombres d'autres actions que nous désapprouvons mais cela ne nous empêche pas, dans un combat donné contre une injustice, d'essayer de faire front commun, pensant que votre rôle c'est de défendre l'intérêt général.

 

En refusant de nous soutenir, avec les arguments que vous mettez en avant, cela renforce la position de Ford. Nous sommes loin de la colère du gouvernement, des pouvoirs publics, clairement exprimée l'année dernière contre Ford. Comment pouvez-vous croire qu'il est judicieux de s'accorder avec Ford qui n'a cessé de trahir, de mentir, de se moquer des pouvoirs publics, de la collectivité ? Qu'est-ce qui vous fait croire qu'un nouvel accord serait plus efficace que l'accord de mai 2013 non respecté par Ford ou que toutes vos négociations précédentes ? N'avez-vous pas l'impression de vous faire baratiner encore et encore ? Pensez-vous que les 15 millions d'euros "promis" mais pas donnés vont sauver quoique ce soit ? Nous pensons que tout cela nous mène dans le mur. De la même manière que les salariés des sites de Ascoval, General Electrique ou Whirlpool vont dramatiquement droit dans le mur.

 

Nous sommes dans l'urgence parce que bien trop souvent, vous et les gouvernements précédents ont laissé les catastrophes se mettre en place. Ford a eu tout son temps pour manœuvrer, préparer ses mauvais coups, tranquillement, sans contrainte. Et voilà que maintenant Ford est passé à la dernière étape et que vos cris d'indignation ne font en rien reculer la multinationale déterminée à partir et fermer. Pour changer la donne, il faudrait la même détermination de votre côté, du côté des pouvoirs politiques.

 

Que pèsent en réalité les 15 millions d’euros promis par Ford au regard des conséquences d’une fermeture d’usine, au regard du sauvetage de centaines d’emplois ? Alors plutôt que de "s'entendre" avec Ford (d’ailleurs comment est-ce encore possible après tant d'entourloupes ?) sur des compromis discutables, il serait certainement plus efficace de mettre la pression ensemble sur Ford, de pousser pour empêcher la fermeture, de défendre le droit à l'emploi de tous les salariés, de montrer qu'on ne peut pas tricher impunément et percevoir de l'argent public indûment, que le droit de propriété à des limites, qu'il n'est pas possible d'abuser de ce droit, qu'il y a des lois, des intérêts généraux à préserver, que la République a des valeurs et que le chômage n'en fait pas partie. Tout ce que l’Etat devrait défendre avec nous.

 

Le ministre Le Maire affirmait qu'il ne baisserait pas les bras, alors au moment où nous utilisons l'outil de la dernière chance, il serait mal venu d'abandonner, de nous lâcher, de nous laisser seuls dans ce bras de fer. Il nous faut absolument imposer à Ford une solution de reprise, de continuité de l'activité pour sauver les emplois (directs et induits !) sous peine de remettre en cause vos paroles, vos déclarations, vos engagements.

En réalité, d'une manière ou d'une autre, vous devez intervenir en appui, en soutien à nos efforts pour éviter une catastrophe de plus.

 

Gilles Lambersend et Philippe Poutou

pour le syndicat Cgt-Ford, à Blanquefort

La CGT Ford Blanquefort le lundi 3 juin 2019

Ford Blanquefort dans la presse

Du lundi 3 juin 2019

Les salariés de Blanquefort attaquent Ford en justice

Automobile. Les Ford veulent faire annuler le plan social

La CGT Ford Blanquefort le lundi 3 juin 2019

Ford Blanquefort dans la presse

Du mercredi 29 mai 2019

Alors que ce mardi 4 juin, le tribunal de grande instance de Bordeaux se penche sur le bien-fondé des licenciements à Ford Aquitaine Industries (FAI), le patron du groupe Punch, seul repreneur connu pour cette usine, fait savoir qu'il renonce à la reprendre. Les élus des collectivités annoncent à La Tribune qu'ils soutiennent l'action syndicale au TGI de Bordeaux.

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 29 mai 2019

Rassemblons-nous !
Mardi 4 juin - 13H30
devant le TGI de Bordeaux

Communiqué Cgt-Ford : appel à se retrouver nombreux le 4 juin devant le TGI, contre la fermeture de l'usine Ford, contre les licenciements

Rassemblement devant le TGI de Bordeaux, mardi 4 juin à 13h30, contre la fermeture de l'usine Ford

 

Le 6 mai, nous avions saisi le TGI de Bordeaux, assignant Ford pour dénoncer à la fois l'absence de cause économique justifiant la fermeture de l'usine et l'abus de droit de refuser un repreneur. Notre objectif est clairement d'empêcher la fermeture de l'usine et les licenciements qui sont injustifiés. L'audience aura lieu ce mardi 4 juin à 14h. 

 

C'est un moment particulièrement important pour nous salarié.e.s de Ford mais pas seulement. C'est important aussi pour les salarié.e.s dont les emplois sont induits par l'activité de l'usine, des emplois privés et publics, soit environ 2000. C'est important tout simplement pour toute la population dans la région bordelaise car nous sommes bien toutes et tous concerné.e.s. Cela vaut pour les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, pour les élus locaux qui ne peuvent pas, ne doivent pas rester silencieux ou absents dans cette affaire.

 

Nous avons toutes et tous notre mot à dire et intérêt à agir ensemble, solidairement, pour sauver une usine et des centaines voire des milliers d'emplois. Il en va de la vie sociale dans la région, il en va de notre avenir collectif car une fermeture d'usine a des conséquences graves  et indélébiles pour une région. Il y a a déjà beaucoup trop de chômage, de précarité et de pauvreté. Il n'est pas possible de continuer à subir des plans de licenciements ou de suppressions d'emplois un peu partout. 

 

Ce qui n'a pas été possible après des mois de mobilisation, après des mois d'initiatives diverses et d'interventions de l'Etat ou des pouvoirs publics, ça peut l'être par une décision de justice. Car oui, il est possible d'empêcher Ford d'aller au bout de sa politique destructrice et de changer la donne. Il est question de droit et de loi mais nous savons que c'est aussi une question politique et donc de rapport de force. C'est pour cela qu'il y a besoin de tout le monde, des salarié.e.s de partout, du privé, du public, des organisations syndicales, associatives, politiques, des pouvoirs publics, des élus locaux, de toutes celles et ceux en colère contre les reculs sociaux.

 

Nous avons une occasion de sortir du fatalisme, en bloquant Ford, en l'empêchant de fermer l'usine, en lui interdisant de licencier. Une occasion peut-être historique, à ne pas manquer. Nous donnons rendez-vous ce mardi 4 juin, pour un rassemblement, à 13h30 devant le Tribunal de Grande Instance, rue des frères Bonie.
Dans la presse :
2019.05.23 La Tribune.pdf
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La CGT Ford Blanquefort le mercredi 29 mai 2019

Ford Blanquefort dans la presse

Du mardi 28 mai 2019

Bordeaux. Ford en appel contre la CGT nie tout «engagement sur l’emploi »

Chronique d’un combat contre le fatalisme

Article en PDF :
2019.05.28 Le Monde Diplomatique (juin 2[...]
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La CGT Ford Blanquefort le mercredi 29 mai 2019

Bonnes nouvelles n°440

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Bonnes Nouvelles 440-62 (mercredi 29 mai[...]
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La CGT Ford Blanquefort le mercredi 29 mai 2019

COMPTE-RENDU
RÉUNION CSE
LUNDI 27 MAI 2019

Marche de l’entreprise - Avancement des activités :

DCT : 110/jours - stock de 385

6F35: 184/jour - stock de 1760

Fox : 840/jour - stock de 1704

Le TTH travaillera uniquement pour FAI jusqu’à la fin des productions.

 

Personnels :

Effectif restant : 645 salariés au 21 mai 2019 (source = Right Management).

Prêt de main d’œuvre à GFT : 34 collègues sont prêtés. 11 retours sont prévus en juin.

 

Information-consultation sur l’organisation de la production à partir du mois de juin 2019 :

TTH : départ de 10 personnes, effectif restant 74 personnes.

Équipe de nuit réduite à 11 personnes permettant de faire fonctionner le four dédié au DCT/6F35.

DCT : Départ de 6 personnes, effectif restant 74 personnes.

Passage en une seule équipe.

6F35 : Départ de 18 personnes, effectif restant 107 personnes.

Passage de 5 personnes volontaires en équipe d’après-midi pour faire des cases service (130/jour).

1 équipe de matin sur ligne d’assemblage.

10 personnes fixes d’après-midi (volontaires).

Zone B : Départ de 9 personnes, effectif restant 80 personnes.

Pas de changement d’organisation.

Alu et Gears : 2x8

Fox : 3x8

Maintenance : Départ de 2 personnes, 2 retours GFT

Pas de changement d’organisation

3 personnes de nuit (2 RMO, 1 automaticien), 22 personnes en 2x8

NP&L : Départ de 5 personnes, effectif restant 51 personnes.

Pas de changement d’organisation

Organisation Qualité Office : Départ de 2 personnes, effectif restant 31 personnes.

Passage en une équipe pour les services métallurgie, contamination, chimie, garage, audit. Les autres services restent en 2x8.

Organisation ME/Utilités : Départ de 10 personnes, effectif restant 75 personnes.

Pas de changement d’organisation.

 

Avis CGT : Ford n’a plus besoin des volumes produits par FAI. La direction locale ne fait qu’adapter tant bien que mal les volumes aux effectifs restants dans le but d’occuper les esprits et de maintenir la paix sociale. Nous ne pouvons que déplorer la situation d’une usine en fin de vie et les conséquences néfastes qui en découleront pour les salariés de l’usine mais aussi pour tous les salariés concernés par la fermeture de cette usine. Tout ceci est écœurant.

 

Compte-rendu de gestion et transmission des documents par le comité sortant :

La présentation est faite par le cabinet comptable du CE / CSE.

 

Subvention de fonctionnement 112 028€ en 2018 contre 119 570€ en 2017.

Le résultat 2018 de fonctionnement est de positif (+12 562€ contre -8 804€ en 2017).

Le niveau des disponibilités au 31 décembre 2018 est de 23 833€.

Subvention activités sociales et culturelles 302 891€ contre 323 281€ en 2017.

Le résultat 2018 des œuvres sociales est négatif, ce qui s’explique par l’augmentation du montant du bon cadeau de fin d’année (-80 108€ contre +22 068€ en 2017).

Le niveau des disponibilités au 31 décembre 2018 est de 125 924€.

 

Les membres du bureau du CSE tiennent à la disposition des collègues les documents permettant de constater l’utilisation de ces budgets.

 

Un rapport de fin de mandat a été établi par le cabinet comptable que l’ancien bureau CE transmet au nouveau bureau CSE.

Pour info, le compte courant : 75 667€ et le compte livret : 125 924€ à mai 2019.

 

Votes :

Pour ou contre la validation des comptes 2018 : votes « pour » à l’unanimité.

Pour ou contre le transfert des biens du CE au CSE : votes « pour » à l’unanimité.

 

Point sur le règlement intérieur du CSE, modalités pratiques de fonctionnement du CSE (mise en place des commissions) :

Point reporté à une date ultérieure.

 

Information-consultation sur le suivi et la synthèse des actions menées par la commission de suivi :

Présentation faite par le cabinet Right Management.

 

578 salariés ont pris au moins un rendez-vous avec le cabinet.

Départs prévus : 267 personnes + 49 longues maladies, dont 201 préretraités. Concernant les préretraites, à ce jour, 282 collègues seraient éligibles.

Reste 535 personnes à accompagner !

 

Divers :

- À partir de cette semaine, le CSE de FAI sera ouvert de 8h30 à 12h00 du lundi au jeudi car la salariée du CSE sera prêtée en mi-temps au CE de GFT les après-midis jusqu’au 31 octobre.

- La distribution du cadeau pour la fête des mères commencera dès le mardi 28 au CSE (voir horaires ci-dessus !).

- La CGT a demandé à ce que les vendredis des congés et de l’ascension soient en AAPF, la direction a refusé.

La CGT Ford Blanquefort le lundi 27 mai 2019

Lettre ouverte à Bruno Le Maire

Monsieur le Ministre d’État,

 

Je vous prie de trouver ci-joint la nouvelle position de PUNCH qui n’entend plus en l’état être candidat à la reprise de FORD Blanquefort prétextant du temps qui a passé…

 

Votre volontarisme dans le domaine économique désormais bien trempé doit à nouveau faire son œuvre en vue d’imposer une solution de reprise à Ford afin de préserver près de 450 emplois.

 

De la même manière, la parole de l’État vis-à-vis de la multinationale américaine FORD doit être réaffirmée et respectée.

 

Le Président de la République ne peut avoir qualifié l’attitude de FORD d’hostile, lâche et incompréhensible et que la seule réponse de l’État soit l’homologation du Plan social…

 

Vous ne pouvez vous-même avoir qualifié devant la représentation nationale (Assemblée Nationale et Sénat) les 872 suppressions d’emplois en cause de licenciements boursiers et ne pas être présent aux côtés d’un Syndicat CGT que vous avez qualifié d’acteur particulièrement responsable dans le dossier FORD, dans l’instance judiciaire du 4 juin 2019 qui ne vise pourtant qu’à faire respecter les propos du Président de la République et de son Ministre.

 

L’intérêt général commande de traduire en acte concret une parole d’État juste.

 

Nous aimerions, au-delà de nos différences idéologiques certaines, pouvoir vous compter du côté du droit à l’emploi issu du programme du Conseil National de la Résistance et inscrit dans notre Constitution depuis 1946.

 

Le grand Jaurès n’écrivait-il pas dans son discours à la jeunesse de 1903 que « le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ».

 

Nous attendons donc de l’État cette posture de vérité.

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 24 mai 2019

Mail de l'actionnaire majoritaire

de Punch

Monsieur Lambersend,

 

je suis très occupé ces derniers temps, c’est la raison de cette réponse tardive.

 

Nous confirmons avoir reçu vendredi dernier une assignation pour le 4 Juin 2019 à 14h00 au TGI de Bordeaux.

Comme demandé dans ce courrier d’assignation, notre avocat nous représentera à cette audience.

 

Punch a été très engagé dans le projet de reprise de FAI pour construire un nouveau futur pour cette entreprise et ses salariés.

Lors de la construction du plan d’affaire pour cette reprise, nous avons eu des contacts construtifs et transparents avec les représentants du personnel. Nous vous remercions pour cette coopération.

 

Cependant, compte tenu du contexte, des nouvelles conditions et des délais, Punch n’est plus en mesure de pouvoir acquérir ce site.

Notre conseil transmettra ce message au TGI.

 

Néanmoins, Punch souhaite continuer à investir en France et la région de Bordeaux pourrait représenter un intérêt pour des projets spécifiques.

 

Punch va donc se concentrer au développement de ces nouvelles opportunités.

 

C’est pourquoi nous espérons pouvoir à nouveau vous rencontrer dans un futur proche, la CGT ainsi que les autres organisations syndicales au sujet de ces nouvelles opportunités

 

Bien cordialement

Guido Dumarey

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 24 mai 2019

Ford Blanquefort dans la presse

Du vendredi 24 mai 2019

Ford Blanquefort : une lettre ouverte à Bruno Le Maire

Ford Blanquefort: la CGT demande une nouvelle fois son soutien à Bruno Le Maire

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 24 mai 2019

Ford Blanquefort dans la presse

Du jeudi 23 mai 2019

Ford Aquitaine Industries : l’intense guérilla juridique de la CGT

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 23 mai 2019

Ford Blanquefort dans les médias

Du lundi 20 mai 2019

Gironde : pourquoi les Ford-Blanquefort sont à Strasbourg pour déposer un recours devant le Conseil de l'Europe

La CGT Ford Blanquefort le mardi 21 mai 2019

Recours au Conseil de l'Europe à Strasbourg ce lundi 20 mai

L'Europe aidera-t-elle les salariés de FORD Aquitaine Industries ?

Il ne suffit pas de s’interroger devant un ordinateur, il faut agir pour que cela arrive. La CGT Ford le fait :

Voici un communiqué du syndicat Cgt-Ford :
Nous serons à Strasbourg ce lundi 20 mai, avec d'autres syndicats, pour déposer un recours auprès du Conseil de l'Europe. 
C'est la suite logique de notre recours déposé au siège de l'OIT à Genève en mars dernier, c'est la suite logique tout simplement de notre bataille contre la fermeture de l'usine Ford, contre les licenciements et pour la défense des emplois de toutes et tous, pour la défense de nos droits et de nos vies. 
Nous saisissons les outils que nous avons pour faire respecter le droit des travailleurs. Sur les question de protection contre les licenciements, il se trouve que la législation française est en contradiction avec le droit international, que ce soit avec la convention de l'OIT ou avec la Charte Sociale Européenne. 
Les licenciements économiques ont besoin d'un motif économique, pas seulement d'une cause "réelle ou sérieuse" mais d'une "cause nécessaire" comme l'indique la Charte Sociale Européenne ou la convention de l'OIT. 
En cas de licenciement sans cause nécessaire donc abusif, la réparation dans le droit français est là encore en contradiction avec la charte comme la convention pourtant ratifiée par la France. Nous faisons ces recours pour que le Conseil de l'Europe, comme le secrétariat de l'OIT,exige de l'etat français qu'il respecte le droit international.
Nous serons présent.e.s devant le Conseil de l'Europe, au 8 avenue de l'Europe, à Strasbourg, à 13h45, nous ferons un point presse, avant de déposer notre recours.

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 17 mai 2019