"Nous n'avons que les victoires des combats que nous menons."
"Nous n'avons que les victoires des combats que nous menons."

Les journaux télés suite à la réunion avec le ministre Bruno Le Maire

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 21 septembre 2018

Ford Blanquefort dans la presse

Le vendredi 21 septembre 2018

Ford Blanquefort : Ford Aquitaine Industries : Bruno Le Maire pousse pour que l’usine soit reprise

Ford Blanquefort : Bruno Le Maire veut que les salariés soient fixés sur leur sort fin octobre

Sauvetage de l’usine de Blanquefort : Bruno Le Maire met la pression sur Ford

Bruno Le Maire n'annonce pas une offre de reprise ferme mais réitère le soutien de l'Etat dans le dossier Ford

Ford Blanquefort: «il faut qu’à fin octobre, les salariés soient fixés», demande Le Maire

Le Maire optimiste sur la reprise de Ford Blanquefort

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 21 septembre 2018

Communiqué CGT-Ford : après la rencontre avec le ministre, la bataille pour sauver les emplois continue

Voici quelques mots du syndicats Cgt-Ford :

 

La rencontre avec le ministre Le Maire a le mérite de remettre le "dossier Ford" en avant. Nous sortons ainsi d'un silence surréaliste depuis des mois, avec cette impression qu'une usine pouvait fermer en silence. 

Le fait est que la situation évolue : Ford a communiqué cette semaine pour reconnaître officiellement qu'il y avait discussion sérieuse en vue d'une reprise. Le gouvernement nous a rencontré 2 fois en 3 jours pour confirmer une négociation entre Ford Punch et l'Etat, lequel s'engage à tout faire pour sauver l'usine. 

Il n'est évidemment pas question de sauter de joie parce que nous sommes encore loin de l'objectif. Et puis nous n'avons pas de raisons de faire confiance ni dans Ford bien sûr, ni dans Punch, ni dans l'Etat. Car nous savons bien que ce que nous subissons, c'est le résultat des politiques libérales et des politiques patronales comme celle de Ford.

Nous sommes persuadés que nous, salariés, avons tout intérêt à nous mobiliser, à mener la bataille pour sauver nos emplois et les emplois induits. Parce que nous sommes les premiers concernés, parce que si nous ne le faisons pas personne ne le fera à notre place. Et parce que c'est de cette manière que nous pouvons exercer une pression, modifier les événements, pousser le gouvernement à agir, enfin et surtout, contraindre Ford à mettre les moyens pour permettre une reprise de l'usine.

Nous ne croyons pas à l'impuissance de l'Etat vis à vis d'une multinationale qui fait de gros profits et qui se permet de détourner des millions d'euros d'argent public. Et nous ne sommes pas fatalistes, étant convaincus qu'il est possible de s'opposer aux licenciements et aux fermetures d'usines.

C'est une question de rapport de force, une question de mobilisation générale pour la défense des emplois de toutes et tous.

C'est pour cela que nous appelons à manifester demain samedi 22 septembre, à Bordeaux, à 14 heures, place de la République, contre la fermeture de l'usine, contre les licenciements partout.

 

Syndicat Cgt-Ford

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 21 septembre 2018

Réunion avec le Ministre Bruno Le Maire, les pouvoirs publics et les syndicats

En direct de la réunion (en attendant notre compte-rendu) :

Début 8h41. Déclaration carrée du ministre : "Je me suis engagé et je tiens parole, on n'abandonnera pas Blanquefort, on a une bonne usine, bon repreneur, des possibilités industrielles, 
l'État a des responsabilités, il faut maintenant que Ford prenne ses responsabilités, que Punch apporte un plan de charge crédible, et alors l'État s'engagera. Car je crois à la responsabilité de l'État. Il y a une bonne base de discussion mais le compte n'y est pas encore de part et d'autre.
Délai-objectif fin octobre. On va se battre."
 
S'en suit des discussions pour essayer d'en savoir plus.
 
Ce qu'on a dit :

 

Pour nous la venue et l'affichage du ministre, le récent communiqué de Ford, montre qu'une reprise de l'usine fait partie des discussions et devient donc envisageable. C'est positif. Mais évidemment pas de quoi crier victoire car Ford doit laisser de la production et un fond de garantie. Et on n'en est pas encore là. On a demandé quels étaient les moyens de pression de l'État sur Ford, comment faire céder Ford ? On ne croit pas à l'impuissance de l'État.
On voit donc que le gouvernement et les pouvoirs publiques s'occupent du dossier Ford, tant mieux, c'est une bonne chose. Mais nous n'avons pas de raisons de faire confiance ni dans l'État, ni dans Ford, ni dans Punch. On compte donc sur notre résistance, comme avec la manifestation de demain à Bordeaux pour mettre la pression, pour pousser à une solution qui sauve des emplois.
Nous demandons que notre expert économique soit intégré dans le processus de négociations, pour plus de transparence et aussi pour donner des conseils avisés (ce qui a été obtenu).
Nous ne lâcherons pas...

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 21 septembre 2018

Manifestons samedi 22

pour nos emplois et les autres

pour l’avenir de nous tous

C’est à nous d’agir !

 

La CGT Ford Blanquefort le vendredi 21 septembre 2018

Les journaux télés suite à la mobilisations des salariés à l'usine

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 20 septembre 2018

Convocation - Réunion avec le Ministre Bruno Le Maire

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 20 septembre 2018

Ford Blanquefort dans la presse

Le jeudi 20 septembre 2018

Ford Blanquefort : des négociations avancées avec le groupe industriel belge Punch

Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, demain à Bordeaux avec les "Ford"

Usine Ford Blanquefort : pourquoi l’espoir renaît

Article complet ici :
2018.09.20 SudOuest.pdf
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Bruno Le Maire confirmera peut-être la reprise de Ford Blanquefort lors de sa venue à Bordeaux vendredi

Gironde: La direction de Ford parle de «progrès significatifs» sur une éventuelle reprise du site

Ford Blanquefort: "progrès significatifs" avec le repreneur Punch

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 20 septembre 2018

Réunion à la préfecture entre les syndicats et les pouvoirs publics

avec le délégué interministeriel M. Floris

Attention, cette fois vous avez droit à deux comptes rendus !

La réunion commence par une déclaration lue en début de réunion par le Secrétaire du Comité d'Entreprise à lire en cliquant ci-dessous ou en dessous des deux comptes rendus :

Cliquez ici :
2018.09.18 Déclaration OS pour la Préfec[...]
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Deuxième compte-rendu :

Le Préfet prétend que la réunion répond à la demande des syndicats dans leur souci de besoin en transparence dans les discussions en cours, notamment avec Punch. La suite démontrera que cette transparence reste bien opaque ! Il laisse très vite la parole au délégué interministériel Jean-Pierre Floris.

 

M. Floris commence par un long monologue de 20 minutes :

L’objectif commun est d’avoir un plan économiquement viable et socialement acceptable. Les discussions avec Punch portent sur les volumes que Ford peut apporter, sur l’impact social de ces volumes et marginalement sur le sujet des brevets. Ford accepte de donner les licences (on parle ici des produits obsolètes, pas de 8F-MID). Les discussions vont être finalisées cette semaine. Mais les discussions ont pris du retard, les discussions sont longues, dans une phase intense, terminales et nous auront un OUI ou un NON dans un délai de 15 jours.

M. Floris se dit prudent mais confiant. Il dit qu’ils y ont mis de l’autorité, qu’ils ont mis la pression sur Ford, mais on a du mal à y croire…

Pour lui, s’il y a peu de différence financière entre la fermeture et la reprise, Ford ferait le choix de la fermeture.

Aujourd’hui, il y a un vrai marché pour la transmission automatique (étudié par la DGE). Avec les volumes apportés par Ford et le temps demandé par Punch pour apporter ses activités, il y aurait besoin de prêts vers GFT mais avec interdiction formel d’embaucher afin de récupérer les salariés sur FAI. Ceci n’empêcherait pas une réduction d’effectif mais le chiffre n’est pas finalisé.

Rien n’est dit mais Ford ne laisserait pas beaucoup de volume ce qui provoquerait un rapide sureffectif.

Dans l’équation économique, le coût pour Ford serait plus important que prévu initialement. Mais toutes les collectivités territoriales uniraient leurs efforts ainsi que l’État.

M. Floris doute ouvertement de l’efficacité de Geris dans la recherche d’un repreneur et estime qu’il est le seul à pouvoir remplir cet objectif et n’a d’yeux que pour Punch. Geris n’est pour Ford qu’un bon de sortie pour Ford devant l’administration française. Mais s’il n’y avait pas d’accord avec Punch, il faudra quand même se raccrocher à Geris même si Ford n’a présenté aucun projet sérieux ou qui n’avaient pas de sens.

 

En réalité, tout ceci reste très vague, ça sent le bricolage, peut-être même l’entourloupe. M. Floris endosse son pyjama bleu et sa cape rouge de super héros mais sans aucun super pouvoir !

 

Les discussions commencent enfin entre M. Floris et les Organisations syndicales, pas vraiment aimables :

 

C’est qu’on a beaucoup de questions et peu de réponses. Quels engagements de Ford ? Quels financements ? Quelles menaces envers Ford ? Quels produits ? Quel business plan ? Quels effectifs ? Visibilité sur combien d’années ? Quelle pérennité pour le site ? Qu’est-ce qu’apporte Punch en volumes, en investissements, etc.,… ? Même si Ford promet des volumes, comment les croire alors qu’ils ont toujours menti sur leurs prévisions ? Que faites-vous des mensonges de Ford sur ses études économiques pour justifier son PSE ?

 

L’expert économique du CE prend la parole.
Il semblerait que Ford n’apporte pas plus d’activité que ce qui est prévu aujourd’hui pour 2019. De plus, Ford s’est organisé pour arrêter la production à tout moment.

Il faudrait que les élus du CE aient au minimum un droit de regard ce qu’ils n’ont pas pour l’instant ! Le niveau d’effectif serait très bas pour 2021. Les prêts vers GFT avec un deal obligeant le nouvel actionnaire qui est Magna, pas sûr du tout qu’il accepte de rendre du personnel qu’il aurait formé.

Pour ce qui concerne le cabinet Geris, il a les moyens qu’il a mais il travaille et est plein de bonnes volontés. Il n’a encore rien trouvé d'abouti. Mais il aurait grandement besoin de l'aide de l’état qu’il n’a pas. Jouer la carte Punch à fond c’est bien, mais si c’est oui, à quelles conditions ? Mais si c’est non, qu’est-ce qu’il se passe ? Le cabinet Geris a besoin d’ouvrir certaines portes et aurait besoin de l’aide de l’État qui semble tout miser uniquement sur Punch.

 

M. Floris répond :

Les volumes de Ford (sans donné le moindre chiffre) seraient garantis par contrat (comme celui du TTH ?). Punch n’aurait rien d’autre à offrir que des lettres d’intention de clients constructeurs. Si Punch ne reçoit pas une aide massive de Ford et des collectivités locales et de l’État, Punch n’y arriverait pas. En fait Punch veut d’abord des volumes et de l’argent et apporterait quelque chose ensuite… Peut-être… Le besoin monterait à 250 millions d’€ (Sécafi = il va en falloir des aides publiques vu l’état des finances de Punch).

 

En conclusion, M. Floris et le Préfet prétendent être transparents, ils feignent de dire les choses mais sortis de cette réunion, nous n’en savons pas beaucoup plus qu’en y arrivant. Un coup ça joue les gros bras, un coup ça joue le soutien total de l’État mais tout cela reste très opaque. Le clou du spectacle est gardé pour la fin, c’est l’annonce de la venue de Bruno Le Maire qui rencontrera les organisations syndicales vendredi matin. On en pense ce qu’on veut mais c’est quand même un évènement. Qu’il se déplace est important et ça met forcément une pression sur Ford et un appui médiatique.

 

Donc il se passe des choses mais il est difficile pour le moment de démêler le vrai du faux, la réalité ou l’intox. À suivre donc avec un rendez-vous vendredi avec le ministre mais aussi samedi 22 pour une manifestation dans Bordeaux. Car sans la mobilisation des salariés, tout ce beau monde aura vite fait de remettre le dossier Ford Blanquefort en bas de la pile. Alors faisons ce qu’il faut.

*****

Premier compte-rendu :

JP Floris intervient, il ne répond pas à notre déclaration (à quoi bon), fait le point sur l'évolution de la discussion entre Etat - Ford - Punch qui devient donc officiellement le repreneur potentiel. Faisant référence au communiqué de presse de Ford paru en début d'après-midi. Floris parle sans jamais être précis, sans dire un chiffre, sans être très clair. Il dit cependant qu'il y a discussion sérieuse, longue mais intense, qu'elle aurait pu aboutir mais pas encore prêt, que cela pourrait se finaliser dans 15 jours. Que des choses se débloquent comme Ford qui laisserait gratuitement ses brevets, comme GM qui pourrait le faire de son côté. Mais même en demandant des précisions, Floris ne dit pas ce qu'il en est des exigences et projets de Punch, de ce que laisserait Ford en volume de production ou en fond de garantie pour assurer la reprise. On ne sait pas ni les volumes discutés et donc ni les effectifs en question. On sait juste que les pouvoirs publics (Etat et collectivités territoriales, tous) mettraient l'argent qu'il faut pour obtenir un accord, sachant qu'au bout c'est le tribunal du commerce qui validerait un tel accord, s'il s'avérait sérieux, acceptable. Il a dit, mais c'est une évidence, que Ford calcule ce qu'elle a à gagner entre les coûts d'une fermeture et ceux d'une reprise, donc ça négocie argent évidemment. Donc rien de précis ni concret mais visiblement le message que le préfet et le délégué voulait faire passer, est qu'il y a une possibilité que cela aboutisse vraiment.
 
l'évènement de la réunion c'est l'annonce que le ministre Lemaire vient à Bordeaux vendredi, qu'il recevra les "ford" dans sa volonté de montrer qu'il tient pour important le dossier Ford, preuve aussi de transparence puisqu'il va faire le point avec nous. 
 
tentative d'analyse presque à chaud : 
pour résumer, le communiqué de presse de Ford dans lequel pour la première fois, la multinationale parle clairement d'une reprise éventuelle + le délégué ministériel qui avance la réunion de 5 jours, qui vient physiquement contrairement à la fois dernière (vidéoconférence), pour nous dire que les discussions sont ardues mais qu'elles avancent + l'annonce de la venue du ministre Lemaire que nous n'avions ni vu ni entendu quasiment depuis début mars. Concerté ou pas, du côté de Ford comme de l'Etat, il y a visiblement une posture nouvelle, l'affichage d'une volonté d'aboutir à un repreneur, d'officialiser son nom, de rendre crédible cette issue alors que encore récemment, cela relevait d'une chimère, certes chacun jouant sa partition, peut-être pour exercer une pression sur l'autre, réciproquement. 
Il n'est évidemment pas question de sauter de joie, ni d'être sérieusement optimistes car nous n'avons pas les éléments concrets, car rien de sérieux ne filtres des négociations. Mais il se passe quelque chose. 
On saura plus précisément par la suite, en attendant, nous pouvons dire sans exagérer que nous avons raison de batailler contre la fermeture de l'usine, pour la sauvegarde des emplois, pour qu'il y ait une reprise. Tout ce que nous faisons depuis des mois n'est certainement pas inutile, sûrement que nous les titillons, que nous arrivons à exercer une petite pression malgré les difficultés de la mobilisation et que la situation actuelle est aussi le résultat de notre résistance. 
Le ministre vient nous voir ... la veille d'une manifestation importante à Bordeaux contre la fermeture de l'usine, alors à nous de mobiliser le plus possible pour réussir cette manif, ce qui nous aidera à pousser pour que ce processus de reprise aille ne capote pas, pour se donner le plus de chance possible qu'il aboutisse.
Cette semaine, entre la journée d'actions d'hier, la rencontre d'aujourd'hui, les mass-meeting (première fois depuis le PSE) de la direction ce jeudi, la rencontre avec le ministre vendredi, la manifestation samedi, ça fait beaucoup de choses, ça ressemble quand même à un moment important. 
Nous avons de quoi nous motiver pour faire du bruit ce samedi.

*****

La déclaration lue en début de réunion par le Secrétaire du Comité d'Entreprise : 

Les organisations syndicales de FAI tiennent à déclarer leur très fort mécontentement et leurs plus vives inquiétudes quant à la procédure en cours de recherche de repreneur.

 

Très fort mécontentement quant au manque total d’information et de transparence sur les discussions tripartites en cours entre les représentants de Ford, du repreneur potentiel le groupe Punch Metals International, de l’Etat Français et des collectivités territoriales.

 

Ce manque total de transparence, en pleine procédure d’information et de consultation des  instances représentatives du personnel, se fait au mépris des règles élémentaires du droit du travail, et donc des prérogatives de ces instances et des représentants du personnel.
Ainsi, il est particulièrement choquant que les réunions d’information consacrées à la recherche de repreneurs soient animées (en l’absence systématique de représentants de Ford Europe) par le seul cabinet Geris, qui est totalement exclu des discussions entre Ford et Punch, et qu’ainsi le CE ne dispose d’aucune information sur un pan essentiel de la recherche de repreneur.

 

Plus vives inquiétudes nourries par :

  • L’absence de résultat du cabinet Geris à date,
  • Les informations et rumeurs contradictoires sur les activités laissées par Ford et apportées par Punch, tantôt très optimistes et semblant donc peu réalistes, tantôt pessimistes et condamnant toute chance de reprise pérenne,
  • Le retard pris dans les discussions en cours par rapport au calendrier annoncé par M. Floris (entrée en négociations exclusives au plus tard à fin août),
  • L’absence totale de soutien des services de l’Etat à la recherche menée par le cabinet Geris.

 

A partir de ces constats, les organisations syndicales formulent plusieurs demandes :

 

  1. Pouvoir disposer, dès aujourd’hui, d’informations sur les discussions en cours (état d’avancement, points d’achoppement des négociations, activités laissées par Ford, activités apportées par Punch, prévisions d’effectifs nécessaires, aides publiques sollicitées, pistes pour améliorer le projet de reprise…), afin de pouvoir s’assurer de la réelle volonté des parties d’aboutir à une reprise viable économiquement et socialement satisfaisante.
  2. Enjoindre Ford Europe de venir faire un point sur le processus en cours à chaque réunion d’information du CE sur la recherche de repreneur.
  3. Permettre à l’expert du Comité d’Entreprise d’avoir des entretiens réguliers avec chacune des 3 parties (y compris M. Floris et son équipe), sous couvert de confidentialité bien sûr comme c’est le cas aujourd’hui avec le cabinet Geris.
  4. Faire en sorte que l’Etat coopère et travaille en synergie avec le cabinet Geris pour chercher d’autres repreneurs potentiels, pour trouver des alternatives au projet avec Punch, d’autant plus nécessaire si ce projet avortait.

Pour finir, les organisations syndicales avec l’appui du Directeur du Travail ont obtenu de rallonger la durée de la procédure d’information/consultation d’un mois afin de donner plus de chances à une reprise éventuelle.

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 19 septembre 2018

Communiqué de presse de Ford

Déclaration de Ford Motor Company : Point d’étape sur la recherche d’un repreneur pour Ford Aquitaine Industries

Notre priorité demeure l’identification d’un repreneur fiable pour le site de FAI. Toutefois, comme nous l’avons toujours déclaré, tout repreneur potentiel doit présenter un plan de reprise durable, et tout accord devra permettre de concilier les intérêts de Ford, des salariés de FAI, et de l’acquéreur.

 

Depuis le mois d’avril, Ford discute d’une éventuelle reprise avec un acquéreur potentiel, dans le cadre d’un accord de confidentialité. Des progrès significatifs ont été réalisés au cours des dernières semaines et des derniers mois durant les échanges entre les parties.

 

Cependant, un certain nombre de paramètres, visant à garantir un accord viable pour toutes les parties prenantes, n’ont pas fait l’objet d’un accord, ce qui justifie que nous n’ayons pas été en mesure de partager plus d’informations. Des discussions complémentaires, portant principalement sur les volumes à produire par l’usine dans les années suivant la vente et les licences requises par le repreneur, doivent se poursuivre.

 

Ces discussions sont complexes dans la mesure où nous veillons à ce que tout repreneur potentiel ait un projet de reprise viable. Notre premier devoir dans le contexte actuel d’information consultation est de protéger nos salariés. Toute vente potentielle s’inscrit ainsi dans une démarche d’analyse sérieuse et rigoureuse de notre part.

 

Nous espérons pourvoir partager plus d’informations dans un futur proche et nous présenterons le résultat de nos discussions. Dans l’intervalle, nous sollicitons le soutien de tous les acteurs clés, tant au niveau national qu’au niveau local, afin de concourir à assurer un résultat positif pour le site de FAI.

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 19 septembre 2018

Les journaux télés suite à la mobilisations des salariés à l'usine

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 19 septembre 2018

RÉUNION PSE
MERCREDI 19 SEPT 2018
RECHERCHE REPRENEUR

La réunion commence par des votes à la demande majoritaire des élus du CE (CGT et CFTC), voire l’ordre du jour sur notre site internet sous ce compte-rendu. Ces votes concernent des demandes d’injonction à faire à la DIRECCTE (Direction du travail) pour exiger la présence des représentants de Ford Europe lors des réunions PSE et de s’expliquer sur les négociations en cours avec un éventuel repreneur. Rien que des demandes bien naturelles et légitimes mais qui obtiendront uniquement les votes favorables de la CGT et de la CFTC, les autres élus préférant s’abstenir.

 

Ordre du jour : Poursuite de l’information du Comité d’entreprise sur le processus de recherche d’un repreneur :

 

Bilan d’étape sur la recherche :

Sur les 242 prospects :

103 réponses négatives, non motivées.

99 relance en cours.

37 pas de réponses après plusieurs relances.

1 en cours d'analyse après marque d'intérêt (= Punch).

1 discussions en cours- NDA (accord de confidentialité).

1 échanges en cours après signature - NDA (accord de confidentialité).

 

Entreprise 1 = Punch :

Gerd Inden lit un texte envoyé par Ford Europe.

Depuis avril, Ford et Punch discutent dans le cadre d’un accord de confidentialité. Des discussions continuent sur les volumes à mettre en place et sur les licences. Ford prétend vouloir protéger les salariés (ils ont honte de rien !). Il y aura une réunion avec le cabinet Sécafi le 5 octobre prochain.

Nous aurons ce courrier et nous le communiquerons, nous n’y trouvons aucune information !

Encore une fois nous n’en saurons pas plus. Espérons que la réunion en préfecture de ce soir sera plus instructive.

 

Entreprise 2 de Geris :

Statut : NDA signé avec Ford le 26 juillet

Eléments demandés par l’entreprise transmis le 3 août

Analyse en cours

Activité : Fabricant de transmission - fournit des systèmes et des composants aux équipementiers automobiles, agricoles et de construction.

Taille d’entreprise : Environ 4 000 salariés ; CA = 694 millions US$

Localisation : Europe

Justificatif marque d’intérêt : Recherche une capacité de production supplémentaire.

 

Entreprise 3 de Geris :

Statut : NDA en cours de signature - Discussions en cours avec Ford

Activité : Entreprise industrielle et métallurgique qui propose une solution intégrée allant du commerce mondial des métaux, de la fabrication et du traitement des métaux aux solutions d'ingénierie. Le groupe fournit des clients dans les secteur des industries métallurgiques ainsi que dans l’automobile, l’aérospatiale, la construction, le pétrole et le gaz, la marine, la production d’électricité, l’ingénierie générale, l’agriculture et les mines.

La société opère dans plus de 50 pays à travers le monde.

Taille de l’entreprise : 21 000 salariés et un CA d’environ 17 milliards US$.

Localisation : Europe

Justificatif marque d’intérêt : Dans une phase de développement importante et cherche des activités nouvelles.

 

Conclusion :

Nous n’avons toujours aucun détail sur la teneur des discussions entre les repreneurs potentiels et Ford. Que laisserait Ford en activité ? Que laisserait Ford financièrement ? Etc… Ford est toujours le grand absent de ces réunions alors que seule la multinationale est en capacité à répondre à nos questions ! D’où le vote d’une demande d’injonction sur ces sujets à la     DIRECCTE (Direction du travail).

Il n’est pas acceptable que Ford ne communique pas sur les discussions en cours avec les entreprises citées dans ce compte-rendu, mais d’autant plus avec Punch dont les discussions sont en cours depuis de nombreux mois alors que la multinationale en a l’obligation morale.

Le temps presse et la recherche d’un repreneur semble piétiner. Nous sommes encore très loin d’avoir en notre possession des business plans à étudier.

 

Dernière minute : à la demande des organisations syndicales, la date de fin de la procédure PSE est reportée d’un mois.

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 19 septembre 2018

Ford Blanquefort dans la presse

Le mercredi 19 septembre 2018

Bordeaux: Les salariés de Ford se mobilisent pour sauver leurs emplois

Fermeture de Ford : Matthias Fekl dénonce la violence financière du capitalisme

Nouvelle journée d'action pour les salariés de Ford Blanquefort

Vidéo. Blanquefort : manifestation de rentrée à l’usine Ford

AUTOMOBILE LES FORD BLANQUEFORT MANIFESTENT CONTRE LA FERMETURE DE L’USINE

Usine Ford à Blanquefort: les salariés tentent de rester mobilisés

Ford Blanquefort : le tweet cinglant de Philippe Poutou à Emmanuel Macron

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 19 septembre 2018

Bonnes nouvelles n°407

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Bonnes Nouvelles 407-même pas morts 27 ([...]
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La CGT Ford Blanquefort le mercredi 19 septembre 2018

Appel à se mobiliser sur les points de ventes des véhicules FORD !
Mercredi 19 septembre
Ford Bruges le matin
Et Ford Lormont l’après-midi

Suite aux discussions dans les assemblées générales de ce mardi 18, il a été décidé de mener des actions de protestation, visibles, dans les points de ventes de véhicules Ford, histoire de rappeler à la clientèle qu’au-delà du fabricant de belles voitures, Ford licencie des salariés et ferme une usine !

 

L’idée est de distribuer aux clients du magasin et à la population, les tracts d’appel à la manifestation du samedi 22 septembre.

 

Il est donc proposé deux rendez-vous ce mercredi 19:

 

10h : devant le concessionnaire Ford de Bruges

 

14h30 : devant le concessionnaire Ford de Lormont

 

L’objectif est d’être visible, de toucher à l’image de Ford et ainsi de mettre la pression à la fois sur Ford et sur les pouvoirs publics.

La CGT Ford Blanquefort le mardi 18 septembre 2018

RÉUNION PSE
MARDI 18 SEPTEMBRE 2018
« LICENCIEMENT COLLECTIF »

Poursuite de l’information en vue de la consultation du Comité d’Entreprise sur le projet de licenciement collectif pour motif économique :

Les organisations syndicales CGT, CFTC, FO et CFE/CGC ont remis à la direction un document issu d’un travail commun et élaboré en collaboration avec notre cabinet conseil du cabinet Sécafi qui contient l’ensemble de nos revendications (non exhaustives) :

 

Repositionnement chez GFT :

Nos demandes : Prime d’adaptation : réévaluation selon les NAO de GFT. Versement d’une prime de repositionnement de 4 mois comme pour le reclassement dans le Groupe.

Refusé. Pour Ford, GFT ne fait pas partie du groupe. Alors pourquoi Ford décide des conditions de départs pour GFT ? La prime passe à 9000€ Bruts et c’est tout.

 

Phasage si solution anticipée avant septembre 2019 :

Nos demandes : Sécuriser les salariés en cas de départs sur cette période avec un retour dans le plan en cas d’échec.

Accepté sûrement parce que ça ne coûte rien.

 

Congé de reclassement :

Nos demandes : Passer la durée de reclassement à 24 mois au lieu de 12. Maintien du salaire net plutôt que 65% du brut. Prise en charge de la retraite complémentaire par l’employeur durant cette période, rester en congé de reclassement sur toute sa période en cas de création d’entreprise et de formation, capitalisation intégrale du congé de reclassement, etc…

Durée portée à 14 mois. Tout le reste est rejeté.

 

Cahier des charges du Cabinet de reclassement :

Toutes nos questions restent sans réponse mais une rencontre entre les élus CE et le cabinet de reclassement devrait avoir lieu prochainement.

En attente d’une réunion avec eux le mardi 2 octobre.

 

Création d’entreprise ou reprise :

Nos demandes : Porter l’aide à 20000€ au lieu de 12000€ également pour les salariés qui ont déjà créé leur entreprise (notamment autoentrepreneurs).

Déjà augmenté à 14 000€ lors de la dernière réunion, auxquels se sont ajoutés 2 000 € de budget formation. Rien de plus ce jour.

Ford a aussi augmenté le budget formation à 6 000 € au lieu de 5 000 € et sont prêts à passer le budget de la reconversion professionnelle à 12 000 € au lieu de 10 000 € initialement.

 

Dispositif de maintien du salaire :

Nos demandes : les élus du CE demandent la mise en place d’un dispositif qui maintiendrait la rémunération net du salarié pendant 7 ans (compensation en cas de perte de salaire dans le nouvel emploi). Refusé.

 

Dispositif de cessation anticipée d’activité (préretraites) :

Nos demandes : Etre à 8 ans, au plus tard le 1er octobre 2019, de la retraite à taux plein sans condition d’âge permettant ainsi d’intégrer dans le dispositif de nouveaux salariés concernés par une carrière longue. Un an de portage supplémentaire permettant de prendre en compte la décote de 10% sur 3 ans.

Ceux qui devront continuer quelques temps leurs activités chez Ford verront la date du 1er octobre 2019 reportée à la date du licenciement.

Maintien du salaire net au lieu de 65% du salaire de référence. Revalorisation sur l’indice INSEE.

Indemnités à l’issue du PCAA conventionnelle de départ à la retraite (50% ou 100% versés dès l’entrée dans le dispositif au choix du salarié), majorée de 12 mois de salaire brut au lieu de 6.

Si années incomplètes, rachat de trimestres par Ford (jusqu’à 12).

Reste à 7 ans. Néanmoins la société accepte de retirer la condition d'âge (55+) pour inclure les carrières longues qui seraient éligibles à une pension de retraite à taux plein après un soutien de 7 ans dans le dispositif.

La société n'entend pas réévaluer, sur une base annuelle, les montants versés sur la base de l'indice INSEE mais accepte d'augmenter le montant du salaire versé dans le cadre du PCAA à 70% au lieu de 65% pour répondre à la demande.

 

Indemnité supra légale :

Nos demandes : Une prime forfaitaire, indépendamment de l’ancienneté de 28 mois au lieu des 5 à 15 ans. Assiette de calcul = salaire de référence reconstitué au lieu de base + ancienneté.

2 mois supplémentaires allant de 7 à 17 mois selon l’ancienneté. C’est très loin de ce qui a pu se faire chez Continental ou Goodyear. Plus de 2 fois inférieur !!!

 

Exemple pour 28 ans d’ancienneté et 2300€ de salaire (âge et salaire moyens de l’entreprise) :

À FAI : 34 500€

À Goodyear, entre 71 000€ et 74 000€

À Continental, 19 320€ plus un indemnité pour tous de 50 000€ = 69 320€

 

 

Chez Goodyear comme chez Continental, c’est suite à des accords de fins de conflits qu’ils ont vu leurs PSE s’améliorer fortement.

 

Nous sommes très loin d’être à la hauteur du groupe Ford !

 

Nos demandent sont légitimes !

Cliquez ici :
2018.09.18 Compte-rendu PSE 4-2.pdf
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La CGT Ford Blanquefort le mardi 18 septembre 2018

Journée d'action à l'usine

La CGT Ford Blanquefort le mardi 18 septembre 2018

RÉUNION PSE
MARDI 18 SEPTEMBRE 2018
« CESSATION D’ACTIVITÉ »

Poursuite de l’information en vue de la consultation du Comité d’Entreprise sur l’opération projetée de cessation complète et définitive d’activité de la société FAI et ses modalités d’application :

 

8F-MID :

On découvre que la comparaison pour attribuer la 8F-MID qui devait être faite entre FAI et Van Dyke l’a, en fait, été entre FAI et Livonia ! C’est complètement hors sujet, c’est une malhonnêteté intellectuelle avérée.

L’étude qui a été menée est complètement biaisée. D’autant que de fait, la comparaison est faite avec une capacité déjà installée alors qu’à FAI, les investissements restaient à faire.

Le concurrent de FAI est Van Dyke ! C’est eux qui produisent et produiront les volumes pour le marché européen. Mais pour plomber leur étude, Ford nous a comparé à Livonia. Encore une fois, Ford ment.

Livonia = 600 000 transmissions Job#1 février 2018.

Van Dyke = 300 000 transmissions Job#1 2020.

Notre expert demande une étude comparative avec Van Dyke.

 

Investissements 350 millions de dollars pour 300 000 boites à Van dyke.

Investissements 150 millions de dollars pour FAI. Investissements plus lourd pour Van Dyke !!!

L’équipe locale de FAI a planché pour baisser l’investissement et réduit l’enveloppe d’investissements à 93 millions de dollars et n’a jamais eu de réponse !!!

 

Ford n’a pas pris en compte les intérêts économiques pour produire à Blanquefort. FAI n’a jamais eu les moyens de comparaison avec Van Dyke. Et le pire, c’est que la direction locale le savait.

En effet, le groupe de travail de FAI était composé du directeur d’usine et des responsables du ME (si vous voulez les noms, demandez-nous). Ils ne nous ont jamais informés de tout ça, ils ont laissé couler FAI sans alerter les salariés ni les syndicats !!! Gerd INDEN présent à cette réunion ne répond pas à nos questions, il se fait tout petit.

 

Bilan carbone :

La dernière fois (réunion du 4 septembre), il y avait plus d’emprunte carbone à transporter nos transmissions à Cologne et Craiova qu’en leur faisant faire le tour de la planète depuis le Mexique ou les USA. Nous dénoncions des chiffres qui nous paraissaient complètement farfelus et demandions les détails de leurs calculs ! Et bien il s’avère qu’après vérification, nous avions raison et ils s’étaient trompés. Maintenant, Ford a de nouveaux chiffres et produire à Blanquefort puis transporter nos transmissions dans les usines européennes est bien moins polluant qu’ailleurs. Ford se foutait encore de nous et la direction locale le justifiait, ça comme le reste.

 

L’expert économique du CE demande à obtenir les coûts potentiels de fermeture de l’usine, mesures sociales, les autres coûts d’accompagnement, dépollution. Par ailleurs, il faut aussi obtenir les conséquences fiscales d’une potentielle fermeture du site.

 

Ford a planté volontairement FAI. Ford a pris la décision de se débarrasser de notre usine et a brodé des raisons économiques fallacieuses ensuite pour justifier mensongèrement son PSE !

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2018.09.18 Compte-rendu PSE 4-1.pdf
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La CGT Ford Blanquefort le mardi 18 septembre 2018

Courrier de Bruno Le Maire

aux organisations syndicales

La CGT Ford Blanquefort le mardi 18 septembre 2018

Tract intersyndical

du venderdi 14 septembre 2018

 

Appel à une journée d'action à FAI

Mardi 18 septembre 2018

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2018.09.14 Tract unitaire F0-CFTC-CGT (1[...]
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La CGT Ford Blanquefort le vendredi 14 septembre 2018

APRÈS UN PSE : LA GALÈRE

Des tas de gens nous disent qu’un PSE ce n’est pas si grave car on s’occupe de nous pour « rebondir » : un nouvel emploi, une création d’entreprise, une formation, une pré-retraitre. Donc pas d’inquiétude, il y a des cabinets de reclassements malins qui connaissent les bons plans.

Et bien non, c’est un mensonge, une duperie. La réalité est plus dure. Il suffit de regarder les conséquences pour d’autres fermetures d’usines ou d’autres plans de licenciements. Malheureusement les chiffres précis sont rares mais quand on en a, c’est terrible.

Par exemple, concernant la fermeture de l’usine Continental dans l’Oise en 2009. Deux ans après, seuls 212 salariés avaient retrouvés un CDI. D’après la direction, 27% des salariés étaient sans solution. Sachant que parmi les solutions, beaucoup étaient des CDD, intérim… En général, après un PSE, seuls 20% trouvent une solution fixe...

Et c'est aussi 14 suicides...

Continental : 212 salariés seulement sur 1 110 ont retrouvé un CDI

La CGT Ford Blanquefort le jeudi 13 septembre 2018

Bonnes nouvelles n°406

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Bonnes Nouvelles 406-même pas morts 27 ([...]
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La CGT Ford Blanquefort le jeudi 13 septembre 2018

COMPTE-RENDU RÉUNION
COMITÉ D’ENTREPRISE
LUNDI 10 SEPTEMBRE 2018

 

Information-consultation sur les projets de convention individuelle de prêt de personnel pour 2018 entre FAI et GFT et les projets d’avenant – Avis :

 

11 nouveaux prêts de main d’œuvre sont à l’ordre du jour et 2 prolongations, ce qui va porter le total de prêts à 53.

 

7 agents de fabrication + 1 TL. (4 aux Gears et 4 au DCT).

5 maintenance (1 frigoriste, 3 RMO et 1 automaticien).

 

 

- Il n’y aura plus de frigoriste à FAI, donc les utilités seront appelées pour dépanner les équipements.

- 4 personnes du secteur des Gears allant à GFT, l’équipe de nuit pourrait être arrêtée et les collègues répartis en 2x8. Ce point serait à l’ordre du jour de la réunion CE de fin septembre.

- Idem en maintenance où il y aura des changements d’équipe pour les collègues qui restent à FAI.

 

 

Pour faciliter les prêts de main d’œuvre, la direction locale désorganise les services à FAI afin de combler les manques créés par ces prêts et ce sont les collègues qui restent qui vont en subir les conséquences ! Changement de secteurs… Changement d’équipes… Augmentation de la charge de travail… Etc… De quoi continuer à bien écœurer tout le monde.

 

 

8 votants : 5 « contre », 3 « blanc ».

 

Les 4 élus CGT ont voté contre ce qui apportera son lot de désorganisation à FAI avec des complications importantes pour des salariés qui n’ont pas besoin de ça dans la situation actuelle.

 

 

Questions diverses :

 

- Semaine 44, la direction impose une semaine de fermeture en prenant sur les RTT réservés aux salariés, la CGT demande une compensation de la direction qui pourrait être d’au moins un jour payé par cette dernière.

La CGT Ford Blanquefort le lundi 10 septembre 2018

RÉUNION PSE
MERCREDI 5 SEPT 2018
CABINET GERIS

Poursuite de l’information du Comité d’entreprise sur le processus de recherche d’un repreneur :

Gerd Inden est présent. Comme chaque fois il apparait quand il y a la présence de la Direction du Travail (Directeur de la DIRECCTE). Mais il a vite disparu pour ne réapparaitre que 5 minutes avant la levée de séance. Lui ne semble pas concerné ni pas le PSE, ni par le processus de recherche d’un repreneur.

 

Prospection (239 prospects) :

Entreprises mondiales de taille suffisamment importante.

100 plus gros équipementiers automobiles au monde, spécialistes des transmissions véhicules légers et lourds, constructeurs, nouveaux entrants, véhicules électriques : constructeurs, batteries, entreprises des secteurs de l'agriculture et de la robotique industrielle.

 

Bilan d’étape sur la recherche :

Sur les 239 prospects :

96 réponses négatives, non motivées.

118 relance en cours.

21 pas de réponses après plusieurs relances.

1 en cours d'analyse après marque d'intérêt (= Punch).

 

1 Discussions en cours- NDA (accord de confidentialité).

2 Echanges en cours après signature - NDA (accord de confidentialité).

 

Focus sur 3 entreprises ayant communiquées une marque d’intérêt :

Pour rappel, les discussions avec Punch ne passent pas par le cabinet Geris mais elles se font entre l’État et Ford. Nous n’aurons donc pas d’information sur ce candidat à la reprise de FAI aujourd’hui. Le cabinet Géris parlera des 3 dernières citées plus haut.

De fait, si le cabinet Geris est mandaté pour rechercher un repreneur, il appartient à Ford d’informer les élus du CE sur les avancées des discussions avec un éventuel repreneur et Ford ne nous donne pas la moindre information concernant Punch. C’est inadmissible !

 

Entreprise 1 :

Statut : NDA signé avec Ford le 26 juillet

Eléments demandés par l’entreprise transmis le 3 août

Analyse en cours

Activité : Fabricant de transmission - fournit des systèmes et des composants aux équipementiers automobiles, agricoles et de construction.

Taille d’entreprise : Environ 4 000 salariés ; CA = 694 millions US$

Localisation : Europe

Justificatif marque d’intérêt : Recherche une capacité de production supplémentaire.

Entreprise 2 :

Statut : NDA signé avec Ford le 23 août / discussions en cours avec Ford (capacité des managers de l’usine, compétitivité de l’usine…)

L’entreprise a décidé de se retirer le 30 août : S'ils ont besoin d'une capacité supplémentaire pour l'acquisition d’une société allemande, ils ont décidé de rechercher cette capacité dans des sources à faible coût.

Activité : Fabrication et vente de composants automobiles. Sur le plan international, elle possède une trentaine de filiales à l’étranger, plus de 40 usines et plus de 16 000 relations commerciales avec les principaux constructeurs automobiles tels que GM, Volkswagen, Ford, Chrysler, etc.,

Taille d’entreprise (Groupe) : 40 000 salariés dont 16 000 employés aux États-Unis, en Grande- Bretagne, en Allemagne et dans 10 autres pays. Un CA d’environ 13 milliards de dollars.

Localisation : USA mais filiale à 100% d’un groupe chinois

Justificatif marque d’intérêt: souhaite développer son implantation en Europe.

 

Entreprise 3 :

Statut : NDA en cours de signature - Discussions en cours avec Ford

Activité : Entreprise industrielle et métallurgique qui propose une solution intégrée allant du commerce mondial des métaux, de la fabrication et du traitement des métaux aux solutions d'ingénierie. Le groupe fournit des clients dans les secteur des industries métallurgiques ainsi que dans l’automobile, l’aérospatiale, la construction, le pétrole et le gaz, la marine, la production d’électricité, l’ingénierie générale, l’agriculture et les mines.

La société opère dans plus de 50 pays à travers le monde.

Taille de l’entreprise : 21 000 salariés et un CA d’environ 17 milliards US$.

Localisation : Europe

Justificatif marque d’intérêt : Dans une phase de développement importante et cherche des activités nouvelles.

 

Conclusion :

Refus de nous donner les noms des entreprises sous couvert de confidentialité. Pourtant, les élus du CE sont tenus à la confidentialité d’autant que les lois récentes sur le secret des affaires viennent renforcer les restrictions sur l’information que nous pouvons donner aux salariés. Mais Ford ne nous dit rien nous empêchant de juger la qualité des contacts présentés ici et du coup le sérieux du processus de recherche de repreneur.

De plus, nous n’auront aucun détail sur la teneur des discussions entre ces entreprises et Ford. Que laisserait Ford en activité ? Que laisserait Ford financièrement ? Etc...

Il n’est pas acceptable que Ford ne communique pas sur les discussions en cours avec les entreprises citées dans ce compte-rendu, mais d’autant plus avec Punch dont les discussions sont en cours depuis de nombreux mois et dont le cabinet Geris n’a aucune information alors que la multinationale en a l’obligation morale.

La direction locale qui prétend que le processus de recherche d’un repreneur est la priorité de Ford se contente de discuter des conditions de départs des salariés (au rabais) et n’a rien à nous dire sur une éventuelle reprise.

L’État a une grande part de responsabilité car si le législateur « impose » aux employeurs de rechercher un repreneur, il ne lui impose aucun devoir de résultat. De fait, Ford peut faire semblant, se cacher derrière la confidentialité et s’en sortir tranquillement. Prochaine réunion le 19 septembre.

La CGT Ford Blanquefort le mercredi 5 septembre 2018

Bonnes nouvelles n°405

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La CGT Ford Blanquefort le mercredi 5 septembre 2018

RÉUNION PSE
MARDI 4 SEPTEMBRE 2018
« LICENCIEMENT COLLECTIF »

Poursuite de l’information en vue de la consultation du Comité d’Entreprise sur le projet de licenciement collectif pour motif économique :

Les organisations syndicales CGT, CFTC, FO et CFE/CGC ont remis à la direction un document issu d’un travail commun et élaboré en collaboration avec notre cabinet conseil du cabinet Sécafi qui contient l’ensemble de nos revendications (non exhaustives) :

 

Préambule :

Les représentants du personnel tiennent à rappeler que leur objectif prioritaire est la reprise de l’entreprise et la sauvegarde de tous les emplois.

Nous rappelons qu’à date, nous n’avons toujours aucune information sur l’avancement du processus de reprise et nous sommes totalement exclus des discussions tripartites en cours.

Néanmoins, la procédure d’information consultation, imposée par la FMC, a démarré et nous oblige de mener en parallèle la consultation sur la recherche du repreneur et les négociations sur les mesures sociales d’accompagnement dans le cadre du PSE.

Le PSE doit être proportionnel aux moyens du Groupe Ford Motor Company et c’est dans cet esprit que les représentants du personnel ont élaboré un certain nombre de revendications sur le projet de PSE en tenant compte notamment des caractéristiques sociales de la population impactée à savoir :

- la moitié du personnel aura plus de 53 ans au moment des notifications de licenciement.

- avec une ancienneté proche de 30 ans.

Nous remettons donc, ci-après, nos revendications. Pour autant, nous ne cautionnons absolument pas le fondement économique avancé par la FMC pour justifier la présente restructuration qui pourrait entrainer la fermeture de la seule usine en France et la destruction de 872 emplois directs et environ 3000 emplois induits.

Pour la bonne démarche des négociations, nous vous demandons à ce que vos réponses écrites, en français, à nos revendications soient transmises pour notre prochaine préparatoire et au plus tard le 12 septembre.

 

Repositionnement chez GFT :

Ambiguïté sur l’appartenance de GFT au Groupe ou non ? Ford utilise les règles qui lui sont le plus favorables. Le débat est lancé… Nous souhaitons que les règles qui s’appliqueraient soient les plus favorables aux salariés.

Nos demandes : Prime d’adaptation : réévaluation selon les NAO de GFT. Versement d’une prime de repositionnement de 4 mois comme pour le reclassement dans le Groupe avec un plancher à 8000€.

 

Phasage si solution anticipée avant septembre 2019 :

Nos demandes : Sécuriser les salariés en cas de départs sur cette période avec un retour dans le plan en cas d’échec.

 

Congé de reclassement :

Nos demandes : Passer la durée de reclassement à 24 mois au lieu de 12. Maintien du salaire net plutôt que 65% du brut. Prise en charge de la retraite complémentaire par l’employeur durant cette période, rester en congé de reclassement sur toute sa période en cas de création d’entreprise et de formation, capitalisation intégrale du congé de reclassement, etc…

 

Cahier des charges du Cabinet de reclassement :

Toutes nos questions restent sans réponse mais une rencontre entre les élus CE et le cabinet de reclassement devrait avoir lieu prochainement.

 

Création d’entreprise ou reprise :

Nos demandes : Porter l’aide à 20000€ au lieu de 12000€ également pour les salariés qui ont déjà créé leur entreprise (notamment autoentrepreneurs).

 

Dispositif de maintien du salaire :

Nos demandes : les élus du CE demandent la mise en place d’un dispositif qui maintiendrait la rémunération net du salarié pendant 7 ans (compensation en cas de perte de salaire dans le nouvel emploi).

 

Aides à la mobilité géographique reclassement interne / externe :

Nos demandes : Voyage de reconnaissance, remboursement du déménagement, frais de transport de la famille, frais d’installation de 2 mois de salaire plus ancienneté sans plafond.

 

Dispositif de cessation anticipée d’activité :

Nos demandes : Etre à 8 ans, au plus tard le 1er octobre 2019, de la retraite à taux plein sans condition d’âge permettant ainsi d’intégrer dans le dispositif de nouveaux salariés concernés par une carrière longue. Un an de portage supplémentaire permettant de prendre en compte la décote de 10% sur 3 ans.

Ceux qui devront continuer quelques temps leurs activités chez Ford verront la date du 1er octobre 2019 reportée à la date du licenciement.

Maintien du salaire net au lieu de 65% du salaire de référence. Revalorisation sur l’indice INSEE.

Indemnités à l’issue du PCAA conventionnelle de départ à la retraite (50% ou 100% versés dès l’entrée dans le dispositif au choix du salarié), majorée de 12 mois de salaire brut au lieu de 6.

Si années incomplètes, rachat de trimestres par Ford (jusqu’à 12).

 

Indemnité supra légale :

Nos demandes : Une prime forfaitaire, indépendamment de l’ancienneté de 28 mois au lieu des 5 à 15 ans. Assiette de calcul = salaire de référence reconstitué au lieu de base + ancienneté.

 

Conclusion :

Nous n’obtiendrons aucune réponse lors de cette réunion alors que nous avions transmis nos revendications la semaine dernière à la direction locale mais aussi à Ford Europe.

Le DRH a fait preuve de beaucoup de mépris envers les demandes des syndicats. Nous pouvons donc nous inquiéter de la manière dont il va remonter nos revendications auprès de Ford. Quoi qu’il en soit, nos demandes sont justifiées. Les actionnaires qui engrangent des milliards de profits le font en fermant des usines comme la nôtre. Obtenir des indemnités à la hauteur de ce qu’ils volent et à la hauteur du groupe Ford (multinationale milliardaire) n’est que justice pour les victimes de leur politique financière.

 

Nos demandent sont légitimes !

La CGT Ford Blanquefort le mardi 4 septembre 2018

RÉUNION PSE
MARDI 4 SEPTEMBRE 2018
« CESSATION D’ACTIVITÉ »

Poursuite de l’information en vue de la consultation du Comité d’Entreprise sur l’opération projetée de cessation complète et définitive d’activité de la société FAI et ses modalités d’application :

Les documents qui avait été fournis en réponse aux questions des élus du CE ont enfin été traduis en français. Un mois et demi après !!! Pourtant, l’employeur doit remettre au CE une information complète et loyale en temps utile. Le fait de remettre des documents en langue étrangère, au surplus dans un court délai avant la réunion, ne permet pas le respect de cette exigence puisque de tels documents sont plus long à exploiter. Pour preuve le temps pris par Ford pour nous les traduire malgré tous les moyens dont dispose la multinationale !

 

Les réponses de Ford sont couvertes par la confidentialité évidemment.

 

8F-MID : Une présentation nous est faites qui démontre que son implantation à FAI n’est pas viable. Évidemment, il faut les croire sur parole puisque nous n’avons aucun moyen de les vérifier. Mais la direction locale de FAI semble avoir pleine confiance en Ford…

Pour l’expert économique du CE le cabinet Sécafi, les demandes chiffrées de Ford condamnaient d’office FAI et il s’interroge sur la loyauté de Ford dans cette étude.

En tout état de cause, l’idée de la 8F-MID pour FAI est venue des syndicats du site, Ford n’ayant jamais eu l’intention de nous en parler et encore moins de l’installer ici. On peut en déduire facilement l’avenir qu’envisageait déjà à l’époque Ford pour FAI lorsque ses dirigeants faisaient croire aux salariés et aux pouvoirs publics à un centre d’excellence de la transmission pour le marché européen à Blanquefort.

 

DCT : Un contrôle fiscal est en cours à FAI. L’administration fiscale pourra étudier le plombage des comptes par l’activité DCT vendu à perte par FAI.

 

Groupes de travail : Les représentants du personnel n’ont pas été invités à participer aux différents groupes de travail, contrairement à ce que Ford voudrait faire croire. D’ailleurs nous n’aurons jamais eu de comptes rendus de ces réunions, probablement parce qu’il n’en ressortait rien car Ford avait déjà pris sa décision et ne voulait pas entendre un autre discours que le sien.

 

Bilan carbone : Là on atteint les sommets du ridicule ! Il y aurait plus d’emprunte carbone à transporter nos transmissions à Cologne et Craiova qu’en leur faisant faire le tour de la planète depuis le Mexique ou les USA ! Clairement, on se fout de nous ! Exemple : Irapuato -> Craiova = 11000 kms pour 5,60 CO2 et Bordeaux -> Craiova = 2400 kms pour 22 CO2 !!!

 

Ford ne répond pas à nos questions ou alors trouve des réponses qui vont toujours au désavantage de FAI. Il apparait clairement que Ford développe uniquement des arguments en corrélation avec sa décision de se débarrasser de FAI. Après des années de baratin, il n’y avait pas de raison que ça change maintenant mais ça devient grossier.

La CGT Ford Blanquefort le mardi 4 septembre 2018