COMPTE-RENDU DES RÉUNIONS AVEC LA CONSEILLÈRE RÉGIONALE CHRISTINE BOST ET LE SÉNATEUR ALAIN ANZIANI

Cette semaine, une délégation CGT a rencontré la conseillère régionale Christine Bost lundi 1er mars tandis qu’une autre délégation CGT a rencontré le sénateur Alain Anziani mardi 2 mars.

La conseillère Générale Christine Bost :
Christine Bost, qui était au comité de pilotage, se dit  rassurée par HZ Holding. Elle ne comprend pas les banques qui spéculent mais ne veulent pas prêter aux entreprises. Le projet global pour elle est solide puisque c’est ce qui a été dit à Bercy. Elle dit que HZ ne peut pas reculer maintenant sur le projet présenté, mais quand on parle volume d'emplois, là, pas de réponse.
Une fois de plus, nous avons expliqué pourquoi nous sommes inquiets pour l’avenir du site. Nous nous retrouvons comme l'an passé avec des promesses mais sans rien de concret, simplement avec un business plan remodelé et HZ holding qui ne met plus un euro dans l'affaire. Même si le projet Atlas démarre on va se retrouver dans des périodes critiques en 2010 et 2011. Là, elle dit qu'il faut voir les emplois en termes de postes pour les années 2012 et ensuite, voulant dire que si First dégraissait du personnel en 2011 le temps que les projets se mettent en place, il fallait que le volume d'emplois remonte par la suite, quand les affaires tourneront.
Quand on lui a demandé sa position quant à la rentrée du FSI dans le capital de First elle nous dit «  Comment voulez-vous que je me positionne, qu’est ce que je peux faire là dans mon fauteuil ?  » et plus loin quand on parle du manque d’investissement de HZ pour les projets « Nous avons donner le maximum en aides publiques »
Nous avons également réclamé de faire revenir Ford tant que les emplois ne sont pas garantis, que le FSI rentre dans le capital et que le comité de suivi local se mette en place rapidement avec l’intégration des organisations syndicales.

Le sénateur Alain Anziani :
Comme pour chaque élu que nous avons rencontré depuis le comité de pilotage, nous faisant les portes paroles des salariés, nous avons commencé la discussion en critiquant leur communication sur la responsabilité des banques pendant que Ford et HZ qui ne tiennent pas leurs promesses se voit déresponsabilisés par leur silence.
Alain Anziani nous dit que c’est la presse qui n’a repris que ces déclarations et qu’ils ont bien conscience de ce qu’il se passe. Il dit que les élus de la région ont beaucoup travaillé sur ce dossier et qu’ils y travaillent encore. Argumentant sur les fonds publics débloqués pour aider l’entreprise. Il a été en contact avec Vincent Feltesse suite à l’entretien que nous avons eu avec lui le jeudi 25 février et nous informe que le président de la CUB nous donne raison sur de nombreux points. Nous avons abordé les thèmes du FSI, les responsabilités de Ford, etc...
Alain Anziani étant le directeur de campagne d’Alain Rousset, ils vont se voir rapidement pour mettre en place le comité de suivi que nous ne finissons pas de réclamer. Mais pas avant la fin des élections régionales pour ne pas être accusés de récupération électoraliste.

La CGT-First/Ford le mercredi 3 mars 2010

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Assemblée nationale :
Question orale de la députée Pascale Got


Comme promis dans notre compte-rendu de la rencontre du vendredi 19 février entre la CGT-First/Ford et la députée Pascale Got, voici les vidéos de son intervention lors de la session parlementaire du 23 février 2010 :


La CGT-First/Ford le lundi 1er mars 2010

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COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU JEUDI 25 FÉVRIER AVEC LE PRÉSIDENT DE LA CUB VINCENT FELTESSE


A la demande de la CGT First/Ford, les organisations syndicales et le président de la CUB Vincent Feltesse se sont rencontrés pour faire le bilan du comité de pilotage et discuter de la situation actuelle. Comme d’habitude, le débat n’a été mené que par les organisations syndicales majoritaires, les autres syndicats étant présents mais absents de la discussion.

Le débat fut pour le moins animé puisque comme les salariés, nous avons été déçus par les déclarations des élus suite au comité de pilotage. Nous lui avons transmis les reproches des salariés, à savoir la mise en responsabilité exclusive des banques, sans jamais faire la moindre remarque sur les responsabilités sociales de Ford ou encore celles de HZ holding qui n’investit pas un centime dans les projets contrairement à ce qui avait été promis il y a un an. C’est de la responsabilité des élus de faire respecter les engagements de Ford et de HZ.

D’après Vincent Feltesse qui reprend ce que lui a dit Mr Jacquet du ministère de Christine Lagarde, il pourrait y avoir une finalisation avec les banques d’ici la fin mars. Il n’y aurait toujours pas d’investisseur sur les rangs. S’il devait y en avoir un, il serait souhaitable qu’il ait un service commercial. Pour la CGT, il serait surtout souhaitable que l’investisseur soit public par l’intermédiaire du Fond Stratégique d’Investissement par exemple. Moins prédateur que les investisseurs privés et ne se contentant pas de subventionner en dilapidant les fonds publics sans contrôle, le FSI rentrerait dans le capital et aurait donc un droit de regard puisqu’il serait représenté dans le conseil de surveillance. Le président de la CUB nous informe que Mrs Madrelle, Rousset et lui-même auraient signé un courrier pour demander l’intervention du FSI.

Suite à une divergence d’opinion sur la stratégie financière de HZ Holding, le président de la CUB reconnaît qu’il y a un tour de passe-passe dans le montage financier mais il continue de penser qu’il faut d’abord s’occuper du prêt bancaire et voir le reste ensuite. Il précise que si le 30 mars, ce dossier n’est pas bouclé, la SEM se désengagerait.

Nous avons ensuite débattu sur le financement des pièces pour automobiles. Vincent Feltesse reprend ce qui a été dit à Bercy, à savoir que le projet ATLAS doit générer du cash et que ce dernier devrait servir à le financer. Nous émettons des doutes à ce sujet sachant que pour 2009, HZ a fait le choix de se servir dans les profits plutôt que de les réinvestir.

Un an après, il n’y a toujours aucun point positif à mettre en avant dans cette reprise.

D’ici 8 à 10 jours, une réunion devrait se tenir avec 2ADI entre autres partenaires techniques de la région, les experts de SECAFI et les organisations syndicales afin de mettre cartes sur table et de confronter les informations et les avis de chacun sur la situation. Il s’agit de faire une base de travail sur laquelle nous nous appuierons lors de nouvelles rencontres avec les élus. Ceci parce que les infos données par la direction aux salariés et aux élus ne sont pas les mêmes.

La CGT-First/Ford le vendredi 26 février 2010

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Entretien avec la députée Pascale GOT

Vendredi 19 février, une délégation de la CGT-First/Ford s'est rendue à la permanence de la députée Pascale Got. Nous avions souhaité un entretien suite au comité de pilotage de Bercy pour avoir des explications sur les déclarations faites dans la presse par les élus de la région. Il s'agissait surtout de discuter de la communication des élus qui mettent toute la responsabilité sur les banques qui refusent jusqu'à présent de prêter l'investissement nécessaire à la mise en place du projet ATLAS.

La direction de First, les élus de la région, la ministre Christine Lagarde, le maire de Bordeaux, tous s’accordent à dire que les banques ne jouent pas leur rôle. Mais de quel rôle parlent-ils ? Dans la société dans laquelle nous vivons, le rôle des banques n’est-il pas d’avoir du retour sur investissement ? Si elles ne s’engagent pas sur les projets de HZ holding, c’est tout simplement qu’elles craignent de ne pas atteindre cet objectif. Alors comme nous revendiquons des garanties sur l’emploi, elles en réclament sur leurs finances. Nous ne cautionnons pas ce système, mais que ceux qui l’approuvent et l’autorisent ne viennent pas s’en plaindre aujourd’hui.

Et le repreneur ? Son rôle n’était-il pas d’investir pour pérenniser tous les emplois ? Où en sommes nous aujourd’hui de ses belles promesses d’il y a un an ? Le repreneur HZ Holding ne met pas un centime dans l'entreprise. Ce même repreneur qui s’était engager à investir 140 millions d'euros et qui, on peut le dire aujourd'hui, avait berné tout le monde. Nous n'avons pas oublié les déclarations de la ministre Christine Lagarde à l'époque : "La première garantie, c'est l'investissement que fait l'industriel lui même. Pour la reprise, il va faire un gros investissement. Quand on met de l'argent dans un site français, c'est pas qu'on a envie de le perdre, c'est qu'on a envie d'y rester". A ce sujet, aucune remarque des élus, pas le moindre reproche ! C’est pour nous inacceptable.

En conclusion, la députée Pascale Got promet qu’elle allait revoir sa copie et interpellera la ministre Lagarde mardi 23 février en question orale à l'assemblée nationale au sujet du dossier FAI. Nous avons discuté avec la députée du contenu de sa question et de ce que nous aimerions qu'il y soit exposé. Par respect et pour lui laisser la primeur de cette question, nous n'en dévoilerons pas le contenu ici mais dès que nous aurons la vidéo, elle sera accessible  sur notre site internet.

Nous aurons bientôt d’autres rendez-vous avec d’autres élus, à suivre…

A lire sur le site de la députée Pascale Got : l'agenda de la députée (le mardi 23)

 La CGT-First/Ford le lundi 22 février 2010

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La question du Sénateur Alain Anziani est publiée dans le Journal Officiel du Sénat depuis le 4 février 2010

A lire sur le site internet du Sénat : Avenir de l'usine First Aquitaine Industries de Blanquefort

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La Députée Pascale Got réagit sur son blog au lendemain de la mobilisation du 2 février

Cliquez sur l'image ci-dessous pour rejoindre son blog



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COMPTE RENDU DE LA RENCONTRE ROUSSET FELTESSE
DU 2 FEVRIER 2010

Mr Rousset, président de la région, Mr Feltesse, Maire de blanquefort et Mr Passemard, directeur de 2ADI ont rencontrés les organisations syndicales.
Mr Rousset a commencé par un point sur l'écoparc de Blanquefort et sur les emplois qui vont être créer en précisant bien qu'il n'y aurait pas d'ambiguité entre ces emplois là et les notres.
 
Sur First, la discussion a commencé avec l'inquiétude habituelle. Nous avons fait un point sur la situation actuelle et sur les financements des projets.  Mr Rousset ne comprend pas les contradictions des infos qu'il a avec celles que nous avons. 
Pour l’anecdote, il a dit à ce sujet qu' a chaque sortie de rencontre avec nous, il déprimait. Mr Rousset s'est alors tourné vers Mr Passemard de 2ADI puisque qu'apparemment les infos qu’il a viennent de lui.
Mr Passemard tient une attitude mitigée plutôt optimiste avec un " air de pas en savoir plus " tout en laissant l'impression qu'il en sait plus qu’il ne dit, d’ailleurs il était présent vendredi dernier à la réunion avec le médiateur.
Mr Godefroy l'expert du cabinet Secafi l’a d'ailleurs repris plusieurs fois sur ses affirmations et son optimisme.
Un nouveau business plan aurait été fait, mais à ce jour le CE n’en a jamais eu connaissance.

Par rapport à la responsabilité de Ford et de ses engagements, Mr Rousset nous a remis une copie du courrier sur le sujet qu'il a envoyé à Mr Fleming président de Ford Europe. (courrier affiché)
D’après Rousset et Passemard la réunion du comité de pilotage à Paris aurait lieu le jeudi 11 Février 2010. A confirmer…

Sur le comité de suivi que nous réclamons depuis longtemps avec la présence des organisations syndicales, Rousset a pris l'engagement de le mettre en place à la suite du comité de pilotage. Nous avons insisté pour que ce comité de suivi soit constructif et efficace et pas seulement pour se partager les inquiétudes. A suivre...

Cliquez sur le lien pour lire :
Le courrier de Mr Rousset edressé à Mr Fleming président de Ford Europe

La CGT-First/Ford le 2 février 2010

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Voici un mail de Vincent Feltesse reçu aujourd'hui
(Le 02 février 2010)


Objet : Il y a un an, la reprise de Ford...

Bonjour aux uns et aux autres,
il y a un an jour pour jour, après des mois de mobilisations, la Ministre de l'économie venait à Bordeaux annoncer la reprise de Ford par HZ Hay et la conservation de tous les emplois.
Un an après, le bilan est plus que contrasté. Certes, la reprise a été quelque chose de quasi miraculeux, mais aucune des pistes de diversifications évoquées ne s'est concrétisée.
L'usine tourne au ralenti et les salariés sont plus qu'inquiets.
Ce 2 février 2010 est donc une journée particulière.
La CGT organise une action devant l'usine de 12h00 à 16h00 à laquelle toute la population est appelée à se joindre.
Par ailleurs, les poltiques demandent à Christine Lagarde de réunir un nouveau comité de pilotage pour faire le point (je vous met en pièce jointe la question de Alain Anziani au sénat, ainsi qu'un nouveau courrier de Alain Rousset et de moi-même à C. Lagarde. Pascale Got est aussi intervenue).
Symboliquement, Alain Rousset organisons une journée de travail avec des représentants de toutes les entreprises qui vont venir s'implanter dans l'éco parc : photovoltaïque, éolien, éco-construction...
Nous recevrons aussi l'intersyndicale en fin de journée.
Amicalement.
Vincent.

Cliquez sur les liens pour lire :
Le courrier de A. Rousset et V. Feltesse
La question de A. Anziani


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Question au Sénat du Sénateur Alain Anziani sur la question de First, ex Ford

Comme il nous l'avais promis lorsqu'il avait reçu la CGT-Ford,(voir notre article du 22 janvier sur cette page), le Sénateur Alain Anziani interrogera la ministre Christine Lagarde dès que le Sénat aura fixé une date et nous tiendra informé de sa réponse.



Validation d'une question

La question orale sans débat que vous avez déposée a été validée par la division des questions.

Avenir de l'usine First Aquitaine Industries de Blanquefort

Question n° 0799S adressée à Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi. À publier le : 04/02/2010
texte de la question : M. Alain Anziani appelle l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur les incertitudes pesant encore sur l'avenir de l'usine First Aquitaine Industries (FAI) située à Blanquefort, en Gironde. Lors de la cession de cette usine par Ford à la société allemande HZ Holding en 2009, le repreneur avait annoncé divers projet de reconversion du site, permettant de sauvegarder une grande partie des 1 600 emplois. Après un an, ces projets de reconversion tardent à se concrétiser, alors que la fin de la production de transmissions automatiques pour le groupe Ford est annoncée pour l'année 2011. Seul un projet de production de couronnes d'éoliennes a été effectivement enclenché, mais tarde à se réaliser, en raison de réticences des banques. L'investissement pour ce projet, estimé à 80 millions d'euros, nécessite en effet un prêt de 50 millions d'euros à FAI. Dans le cadre du plan de relance et de la lutte contre la désindustrialisation annoncés par le Gouvernement, il semble que le projet de production d'éoliennes porté par FAI pourrait faire l'objet d'un soutien plus significatif de l'État. Les collectivités territoriales, par le biais de la société d'économie mixte Route des lasers, ont déjà consenti un effort financier important. Dans ces circonstances, la prime d'un million d'euros accordée à FAI par la commission interministérielle des aides à la localisation des activités (Ciala) est tout à fait insuffisante. Un engagement supérieur de l'État est donc indispensable pour mener à bien ce projet industriel. De plus, ce projet s'inscrit parfaitement dans le cadre du développement d'activités industrielles liées aux énergies renouvelables, que le Gouvernement considère comme l'une de ses priorités industrielles. Inquiètes de cette absence de projets pérennes et des risques pour les emplois, les organisations syndicales ont déclenché une procédure de droit d'alerte lors du comité central d'entreprise du 15 janvier 2010. Les représentants du personnel soulignent également le peu d'investissements consentis sur le site par les repreneurs, qui ont pourtant bénéficié d'importantes aides publiques. En conséquence, il souhaite qu'elle lui donne des assurances sur la participation au comité de suivi local proposé par le président de la région Aquitaine, qui regrouperait des représentants des organisations syndicales, des collectivités, de la direction de First et de l'État. Il désire par ailleurs que lui soient communiqués les engagements que compte prendre l'État à l'égard du pool bancaire réticent à financer les projets industriels de FAI. Enfin, il désire connaître les autres mesures envisagées par l'État pour sauvegarder l'ensemble des 1 600 emplois du site de Blanquefort.

La CGT-First/ex Ford le 31 janvier 2010

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Intervention de la CGT-Ford lors du meeting du PS


 

Hier, samedi 30 janvier, avait lieu au Palais des congrès de Bordeaux le premier grand meeting de la campagne régionale d'Alain Rousset (PS). Suite à nos nombreuses sollicitations lors de nos différentes rencontres avec la députée Pascale Got, le sénateur Alain Anziani ou encore le président du conseil régionale Alain Rousset, une délégation de la CGT-Ford a pu s'y exprimer au nom des salariés de Ford, devenu First.
Voici la déclaration qui y a été lu lors de cette tribune :

"Une nouvelle fois, nous somme là pour interpeler les élus, les futurs élus, les pouvoirs publics et l’opinion publique.

Le problème Ford est connu de la plupart des gens surtout suite à notre mobilisation qui a duré deux ans et qui a abouti à l’arrivée d’un repreneur. Cette reprise est devenue officielle le 1er mai dernier. A l’époque, c’était pratiquement l’euphorie du côté des dirigeants de Ford, du repreneur HZ et du gouvernement. « L’usine est sauvée, tous les emplois sont maintenus » entendait-on.

Aujourd’hui, ce n’est plus tout à fait le même son de cloche. Aucun des projets présentés n’a vu le jour, ni même n’a commencé à ce concrétiser. Les mois passent, les délais se raccourcissent réduisant au bout du compte dangereusement les chances de réussite de l’ensemble du processus de reprise.

Nous étions déjà inquiets au moment de la reprise car nous avions alors aucune confiance dans une direction qui nous a baratiné pendant des années. Mais nous n’avons jamais désespéré car avec la reprise, la perspective n’était plus la fermeture de l’usine pour 2010 mais bien la possibilité de préserver notre boulot et près de 10 000 emplois dans la région induits par l’activité de l’usine.

Nous sommes là pour tirer la sonnette d’alarme, nous sommes là pour dire que l’usine est en danger mais nous sommes là, aussi, pour dire que nous ne nous résignons pas, que nous n’accepterons pas la disparition de tout ou partie de nos emplois.

Depuis un an, les dirigeants de First (c’est notre nouveau nom) nous sort un discours confiant mais nous craignons fort que cela ne soit que pour jouer la montre et qu’en réalité, il n’y ait pas de sérieuses tentatives pour maintenir une production qui assurerait la sauvegarde des emplois.

C’est pour cela que nous essayons d’agir aujourd’hui et pas demain au moment d’une éventuelle catastrophe. Nous avons trop en tête les exemples des salariés de Molex, de Célanèse ou de Continental. Menées au pied du mur, leurs luttes même déterminées n’ont pas réussi à empêché les fermetures.

Par le déclenchement du droit d’alerte, par les actions diverses que syndicats et salariés peuvent mener, nous pouvons sensibiliser et secouer les politiques pour que les choses bougent dans le bon sens. Car nous avons besoin des élus et des pouvoirs publics qui ont évidemment un rôle à jouer.

Nous ne pouvons pas croire que l’Etat et les pouvoirs publics soient impuissants face aux décisions d’une multinationale comme Ford ou d’une holding financière comme HZ. Ils peuvent exercer une pression et imposer que des solutions soient trouvées. Il y en a forcément. Les progrès technologiques, les exigences écologiques offrent des perspectives de fabrications de produits nouveaux.

Ford a reçu pendant 38 ans des subventions et des aides publiques diverses. Aujourd’hui, c’est First qui en reçoit alors que nous ne voyons rien venir. Est-ce bien normal ? Pourquoi n’y aurait-il pas un droit de contrôle des pouvoirs publics sur ces entreprises qui sont « aidées » ? Pourquoi n’y aurait-il pas des obligations sociales comme une interdiction de supprimer des emplois ? Nous précisons que les aides sont officiellement conditionnées au maintien de l’emploi mais qu’en réalité, depuis un an, ce sont déjà une soixantaine d’emplois qui ont disparu dans l’usine.

Pourquoi ce sont toujours les salariés qui subissent les condamnations quand ils défendent leurs emplois (comme chez Molex ou Continental) et jamais les patrons quand ils ferment les usines alors qu’ils le font illégalement (comme chez Molex ou Philips Dreux en ce moment). Pourquoi les pouvoirs publics peuvent intervenir dans un sens et pas dans l’autre ? Pourquoi les patrons peuvent-ils faire comme bon leur semble ?

Oui, aujourd’hui il faut trouver les moyens pour imposer à Ford de rendre des comptes et d’assumer ses responsabilités sociales. Les pouvoirs publics ont certainement les moyens d’agir dans ce sens. C’est sans aucun doute un problème de choix politique.

Au fait, pour info, Ford et ses actionnaires sont heureux de vous annoncer, depuis hier, que la compagnie renoue avec les profits depuis cette année avec 2,7 milliards de bénéfices. Ce n’est pas une surprise, le PDG annonçait le retour à la profitabilité pour 2009 depuis deux ans ! Une belle histoire !

Nous insistons sur le fait que notre préoccupation ne concerne pas seulement les emplois à l’usine. Il y a les sous-traitants mais pas seulement. Une étude INSEE de 2009, chiffre les emplois « ford » directs et indirects à 8700. Ford Blanquefort cela représente plus de 10 % du budget de la CUB. Un rapport de janvier 2008 du Conseil général chiffrait les pertes financières de toutes les communes de Gironde et c’est énorme.

Pas de doute, le sort de l’usine est un enjeu considérable pour le département mais aussi la Région. Ceci dans un contexte dramatique : nous rappelons que ces 3-4 dernières années, nous avons connu les fermetures des usines de Soferti, Sed Cordier, Arena, First Metal ou encore Solectron, sans parler de nombreux plans de licenciements dont on entend jamais parler.

Cela veut dire pour une bonne partie de la population, chômage, précarité et bas salaires car les reclassements proposés se révèlent complètement inefficaces. Cela veut dire aussi pour l’ensemble de la population une baisse du niveau de vie. Comment peut on parler de « bien vivre en Aquitaine » si on ne défend pas l’emploi, si on ne stoppe pas cette catastrophe sociale que signifie tous ces licenciements et fermetures d’usine ?

Il y a urgence aujourd’hui. Le temps des discours est passé, il faut des actes, des engagements clairs de tous. Des interventions autoritaires doivent être faites contre ces entreprises qui font des profits et s’en vont ailleurs quand bon leur semble.

En 2008, en autres actions, nous avons bloqué l’usine et envahi le salon de l’automobile à Paris parce que nous en avions raz le bol du baratin de la direction qui cherche depuis des années à nous faire accepter la disparition progressive du site. Aussi, parce que nous ne comprenions pas l’attitude passive des pouvoirs publics. Mais surtout parce qu’il n’y a aucune raison d’accepter de perdre son emploi.

A l’usine Ford nous avons la chance d’être nombreux, d’avoir un poids économique considérable. C’est ce qui nous a permis de nous faire entendre. Ce qui n’est pas le cas pour de très nombreux salariés qui sont licenciés toute l’année dans l’anonymat.

Nous dénonçons toutes les fermetures d’usines, tous les plans de licenciements comme aujourd’hui à Marbot-Bata en Dordogne. En plus, la plupart du temps, il s’agit d’entreprises qui font des bénéfices. Ce qui est révoltant. La question urgente se pose : quels moyens l’Etat et les pouvoirs publics ont-ils pour défendre réellement les intérêts de l’ensemble de la population face à la logique de course aux profits ?

En ces temps de « crise » il doit y avoir des solutions d’urgence pour préserver la vie de tous. Priorité doit être donnée à la défense des emplois

Nous ferons tout ce qui est possible pour empêcher une issue fatale. Car la fermeture du site est inacceptable. Alors nous comptons sur les élus, les pouvoirs publics pour défendre les conditions de vie de toute la population. Nous ne demandons pas seulement un « soutien » des politiques. Des initiatives doivent être prises pour s’assurer d’une activité économique et sociale dans la région. Il s’agit de l’intérêt de tous.

Pour finir, nous vous informons que mardi 2 février, jour anniversaire de l’annonce du processus de reprise, la CGT-Ford appelle à une mobilisation pour alerter du danger et dénoncer l’attitude de notre direction. Nous vous invitons tous à apporter votre solidarité en passant au rassemblement qui sera organisé entre 12 et 16 heures devant l’usine. Nous diffuserons une petite video pour rappeler les déclarations de Ford et du gouvernement il y a un an. Nous organiserons un débat et il y aura de quoi se restaurer.

Dès maintenant il doit y avoir une mobilisation de tous pour la défense des emplois. Nous comptons sur vous tous. Merci."





La CGT-First/ex Ford le 31 janvier 2010

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Compte-rendu de la rencontre avec Mr Alain Anziani sénateur PS de Gironde

(vendredi 22 janvier 2010)

Mr Anziani a reçu à la mairie de Mérignac, une délégation de la CGT-First/Ford suite à notre demande. Nous avons donné des nouvelles de la situation à l’usine. Un an après, à part le panneau Ford enlevé et une production en baisse, nous n’avons rien vu. Aucun des projets n’a avancé, y compris celui des éoliennes. Donc une situation des plus inquiétantes.

Pour Alain Anziani, « l’année 2010 sera une année cruciale ». Pour lui, les élus ont effectivement un rôle à jouer même si les parlementaires ne sont pas les mêmes moyens de pression que les élus comme Mrs Rousset et Feltesse. Il verra avec la députée Pascale Got pour coordonner leurs interventions aux deux parlements.

Nous avons insisté sur le fait que le sort de l’usine Ford est un enjeu important pour toute la Région. Nous ne luttons pas uniquement pour les emplois des ouvriers « Ford » mais aussi pour tous les emplois induits ce qui ne représente pas loin de 10 000 emplois.

Nous avons posé le problème des aides ou subventions aux entreprises comme Ford ou HZ/First. Nous avons notamment dénoncé le financement à un plan de formation qui s’avère être plus un moyen d’éviter le chômage partiel qu’une volonté de former réellement le personnel de l’usine en vue des futurs projets. Nous ne comprenons pas comment Ford/First peuvent recevoir des aides sans qu’il y ait de transparence sur leur intentions.

Mr Anziani a précisé que le système d’aides/subventions était très réglementé par l’Etat mais aussi par des lois européennes. Le fait est que les collectivités locales ne décident pas de tout. Il rappelle que toute aide est conditionnée. Il s’est engagé à voir avec les élus de la Région pour vérifier la question du plan de formation car il s’agit d’un domaine de compétence de la Région. Il reconnait aussi qu’il y a beaucoup d’opacité dans la politique de First/Ford.

Nous avons demandé aussi à pouvoir intervenir dans les meetings PS de la campagne électorale pour faire entendre les inquiétudes des salariés de l’usine Ford, pour que le problème de la défense des emplois soit discuté. Il a répondu qu’il était favorable mais que cela devait se discuter avec ses collègues.

La CGT-First/Ford, le 22 janvier 2010

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Compte-rendu de la rencontre avec

Mr Rousset président de région
(jeudi 14 janvier, à l’Hôtel de Région)

Présents :
Mr Rousset et quelques collaborateurs, un collaborateur de Mr Feltesse, 2ADI, les syndicats de First-Ford (CFTC-UNSA-CFDT-CGC et CGT), Secafi (le cabinet d’expertise qui aide les syndicats)


Discussion :
Le secrétaire du CE a introduit la réunion en faisant le point sur la situation de l’usine (retard des projets, rien de concret pour les mois qui viennent, inquiétudes …). Il rappelle que la majorité des syndicats avaient émis des réserves au moment de la reprise et que toutes ces réserves se sont vérifiées justifiées par la suite. Il a eu un discours très critique sur la direction et sa politique.

Mr Rousset explique sa vision des choses, il dit que ça avance un peu mais lentement. C’est normal car c’est la crise et les choses sont compliquées. Il doit rencontrer prochainement les banques. Il parle de sa volonté de mettre en place un comité de pilotage si la ministre Lagarde ne le fait pas dans les jours qui viennent.

Mr Pasmart (2ADI) fait lui aussi le point. Il raconte que les banques font des études sur l’éolien pour vérifier si le marché est porteur. Les banquiers vont donner leur avis bientôt mais cherchent à savoir s’ils ont la possibilité de faire des affaires. En fait les banques semblent vouloir des garanties sur le projet des éoliennes mais aussi sur tous les autres. Globalement, les retards ont plusieurs raisons. Pour le marché chinois, on serait sur la dernière ligne droite. Le projet le plus avancé reste celui sur les éoliennes, le projet de 2ième bâtiment pour les éoliennes est abandonné car l’usinage des grandes couronnes devrait se faire dans l’usine, etc, etc … En fait 2ADI ne nous apprends rien et reprend le même discours en boucle à chaque fois que nous nous rencontrons.

La CFTC est intervenue pour dire qu’il faut arrêter « d’écouter les sirènes de la direction et de se faire charmer par elles». Il ne faut pas oublier que Ford est derrière tout ça. Il faut faire quelque chose aujourd’hui. Elle pense qu’on tourne en rond. Là encore, un ton très critique sur la façon où les choses se déroulent.

La CGT intervient pour dénoncer à la fois les mensonges de la direction. Rappelle qu’elle avait refusé de donné un avis favorable à la reprise le 31 mars parce que déjà elle considérait que les projets étaient flous, qu’il y avait trop peu d’information. Que cela ressemblait à une opération de bluff. Mais le problème c’est aussi le fait que les pouvoirs publics semblent s’être fait trop facilement embobinés par Ford. En ce qui concerne le plan de formation, il semble que cela soit seulement un moyen d’éviter le chômage partiel et d’occuper le personnel jugé en sureffectif. Les départs en formation se font n’importe comment et tout cela ne ressemble en rien à un souci d’assurer l’avenir du site. Il est aberrant dans ces conditions que de l’argent public soit distribué de cette manière. Enfin, d’après la CGT, les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités, chose qu’ils auraient du faire bien avant. Il faut créer maintenant le comité de suivi » qui permettrait de marquer le coup, de faire un électrochoc. Les choses doivent changer avant qu’il ne soit trop tard.

Mr Rousset répond qu’il faut effectivement remettre la pression sur le gouvernement et sur Ford. Il faut qu’on « change de braquet ». On ne peut continuer ainsi. On peut convoquer d’ici 15 jours un comité de suivi. Il y a bientôt des élections et c’est peut être le bon moment pour agir. Le comité de suivi ne règlera pas tout mais il faut une confrontation. « Ford ne doit pas nous lâcher les baskets », il faut trouver les moyens d’agir. Il propose d’envoyer un courrier au gouvernement et un autre à Ford pour dire aux uns et aux autres que la situation ne peut pas durer. Le gouvernement a le pouvoir de bouger les banques, surtout après les avoir autant aidées l’année dernière. S’ils ne font rien c’est que le dossier n’est pas bon. » Nous n’avons pas assez mis la pression sur Ford. Il propose que ces courriers soient signé par lui-même, Mr Feltesse et Mr Juppé, s’il le souhaite.

La CGT rappelle que le comité de suivi doit impliquer l’ensemble des organisations syndicales et surtout ne pas refaire un truc du genre du comité de pilotage avec un seul représentant des salariés. Elle précise aussi que Mme Got qui vient de recevoir une délégation CGT une heure auparavant, propose de faire une table ronde avec tous les acteurs du dossier. Il est donc important que tous les efforts se coordonnent.

Les syndicats sont favorables avec la proposition de Mr Rousset.

La réunion se finit sur 2ADI qui fait le point sur les autres projets avec les entreprises First Solar (400 emplois) et EADS Astrium (350 emplois).

La délégation CGT-Ford/First, le 15 janvier 2010

Pour rappel : La position de la CGT-Ford sur le projet de reprise de FAI par la Holding HZ le 31 mars 2009 : Téléchargez la en cliquant ici

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Compte-rendu de la réunion avec
La Députée Pascale Got


   Faisant suite à une demande de rendez-vous avec Madame Pascale Got, la CGT-First/Ford a été reçue par La Députée à son cabinet parlementaire le jeudi 14 janvier 2010.

   Nous lui avons fait un bilan de la situation depuis notre dernière entrevue et force est de constater que nous ne nous étions pas trompés dans ce que nous lui disions à l’époque puisqu'il s'agissait malheureusement cette fois-ci de lui redire les mêmes choses, tout en ajoutant que la situation avait empiré depuis, avec la perte de certains projets, les retards accumulés et le temps jouant contre nous.

   Après notre dernière entrevue, Madame Got avait d’ailleurs fait une audition
filmée assez intéressante le 21 juillet 2009, auprès de la Ministre Madame Lagarde, dont nous avons vu la vidéo. Elle y décrivait la situation de First et réclamait de notre part la création d'un comité de suivi intégrant les représentants des salariés. Nous vous proposons de la visionner en cliquant sur le lien suivant :
Audition de Madame Lagarde le 21 juillet 2009

   Madame Pascale GOT nous dit regretter que le discours de la direction de First ces derniers temps soit bien plus optimiste devant les élus régionaux que ce que la presse écrit . Elle regrette aussi de ne pas obtenir d’informations ni de la direction de First, ni de la Ministre Lagarde, ni du préfet. En outre, elle a essayé d’avoir le préfet par téléphone aujourd'hui (vendredi 15 janvier) pour avoir le rendu du travail du médiateur mais sans succès.

   Au sujet des financements publics, Madame la Députée nous a affirmé qu'ils étaient conditionnés au maintien de l’emploi sur trois ans par un accord écrit mais on ne peut pas y avoir accès. Mais si il n’y a pas de projet, il n’y aura pas de financement. Un point rassurant pour nos impôts mais pas pour nos emplois malheureusement.

   Nous avons demandé à Madame la Députée d’avoir la possibilité d’obtenir une tribune libre lors des meetings du PS pendant la campagne électorale des régionales pour pouvoir nous exprimer sur la situation que nous traversons actuellement. Même si cela semble peu courtois, nous nous sommes autorisés à lui signaler qu’il serait plus agréable pour tout le monde d’y être invités plutôt que de nous y inviter nous-mêmes, poussés par l'urgence de notre situation.

   En conclusion, Madame La Députée Pascale Got a l'attention de prendre le dossier en main afin de nous aider à obtenir des réponses rapidement :

-  Madame Got s’engage à refaire une audition auprès de Madame Lagarde et à nous transmettra la vidéo dès que ça sera fait. Cette intervention devrait avoir lieu dès la semaine prochaine, le mercredi 20 janvier, comme l'indique son agenda sur son site internet :
Commission des affaires économiques : audition de Christine Lagarde, ministre de l’économie.

-  Madame Got nous a aussi proposé de saisir la direction de First, le Préfet, les élus, etc… Pour organiser une table ronde avec toutes les organisations syndicales. Ce serait le premier pas vers la création d’un comité de suivi.

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Courrier de Madame la députée Pascale GOT
à l'attention de Mme Lagarde


   Suite à nos demandes répétées et à l'intervention du Comité de Soutien et de Sauvegarde de l’Emploi du site FAI, la députée Pascale GOT a écrit un courrier à l'attention de Mme LAGARDE, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, pour lui demander d'intervenir en notre faveur dans notre volonté de créer un comité de suivi.

   Par ailleurs, nous rencontrerons Madame la députée Pascale GOT demain (jeudi 14 janvier 2010) pour nous entretenir avec elle quant à la situation actuelle de l'usine et l'alerterons des risques à venir en terme d'emploi. Beaucoup de sujets seront abordés à cette occasion et nous tiendrons informés les salariés suite à cette réunion.

   Nous rencontrerons aussi M ROUSSET, Président du Conseil Régional, demain. En effet, il souhaite nous rencontrer ainsi que les autres organisations syndicales du site. Nous aurons aussi avec lui beaucoup de sujets à aborder sur les mêmes thèmes évidemment. Et là aussi, nous tiendrons informés les salariés.

   Voici le courrier écrit par la députée :


                                                            Madame LAGARDE
Ministre de l’économie de
l’industrie et de l’emploi
139 rue de Bercy
75572 Paris Cedex 12


Le 12 janvier 2010


Madame le Ministre,


J’ai été saisie par le Comité de Soutien et de Sauvegarde de l’Emploi du site FAI de Blanquefort (regroupant les salariés de l’ancienne usine Ford) d'une demande récurrente de leur part, qui porte sur la création d’un comité de suivi concernant l’avenir du site industriel.

Ces salariés font en particulier référence à un engagement qui aurait été pris de constituer un tel comité dans lequel les partenaires sociaux seraient représentés.

Ce comité se composerait des représentants de First Aquitaine Industrie, de Ford Europe, de l’Etat, des Collectivités locales et des salariés. Il permettrait un suivi et une meilleure information sur les conditions de reprise du site automobile.

Cette demande me parait d’autant plus légitime que certaines informations contradictoires, susceptibles d’inquiéter les salariés, ont tendance à se développer ces derniers temps. Il est impératif de ne pas juguler les efforts collectifs consentis sur ce dossier et de garder une saine transparence sur son évolution.

Aussi je vous remercie de bien vouloir me tenir informée des suites que vous donnerez à cette demande.

Je vous prie de croire, Madame le Ministre, à l’expression de mes salutations respectueuses.




                                                                                 Pascale GOT
                                                                                 Députée de Gironde
Pascale GOT
Bureau parlementaire
BP 30
33320 Eysines


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Soirée débat-concert du samedi 5 septembre

Organisé par la CGT-Ford avec l'aide du comité de soutien

Tous les articles de presse parlant du débat-concert se trouvent dans la rubrique "actualités".

Débat de 14h00 entre militants syndicaux venant de toute la France :

CGT Labinal Mérignac – CGT Fumel D – CGT New Fabris Chatelleraud – CGT et SUD Renault Technocentre – CGT Monnaie Pessac – Sud PTT – CGT Goodyear – CGT Célanèse – CGT Bâtiment Toulouse – SUD Rail – CGT Caisse des Dépôts – FSU Gironde – Intersyndicale Freescale Toulouse – SUD éduc aquitaine – SUD PTT national – CGT Renault Cléon – CGT entreprise chaudières de Nérac (47) – CGT Sempérit (ex-Kleber) Argenteuil – SUD Santé Gironde – SUD SNPE – CGT CUB – CGT Peugeot Mulhouse – SUD 33 – SUD France Télécom - CGT Dassault Aviation - STM et CGT Ford Valencia (Espagne) – Marche contre la Précarité – Coordination Femmes Egalités :

Débat de 18h00 avec Interventions de la CGT-Ford, du comité de soutien,  des militants syndicaux, de la confédé CGT, des élus de la région, etc :

Pour les élus : Le Président de la CUB Vincent FELTESSE, le Sénateur Alain ANZIANI, La députée Pascale GOT, la conseillère générale Christine BOST, le Président du conseil régional Alain ROUSSET, le Vice-président de la CUB Max GUICHARD :


A l'extérieur, le côté grillades et friterie :

 

Concert à 20h00 avec Délio (photo), Spark et les Jumperz :


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Introduction au débat (CGT-first/ford)

L’usine est reprise depuis le 1er mai par une holding financière (HZ) dont on ne sait rien. Cela reste le résultat d’une mobilisation des salariés longue de près de deux ans pendant lesquels nous avons multiplié les actions pour empêcher la fermeture du site programmée par Ford. Sans compter tout ce que nous avions fait depuis 2001 pour alerter pouvoirs publics et population. Cette reprise est une victoire !
Pourtant, cette victoire est à relativiser car l’avenir est loin d’être assuré. En effet nous sommes très inquiets sur la réalité des intentions de nos patrons. Les projets sensés être apportés par les repreneurs pour remplacer progressivement la production de Ford, restent très flous et nous ne voyons aujourd’hui pas grand-chose de concret.
Seul le projet de fabrication des grandes couronnes pour les éoliennes commence à prendre forme avec la construction de deux bâtiments prévus pour la fin de l’année. Mais cela ne représenterait que 170 emplois, ce qui est loin des 1600 que comprend l’usine en ce moment. Les autres projets concernant la fabrication d’ensembles pour les boîtes de vitesses prennent du retard (6 mois d’après la direction) et celui concernant la production de boîtes de vitesses pour le marché chinois en est seulement aux premières démarches.
Cela signifie qu’à l’heure actuelle, avec le niveau de production pour Ford, l’année 2010 se présente comme très délicate avec un sureffectif envisagé autour de 700 salariés. La menace de suppressions d’emplois plane déjà.
L’idée n’est pas de faire les pronostiques les plus sombres et d’annoncer la catastrophe pour demain. Depuis le début, nous combattons la fatalité et disons que nous pouvons agir pour défendre notre avenir. A ce titre, nous devons combattre la résignation de certains salariés, persuadés que cela finira mal et qu’il ne sert à rien de résister car au bout du compte les patrons auront le dernier mot.
Comme la majorité des salariés nous n’avons aucune confiance dans Ford qui nous a baratinés pendant des années. Mais l’avenir ne dépend pas que des patrons, à conditions que les salariés se donnent les moyens d’imposer d’autres choix économiques.
Nous ne savons pas si la reprise a été un moyen pour Ford de stopper la mobilisation et si en réalité, il ne s’agit pas de faire sous-traiter la liquidation du site. Cela c’est souvent vu ailleurs. Mais le fait est que cette reprise a permis d’avoir une autre perspective que la fermeture et il s’agit, aujourd’hui, de continuer le combat ! Surtout que l’avenir de l’usine voisine GFT peut être menacée à son tour.
C’est pourquoi nous essayons de maintenir la pression auprès de la direction mais aussi auprès des élus et des pouvoirs publics en demandant la création d’un comité de suivi qui implique la direction, les pouvoirs publics, les syndicats et le comité de soutien, car il est nécessaire de contrôler de près les patrons surtout qu’ils reçoivent des aides publiques. Ces aides doivent être forcément conditionnée au maintien des emplois et remboursées s’il y a des suppressions d’emplois par la suite.
C’est en restant vigilants et actifs que nous nous donnerons les moyens maximum pour assurer un avenir à l’usine et à ses salariés. Nous refusons l’idée qu’il n’y aurait rien à faire d’autre que de subir.
Pourquoi la défense des profits serait plus légitime que celle des emplois ? Pourquoi les patrons feraient-ils ce qu’ils veulent surtout que bien souvent ils ont récupéré des aides diverses et variés des pouvoirs publics.
La question ne se pose pas : la priorité absolue est la préservation des emplois ! Et ensuite, plutôt que de constater les désertions industrielles, il nous faut discuter de projets de production, de ce qui serait utile à fabriquer pour satisfaire les besoins des populations. Mais cela ne suffit pas d’avoir des propositions industrielles alternatives, il nous faut aussi les moyens de les imposer !
Nous souhaitons justement aborder la question du rôle des pouvoirs publics. Quels moyens ont-ils vraiment pour sauvegarder l’emploi ? Pourquoi personne ne prend des mesures autoritaires contre les patrons voyous ? Comment la lutte des salariés peut elle s’articuler avec l’intervention des élus et des pouvoirs publics ?
Quelles perspectives économiques pouvons nous avoir face au mépris des patrons, comme à Continental ou Molex, qui décident de fermer refusant un repreneur à cause de la concurrence que cela pourrait faire naître ?
Ces questions posent le problème du rapport de force nécessaire. Depuis le début de l’année, nous avons assisté à une multiplication des luttes contre les fermetures d’usines. Des luttes souvent déterminées, utilisant des moyens qui ont permis de médiatiser largement la colère et le refus de rester isolés. Les luttes de New Fabris, de Continental, de Molex sont devenues emblématiques. Mais cela ne suffit pas.
La réalité est qu’il est très difficile de s’opposer aux licenciements ou aux fermetures d’usines quand les salariés sont isolés. Les patrons ont des moyens multiples pour dévoyer ces luttes sur un autre terrain que celui de l’emploi. Les patrons sont prêts à payer pour stopper les luttes en donnant des indemnités de licenciements et faire accepter les suppressions d’emplois. A Ford comme à Molex, les patrons ont tenté d’appâter avec des indemnités pour nous faire abandonner la lutte.
Mais que fait-on et surtout combien de temps on tient dans un bassin d’emplois naufragé, même avec 50 ou 60 000 € ?
Les syndicalistes essaient de garder le cap des emplois comme ils peuvent. Mais l’isolement rend la tâche très compliquée. Ceci dit, quand la lutte ne gagne pas sur l’emploi, elle permet de faire payer un peu plus les patrons jusqu’à parfois obtenir des indemnités importantes. Cela ne console mais c’est pour souligner que la lutte n’est jamais inutile.
Il est difficile de lutter contre les licenciements, usine par usine. Ce constat pose le problème des liens à créer entre les salariés de manière à coordonner les actions, celui de la convergence des luttes !
Les emplois des uns concernent ceux des autres. Tout est lié. L’activité de l’usine Ford (1600 salariés) représente près de 10 000 emplois pour la région. La sous-traitance bien sûr mais aussi tous les emplois induits par cette activité. Ford représente 10 % du budget de la CUB. Toutes les communes de Gironde perçoivent de l’argent par le biais de la taxe professionnelle. On imagine bien l’impact sur les emplois communaux, sur l’entretien et le développement des structures collectives, sur les emplois dans les services publics, les services à la personne, la culture …
La défense d’une entreprise implique nécessairement le problème de l’intérêt général des habitants d’une région. Nous ne pouvons pas rester inactifs pendant que certains perdent leur emploi. C’est une question de solidarité mais aussi d’intérêts communs.
Dans la région, ces dernières années, plusieurs usines ont fermé : Solectron, Soferti, First Metal ou encore Arena. A chaque fois, il y a eu une lutte mais qui est restée isolée. Personne n‘a été capable de faire en sorte que le sort de l’usine devienne le problème de tous. Certains nous disaient que lorsque des emplois disparaissent, d’autres se créent et ainsi que l’équilibre était respecté. C’est complètement faux. Aujourd’hui, la plupart des anciens salariés de Solectron ou Arena galèrent de petits boulots en périodes de chômage. Sans parler des salariés qui bossaient pour la sous-traitance de ces usines, cela n’apparaît jamais dans les statistiques.
Nombreux sont les militants syndicaux qui ont mené des luttes et qui se sont sentis isolés sans aide extérieure ou très peu. C’est pourquoi, Il est très important que nous puissions discuter de cela.
En ces temps, marqués par la brutalité de la crise, il nous apparaît urgent de débattre sur l’importance de la coordination d’une part entre pouvoirs publics et salariés en lutte et d’autre part entre les salariés d’entreprises différentes, du privé comme du public.
La question centrale est bien de croire dans la possibilité de défendre les emplois. Partout le sentiment de résignation existe chez de nombreux salariés. Cela constitue un frein aux luttes car pour se battre, il faut y croire. C’est d’autant plus difficile de défendre son emploi que trop souvent, les collègues sont usés physiquement mais aussi moralement par les conditions de travail qui se durcissent au fil des réorganisations et restructurations. L’intensification de la charge de travail, la souffrance au travail qui en découle ont pour conséquence que de nombreux salariés veulent fuir leur entreprise. Et du coup n’ont pas la force de défendre leur boulot.
Il nous faut retrouver l’espoir dans l’avenir, la dignité dans notre travail et croire à nouveau dans nos forces et dans la légitimité de notre combat. Pour cela, nous devons tout faire pour discuter collectivement de tous ces problèmes, qu’on soit élu politique, représentant syndical, salarié ou habitant, il est important que nous débattions de nos perspectives, de notre avenir pour en devenir acteurs et pouvoir agir réellement pour défendre l’avenir de tous !

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Communiqué des "Contis"

Chers camarades,

Suite à la décision de justice pour les 7 camarades injustement condamnés le 01 septembre 2009, nous avons un surcroit d'activité, car ce jugement de prison avec sursis et par la suite un autre jugement financier est prévu par la suite.
Aussi depuis nous devons remobiliser les troupes pour lundi, pour l'organisation de l'AG à 14 heures, ou comme depuis le début se sera la démocratie qui décidera de l'appel et des manifestations à prévoir.
Le lundi matin à 10 heures, le comité de lutte se réunira pour la finalité des actions.

Pour nous les CONTI, cette sanction est la remise à jour de la loi anti-casseur abolie dans les années 80, avec comme objectif de muselé la classe ouvrière, afin de nous supprimer tous les acquis que les anciens ont eu grâce à des manifestations revendicatives.

Nous ne pouvons donc, nous joindre à ce collectif qui nous tenait tant à cœur, mais nous vous demandons de lire ce texte ainsi que l'appel aux confédérations.

Nous vous souhaitons une réussite totale de ce début de lutte collective, où nous espérons que le 17 septembre 2009 sera une continuité.
Fraternellement

Le comité de lutte CONTINENTAL (le 04 sept 2009)

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Communiqué CGT Général Motors Strasbourg

A nos camarades en lutte contre les licenciements.

Tout d’abord, nous remercions la CGT Ford pour l’invitation à cette journée qui s’annonce riche en discussion et en festivité. Malheureusement, nous n’avons pas pu être présents aujourd’hui. Mais nous nous rencontrerons le 17 septembre 2009 à Paris.

Actuellement, nous sommes 1200 employés à GENERAL MOTORS. Début 2008, nous étions 1400. Juin 2008, il y a eu un plan de licenciement (ils appellent ça un plan de sauvegarde de l’emploi). 168 salariés ont été licenciés, et plus d’une trentaine de salariés étaient partis hors plan. En septembre 2008, GM corporation annonce la vente de l’usine de Strasbourg. Un an plus tard, nous ne savons toujours rien à ce sujet (il y aurait trois repreneurs potentiels selon les dires de la direction, mais aucune info sur l’identité, ce qui ne présage rien de bon). Puis arrive le recours au chômage partiel : 19 jours de chômage partiel entre octobre et décembre 2008 et environ 35 jours pour le premier semestre 2009. Depuis ces différents événements, nous avons mobilisé le personnel par des réunions d’informations puis par des manifestations, dont celle du 28 octobre 2008. Près de 500 employés de GM ont pris part à cette manifestation, nous avons aussi eu le soutien des entreprises voisines et de la délégation CGT Ford. Avec 200 employés, nous avons secoué une réunion de CE durant une dizaine de minutes en réclamant le paiement à « 100% » les indemnités de chômage. Le DRH à céder sur 10% supplémentaire aux indemnités légales. Lors des manifestations nationales de janvier, de mars et du premier mai, 200 travailleurs de General Motors étaient présents malgré la difficulté à mobiliser pendant les périodes de chômage. Nous avons également créé en début d’année, un collectif de travailleurs (une quarantaine de personnes) dans le but de trouver des actions à mener mais aussi d’avoir un relais plus important dans les ateliers pour expliquer la situation.

Au retour des congés mi-août, la production augmente soudainement, au point où les RTT seront travaillées, voir des samedis, mais ceci jusqu’à la fin de l’année. Nous avons récupéré la production d’une usine aux Etats-Unis, le temps qu’une autre usine au Mexique soit prête à reprendre la production. Et après ? en 2010 ? Nous ne nous faisons pas d’illusions, ils nous préparent quelque chose. Puis, pour faire passer la pilule, la direction nous balance une peau de banane. Elle nous gratifie d’une augmentation générale de 1,4 %, et 1,3% au mérite, suite à une mascarade de NAO avec l’aide des « partenaires sociaux », ceux qui endorment les gens et veulent casser la mobilisation. C’est pourquoi, nous continuons notre travail de discussion avec les travailleurs. Nous en faisons une priorité afin de les préparer pour la prochaine bagarre.

Mais nous avons la conviction qu’aujourd’hui, gagner une bagarre, faire reculer le patronat et le gouvernement ne se fera pas uniquement dans les usines.

Depuis le début de la crise et les annonces des fermetures, les luttes étaient souvent isolées. L’idée de fédérer ces luttes s’est également construite chez nous. Nous avons, dans notre région, soutenus les grèves de Lohr Industrie et de Steelcase contre les plans de licenciements et aussi soutenus des délégués en procédure de licenciement parce qu’ils sont de la CGT.

Mais vouloir fédérer est aussi une bagarre au sein même de la CGT. Nous sommes tous dans le même bateau face au patronat, aux actionnaires et à leur soif du profit maximal et qui utilisent sauvagement le chômage partiel et ferment les usines.

C’est pourquoi nous soutenons et adhérons à cette idée du collectif contre les licenciements afin de s’aider par nos expériences, nos idées, pour agrandir ce collectif et bien sûr être le maximum pour soutenir sur place les bagarres en cours et à venir.

Nous nous organiserons mieux pour être présent lors d’une prochaine rencontre et nous pourrons discuter de ceci le 17 septembre après la manif.

Nous adressons notre soutien aux représentations syndicales présentes aujourd’hui et à l’ensemble des travailleurs pour leurs luttes présentes et futures.

Vos luttes sont les nôtres.

Salutations fraternelles à tous les camarades

CGT GENERAL MOTORS STRASBOURG

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Soirée débat-concert samedi 5 septembre
à partir de 17h00 à Blanquefort, salle Fongravey


Organisé par la CGT-Ford avec l'aide du comité de soutien

17h00 : Débat :

* Des militants syndicaux d'entreprises ayant vécu récemment des plans de licenciements et des luttes sociales seront présents comme ceux de Molex, Continental, Célanèse, New Fabris, Freescale pour les plus connus médiatiquement afin de nous faire partager leurs expériences et d'alimenter le débat.
* Des élus de la région, le Président de la CUB Vincent FELTESSE, le Sénateur Alain ANZIANI, La députée Pascale GOT, la conseillère générale Christine BOST, le conseillé régional Alain ROUSSET, le Vice-président de la CUB Max GUICHARD viendront nous faire partager leur vision de l'avenir industriel en tant que pouvoirs publics et des choix économiques que la région et plus largement le pays doivent faire pour maintenir les bassins d'emplois. Comment conçoivent ils la lutte pour l'emploi.

Il nous appartient à tous, militants syndicaux, élus et population de défendre les emplois, tous ensemble !

20h00 : Concert gratuit :

Délio, Spark et un troisième groupe choisi par l'ABC de Blanquefort, Les Jumperz nous feront le plaisir d'animer musicalement cette soirée.

Tout au long de cette soirée, vous pourrez vous désaltérer à la buvette et vous restaurer côté grillades et friterie.




La défense des emplois, le problème de tous

   Depuis l’année dernière, les fermetures d’usines et les plans de licenciements se sont multipliés. Le secteur de l’industrie automobile est particulièrement touché mais pas seulement.

   Dans le commerce, le bâtiment, l’aéronautique, là aussi les restructurations se succèdent qui se traduisent par des vagues de licenciements. Dans les services publics, les dizaines de milliers de suppressions d’emplois sont programmées. Il est urgent de mettre un coup d’arrêt aux licenciements et suppressions d’emplois.

   Depuis le début de la crise, de nombreux salariés ont lutté contre les fermetures, des luttes parfois très dures et emblématiques (Continental, Caterpillar, Sony, Molex …). Malheureusement, cela n’a pas suffit dans la plupart des cas.

   Se pose le problème d’avoir de réelles perspectives pour défendre jusqu’au bout tous nos emplois. Les luttes isolées, usine par usine aboutissent aux mieux, bien souvent, par une amélioration des indemnités de licenciements.

   Il y a urgence pour une mobilisation générale. Il est primordial qu’il y ait une coordination et une convergence des luttes, que des liens se créent et se renforcent à la fois entre les salariés de différentes entreprises et entre les salariés et la population.

   C’est pour discuter de cette perspective du tous ensemble, de l’intérêt général des populations que nous donnons rendez-vous à tous au débat sur la défense des emplois (18-20 heures).

   Seront présents des délégations de salariés qui ont lutté, qui ont une expérience à faire partager : ceux de Molex (Villemur), de Continental (Clairoix), de Célanèse (Pau), de New Fabris (Chatelleraud). Des élus locaux seront aussi présents pour aborder la question du rôle des pouvoirs publics et des perspectives économiques (voitures électriques par exemples).

   Pour passer une bonne soirée, il y aura des stands buvettes et grillades/frites. Puis à 20 heures, le concert gratuit.