Mardi 9 février aura lieu une réunion CE extraordinaire
(de 14h00 à 15h00)

Ordre du jour :

Informations sur les projets.

Nous en ferons un compte-rendu et nous le mettrons sur le site le plus rapidement possible.

La CGT-First/ex-Ford le 8 février 2010

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La question du Sénateur Alain Anziani est publiée dans le Journal Officiel du Sénat depuis le 4 février 2010

A lire sur le site internet du Sénat : Avenir de l'usine First Aquitaine Industries de Blanquefort

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La Députée Pascale Got réagit sur son blog au lendemain de la mobilisation du 2 février

Cliquez sur l'image ci-dessous pour rejoindre son blog



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La presse du 03 février 2010 :

---> Une bougie à oublier
---> First à Bercy le 11 février
---> Blanquefort se met au business vert

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COMPTE RENDU DE LA RENCONTRE ROUSSET FELTESSE
DU 2 FEVRIER 2010

Mr Rousset, président de la région, Mr Feltesse, Maire de blanquefort et Mr Passemard, directeur de 2ADI ont rencontrés les organisations syndicales.
Mr Rousset a commencé par un point sur l'écoparc de Blanquefort et sur les emplois qui vont être créer en précisant bien qu'il n'y aurait pas d'ambiguité entre ces emplois là et les notres.
 
Sur First, la discussion a commencé avec l'inquiétude habituelle. Nous avons fait un point sur la situation actuelle et sur les financements des projets.  Mr Rousset ne comprend pas les contradictions des infos qu'il a avec celles que nous avons. 
Pour l’anecdote, il a dit à ce sujet qu' a chaque sortie de rencontre avec nous, il déprimait. Mr Rousset s'est alors tourné vers Mr Passemard de 2ADI puisque qu'apparemment les infos qu’il a viennent de lui.
Mr Passemard tient une attitude mitigée plutôt optimiste avec un " air de pas en savoir plus " tout en laissant l'impression qu'il en sait plus qu’il ne dit, d’ailleurs il était présent vendredi dernier à la réunion avec le médiateur.
Mr Godefroy l'expert du cabinet Secafi l’a d'ailleurs repris plusieurs fois sur ses affirmations et son optimisme.
Un nouveau business plan aurait été fait, mais à ce jour le CE n’en a jamais eu connaissance.

Par rapport à la responsabilité de Ford et de ses engagements, Mr Rousset nous a remis une copie du courrier sur le sujet qu'il a envoyé à Mr Fleming président de Ford Europe. (courrier affiché)
D’après Rousset et Passemard la réunion du comité de pilotage à Paris aurait lieu le jeudi 11 Février 2010. A confirmer…

Sur le comité de suivi que nous réclamons depuis longtemps avec la présence des organisations syndicales, Rousset a pris l'engagement de le mettre en place à la suite du comité de pilotage. Nous avons insisté pour que ce comité de suivi soit constructif et efficace et pas seulement pour se partager les inquiétudes. A suivre...

Cliquez sur le lien pour lire :
Le courrier de Mr Rousset edressé à Mr Fleming président de Ford Europe

La CGT-First/Ford le 2 février 2010

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Les journaux télé du 02 février 2010 :

                                             

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Rassemblement des salariés un an après l'annonce de la reprise pour demander des comptes

Nous ne reviendrons pas sur les nombreuses raisons qui ont mené les salariés à redémarrer la mobilisation, elles sont largement traitées sur cette page un peu plus bas. Pour faire le bilan de cette journée, quelques photos seront bien plus utiles :

Distribution de tracts à la population à l'aube, sur le rond point devant l'usine :



Affichage des articles de presse du jour de l'annonce de la reprise devant l'entrée de l'usine :



Diffusion d'un zapping des journaux télé du 2 février 2009 pour se rappeler des belles déclarations des repreneurs et de certains politiques et les mettre en perspective avec notre situation un an plus tard :



Rassemblement des salariés :



Prise de parole du secrétaire de la CGT devant la députée Pascale Got :



Prise de parole de la députée Pascale Got nous encourageant à nous mobiliser :



Prises de parole du comité de soutien par Marithou Flipo et Max Guichard, vice président de la CUB :



Les médias ont répondu présents. La médiatisation est très importante pour remettre le dossier Ford sur la place publique :



La CGT-First/ex Ford le 02 février 2010

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Voici un mail de Vincent Feltesse reçu aujourd'hui
(Le 02 février 2010)

Objet : Il y a un an, la reprise de Ford...

Bonjour aux uns et aux autres,
il y a un an jour pour jour, après des mois de mobilisations, la Ministre de l'économie venait à Bordeaux annoncer la reprise de Ford par HZ Hay et la conservation de tous les emplois.
Un an après, le bilan est plus que contrasté. Certes, la reprise a été quelque chose de quasi miraculeux, mais aucune des pistes de diversifications évoquées ne s'est concrétisée.
L'usine tourne au ralenti et les salariés sont plus qu'inquiets.
Ce 2 février 2010 est donc une journée particulière.
La CGT organise une action devant l'usine de 12h00 à 16h00 à laquelle toute la population est appelée à se joindre.
Par ailleurs, les poltiques demandent à Christine Lagarde de réunir un nouveau comité de pilotage pour faire le point (je vous met en pièce jointe la question de Alain Anziani au sénat, ainsi qu'un nouveau courrier de Alain Rousset et de moi-même à C. Lagarde. Pascale Got est aussi intervenue).
Symboliquement, Alain Rousset organisons une journée de travail avec des représentants de toutes les entreprises qui vont venir s'implanter dans l'éco parc : photovoltaïque, éolien, éco-construction...
Nous recevrons aussi l'intersyndicale en fin de journée.
Amicalement.
Vincent.

Cliquez sur les liens pour lire :
Le courrier de A. Rousset et V. Feltesse
La question de A. Anziani


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Le 01 février 2010, Intervention de la CGT-First (ex Ford) à la tribune lors du meeting de rentrée en campagne du PS pour les régionales :


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UN AN APRÈS LA REPRISE ...
IL EST URGENT DE SE REMOBILISER
POUR SAUVER NOS EMPLOIS

Il y a un an, John Fleming président de Ford Europe, Birger Hammerstein DG de Johann Hay, Marcus Ziegler PDG de HZ, Christine Lagarde Ministre de l’économie, Hubert Falco secrétaire d’Etat à l'Aménagement du territoire et les élus locaux Alain Juppé, Alain Rousset, Vincent Feltesse, Pascale Got… annonçaient la reprise de FORD Blanquefort par la Holding HZ. Cela se passait au grand Hôtel de Bordeaux avec démonstration médiatique. Quelques heures après, nous avions droit à l’usine à la cérémonie avec grand écran, musique et applaudissements amplifiés.
Les représentants de FORD, HZ, HAY et notre direction actuelle affirmaient que le site était pérennisé et tous les emplois sauvés. Les politiques se disaient soulagés du dénouement surtout après deux ans de mobilisation sans relâche des salariés pour sauver le site et tous les emplois.
Pour bien se remémorer, nous rappelons certaines déclarations de ces gens-là :
Certains complètement hypnotisés ou consciemment manipulateurs …
Christine Lagarde, ministre de l’économie : « Cette usine ne fermera pas. Tous les emplois seront sauvés »
John Fleming président Ford Europe : « l'annonce d'aujourd'hui démontre que nos engagements ont été clairement tenus ».
Markus Ziegler, PDG de HZ : « Nous sauvegarderons le niveau d'emploi actuel à des conditions salariales inchangées »
Birger Hammerstein, DG de Johann Hay : « Optimisme sur l'avenir de (Ford) Blanquefort »
Alain Juppé, maire de Bordeaux : « Une conclusion heureuse », « Ce succès, nous le devons au savoir-faire des salariés et à la défense de leur site sans concession et sans dérapage. Mais le comité va continuer à fonctionner car il faut voir quels sont les investissements qui vont être faits et surveiller cette reprise »
Xavier Darcos, ministre du travail : « Le problème de Ford a été réglé par Alain Juppé et Christine Lagarde ».
Jacques Passemard, directeur de 2ADI : « Ce sont des gens pressés et efficaces. Ils savent prendre des décisions très vite »
… et d’autres un peu plus méfiants :
Vincent Feltesse, maire de Blanquefort et président de la CUB : « Une très bonne nouvelle mais une grande vigilance tant que le montage financier ne sera pas précisé »
Alain Rousset, président PS de région : « C'est un projet ambitieux, il reste encore du chemin à parcourir pour garantir la sauvegarde à long terme de tous les emplois »
Pascale Got, député du Médoc : « Mais notre travail doit continuer. C’est une victoire importante mais il ne faut rien lâcher ».
A ce moment là, à la CGT Ford, nous n’étions pas rassurés et loin de cet enthousiasme de façade. Nous écrivions dans nos tracts :
6 février 2009 : L’annonce de la reprise ne répond pas complètement à nos inquiétudes mais c’est quand même le résultat de notre mobilisation qui dure depuis deux ans. Cela doit nous donner confiance pour la suite car, évidemment, la bataille n’est pas terminée. Nous avons fait un premier pas, il nous faut maintenant toutes les garanties. La pérennité du site et des emplois doivent être garantis par Ford, pas seulement par le repreneur.
13 février 2009 : L’avenir n’est pas garanti mais au moins nous avons l’espoir d’un avenir. Quelle que soit la méfiance que nous avons, il peut y avoir une perspective industrielle pour le site. Mais cet avenir reste à construire. Pour cela, la bataille doit continuer car nous avons besoin de garanties pour les mois et les années qui viennent.
Tout ce que nous avons à défendre

* Tous les emplois doivent être sauvés (y compris pour les salariés sous-traitants).
* La pérennité du site et des emplois doivent être garantis par Ford et pas seulement par le repreneur.
* Aujourd’hui les engagements de Ford, de HZ et de l’État ne sont pas tenus : Aucun contrat de signé, aucun projet n’est au rendez vous comme prévu dans le calendrier présenté lors de la reprise, deux projets ont été perdus, il n’y a aucune garantie de pérennité du site, il n’y a pas de transparence de la direction de First, Ford, HZ et HAY sur qui décide quoi, qui finance et qui est derrière HZ. Nous voulons des réponses précises aux questions remises à la direction lors du droit d’alerte.
* Pour préserver les 8600 personnes que fait vivre le site : 1600 emplois + les sous-traitants + les emplois induits (chiffres INSEE). La fermeture du site serait une catastrophe sociale pour la région.
* Pas d’externalisation, il faut refuser l’éclatement de l’effectif.
* Si nous perdions nos emplois, très peu d’entre nous retrouverions du travail. Pour exemple, à peine 10 % des salariés de Solectron ont retrouvé depuis un emploi, et parmi eux la plupart dans de plus mauvaises conditions.
* Pour préserver nos acquis, nos conditions de travail.
* Pour exiger des projets industriels d’avenir sur le site (les énergies nouvelles, voitures électriques, diversification de la production ...).

Pourquoi se mobiliser aujourd’hui ?

L’action du 2 février est avant tout symbolique. Marquer le coup un an après le début du processus de reprise, c’est l’occasion d’exprimer à la fois notre mécontentement et nos inquiétudes. C’est dire que cela ne peut pas continuer ainsi, que nous ne pouvons pas attendre que les choses aillent plus mal encore. C’est dire aussi que nous devons entrer dans une nouvelle phase de mobilisation. Les salariés doivent intervenir car c’est le meilleur moyen d’exercer une réelle pression sur tous les décideurs et dirigeants pour faire avancer les choses. Car cela ne viendra pas tout seul !
Nous refusons de nous résigner à perdre un seul de nos emplois. Nous sommes convaincus que notre résistance commencée il y a plusieurs années peut aboutir au maintien de l’activité sur le site. Cela signifie une bataille déterminée et sans rien lâcher. Nous pouvons être acteur de notre avenir.
C’est maintenant que nous devons trouver des solutions ensembles pour nous faire entendre le plus fort possible. Nous souhaitons évidemment par cette journée convaincre les autres syndicats qu’il faut se sortir de la routine des réunions « hypnotiques » avec la direction. Notre force c’est celle des salariés en mouvement, c’est ce que craignent le plus les patrons et les pouvoirs publics. Mobilisons-nous !

Organisation de la journée du 2 février

Nous appelons au débrayage de 7h30 à 17h. Durant la journée nous prévoyons deux rendez-vous principaux :
De 7h30 à 9h00 : distribution de tracts au rond point devant l’usine pour sensibiliser la population, avec banderoles pour être bien visibles. Nous appelons les salariés à venir distribuer, car nous ne pensons pas que c’est une affaire de syndicalistes uniquement.
De 12h00 à 16h00 : rassemblement devant les portillons. Nous diffuserons une vidéo que nous avons faite pour rappeler les déclarations des « officiels » il y a un an. Nous invitons les élus politiques, les médias (conférence de presse). L’objectif étant de débattre sur la situation et des moyens que nous avons pour influer sur les évènements.
Il y aura un casse croûte (sandwiches + boissons + café).
Les collègues peuvent débrayer pour l’une ou l’autre des actions ou pour les deux ou pour toute la durée de l’appel.

Tous ensemble, faisons entendre la voix des salariés,
ce 2 février n’est qu’un début.




La CGT-First/ex Ford le 01 février 2010

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Question au Sénat du Sénateur Alain Anziani sur la question de First, ex Ford

Comme il nous l'avais promis lorsqu'il avait reçu la CGT-Ford,(voir notre article du 22 janvier sur cette page), le Sénateur Alain Anziani interrogera la ministre Christine Lagarde dès que le Sénat aura fixé une date et nous tiendra informé de sa réponse.



Validation d'une question

La question orale sans débat que vous avez déposée a été validée par la division des questions.

Avenir de l'usine First Aquitaine Industries de Blanquefort

Question n° 0799S adressée à Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi. À publier le : 04/02/2010
texte de la question : M. Alain Anziani appelle l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur les incertitudes pesant encore sur l'avenir de l'usine First Aquitaine Industries (FAI) située à Blanquefort, en Gironde. Lors de la cession de cette usine par Ford à la société allemande HZ Holding en 2009, le repreneur avait annoncé divers projet de reconversion du site, permettant de sauvegarder une grande partie des 1 600 emplois. Après un an, ces projets de reconversion tardent à se concrétiser, alors que la fin de la production de transmissions automatiques pour le groupe Ford est annoncée pour l'année 2011. Seul un projet de production de couronnes d'éoliennes a été effectivement enclenché, mais tarde à se réaliser, en raison de réticences des banques. L'investissement pour ce projet, estimé à 80 millions d'euros, nécessite en effet un prêt de 50 millions d'euros à FAI. Dans le cadre du plan de relance et de la lutte contre la désindustrialisation annoncés par le Gouvernement, il semble que le projet de production d'éoliennes porté par FAI pourrait faire l'objet d'un soutien plus significatif de l'État. Les collectivités territoriales, par le biais de la société d'économie mixte Route des lasers, ont déjà consenti un effort financier important. Dans ces circonstances, la prime d'un million d'euros accordée à FAI par la commission interministérielle des aides à la localisation des activités (Ciala) est tout à fait insuffisante. Un engagement supérieur de l'État est donc indispensable pour mener à bien ce projet industriel. De plus, ce projet s'inscrit parfaitement dans le cadre du développement d'activités industrielles liées aux énergies renouvelables, que le Gouvernement considère comme l'une de ses priorités industrielles. Inquiètes de cette absence de projets pérennes et des risques pour les emplois, les organisations syndicales ont déclenché une procédure de droit d'alerte lors du comité central d'entreprise du 15 janvier 2010. Les représentants du personnel soulignent également le peu d'investissements consentis sur le site par les repreneurs, qui ont pourtant bénéficié d'importantes aides publiques. En conséquence, il souhaite qu'elle lui donne des assurances sur la participation au comité de suivi local proposé par le président de la région Aquitaine, qui regrouperait des représentants des organisations syndicales, des collectivités, de la direction de First et de l'État. Il désire par ailleurs que lui soient communiqués les engagements que compte prendre l'État à l'égard du pool bancaire réticent à financer les projets industriels de FAI. Enfin, il désire connaître les autres mesures envisagées par l'État pour sauvegarder l'ensemble des 1 600 emplois du site de Blanquefort.

La CGT-First/ex Ford le 31 janvier 2010

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Intervention de la CGT-Ford lors du meeting du PS


 

Hier, samedi 30 janvier, avait lieu au Palais des congrès de Bordeaux le premier grand meeting de la campagne régionale d'Alain Rousset (PS). Suite à nos nombreuses sollicitations lors de nos différentes rencontres avec la députée Pascale Got, le sénateur Alain Anziani ou encore le président du conseil régionale Alain Rousset, une délégation de la CGT-Ford a pu s'y exprimer au nom des salariés de Ford, devenu First.
Voici la déclaration qui y a été lu lors de cette tribune :

"Une nouvelle fois, nous somme là pour interpeler les élus, les futurs élus, les pouvoirs publics et l’opinion publique.

Le problème Ford est connu de la plupart des gens surtout suite à notre mobilisation qui a duré deux ans et qui a abouti à l’arrivée d’un repreneur. Cette reprise est devenue officielle le 1er mai dernier. A l’époque, c’était pratiquement l’euphorie du côté des dirigeants de Ford, du repreneur HZ et du gouvernement. « L’usine est sauvée, tous les emplois sont maintenus » entendait-on.

Aujourd’hui, ce n’est plus tout à fait le même son de cloche. Aucun des projets présentés n’a vu le jour, ni même n’a commencé à ce concrétiser. Les mois passent, les délais se raccourcissent réduisant au bout du compte dangereusement les chances de réussite de l’ensemble du processus de reprise.

Nous étions déjà inquiets au moment de la reprise car nous avions alors aucune confiance dans une direction qui nous a baratiné pendant des années. Mais nous n’avons jamais désespéré car avec la reprise, la perspective n’était plus la fermeture de l’usine pour 2010 mais bien la possibilité de préserver notre boulot et près de 10 000 emplois dans la région induits par l’activité de l’usine.

Nous sommes là pour tirer la sonnette d’alarme, nous sommes là pour dire que l’usine est en danger mais nous sommes là, aussi, pour dire que nous ne nous résignons pas, que nous n’accepterons pas la disparition de tout ou partie de nos emplois.

Depuis un an, les dirigeants de First (c’est notre nouveau nom) nous sort un discours confiant mais nous craignons fort que cela ne soit que pour jouer la montre et qu’en réalité, il n’y ait pas de sérieuses tentatives pour maintenir une production qui assurerait la sauvegarde des emplois.

C’est pour cela que nous essayons d’agir aujourd’hui et pas demain au moment d’une éventuelle catastrophe. Nous avons trop en tête les exemples des salariés de Molex, de Célanèse ou de Continental. Menées au pied du mur, leurs luttes même déterminées n’ont pas réussi à empêché les fermetures.

Par le déclenchement du droit d’alerte, par les actions diverses que syndicats et salariés peuvent mener, nous pouvons sensibiliser et secouer les politiques pour que les choses bougent dans le bon sens. Car nous avons besoin des élus et des pouvoirs publics qui ont évidemment un rôle à jouer.

Nous ne pouvons pas croire que l’Etat et les pouvoirs publics soient impuissants face aux décisions d’une multinationale comme Ford ou d’une holding financière comme HZ. Ils peuvent exercer une pression et imposer que des solutions soient trouvées. Il y en a forcément. Les progrès technologiques, les exigences écologiques offrent des perspectives de fabrications de produits nouveaux.

Ford a reçu pendant 38 ans des subventions et des aides publiques diverses. Aujourd’hui, c’est First qui en reçoit alors que nous ne voyons rien venir. Est-ce bien normal ? Pourquoi n’y aurait-il pas un droit de contrôle des pouvoirs publics sur ces entreprises qui sont « aidées » ? Pourquoi n’y aurait-il pas des obligations sociales comme une interdiction de supprimer des emplois ? Nous précisons que les aides sont officiellement conditionnées au maintien de l’emploi mais qu’en réalité, depuis un an, ce sont déjà une soixantaine d’emplois qui ont disparu dans l’usine.

Pourquoi ce sont toujours les salariés qui subissent les condamnations quand ils défendent leurs emplois (comme chez Molex ou Continental) et jamais les patrons quand ils ferment les usines alors qu’ils le font illégalement (comme chez Molex ou Philips Dreux en ce moment). Pourquoi les pouvoirs publics peuvent intervenir dans un sens et pas dans l’autre ? Pourquoi les patrons peuvent-ils faire comme bon leur semble ?

Oui, aujourd’hui il faut trouver les moyens pour imposer à Ford de rendre des comptes et d’assumer ses responsabilités sociales. Les pouvoirs publics ont certainement les moyens d’agir dans ce sens. C’est sans aucun doute un problème de choix politique.

Au fait, pour info, Ford et ses actionnaires sont heureux de vous annoncer, depuis hier, que la compagnie renoue avec les profits depuis cette année avec 2,7 milliards de bénéfices. Ce n’est pas une surprise, le PDG annonçait le retour à la profitabilité pour 2009 depuis deux ans ! Une belle histoire !

Nous insistons sur le fait que notre préoccupation ne concerne pas seulement les emplois à l’usine. Il y a les sous-traitants mais pas seulement. Une étude INSEE de 2009, chiffre les emplois « ford » directs et indirects à 8700. Ford Blanquefort cela représente plus de 10 % du budget de la CUB. Un rapport de janvier 2008 du Conseil général chiffrait les pertes financières de toutes les communes de Gironde et c’est énorme.

Pas de doute, le sort de l’usine est un enjeu considérable pour le département mais aussi la Région. Ceci dans un contexte dramatique : nous rappelons que ces 3-4 dernières années, nous avons connu les fermetures des usines de Soferti, Sed Cordier, Arena, First Metal ou encore Solectron, sans parler de nombreux plans de licenciements dont on entend jamais parler.

Cela veut dire pour une bonne partie de la population, chômage, précarité et bas salaires car les reclassements proposés se révèlent complètement inefficaces. Cela veut dire aussi pour l’ensemble de la population une baisse du niveau de vie. Comment peut on parler de « bien vivre en Aquitaine » si on ne défend pas l’emploi, si on ne stoppe pas cette catastrophe sociale que signifie tous ces licenciements et fermetures d’usine ?

Il y a urgence aujourd’hui. Le temps des discours est passé, il faut des actes, des engagements clairs de tous. Des interventions autoritaires doivent être faites contre ces entreprises qui font des profits et s’en vont ailleurs quand bon leur semble.

En 2008, en autres actions, nous avons bloqué l’usine et envahi le salon de l’automobile à Paris parce que nous en avions raz le bol du baratin de la direction qui cherche depuis des années à nous faire accepter la disparition progressive du site. Aussi, parce que nous ne comprenions pas l’attitude passive des pouvoirs publics. Mais surtout parce qu’il n’y a aucune raison d’accepter de perdre son emploi.

A l’usine Ford nous avons la chance d’être nombreux, d’avoir un poids économique considérable. C’est ce qui nous a permis de nous faire entendre. Ce qui n’est pas le cas pour de très nombreux salariés qui sont licenciés toute l’année dans l’anonymat.

Nous dénonçons toutes les fermetures d’usines, tous les plans de licenciements comme aujourd’hui à Marbot-Bata en Dordogne. En plus, la plupart du temps, il s’agit d’entreprises qui font des bénéfices. Ce qui est révoltant. La question urgente se pose : quels moyens l’Etat et les pouvoirs publics ont-ils pour défendre réellement les intérêts de l’ensemble de la population face à la logique de course aux profits ?

En ces temps de « crise » il doit y avoir des solutions d’urgence pour préserver la vie de tous. Priorité doit être donnée à la défense des emplois

Nous ferons tout ce qui est possible pour empêcher une issue fatale. Car la fermeture du site est inacceptable. Alors nous comptons sur les élus, les pouvoirs publics pour défendre les conditions de vie de toute la population. Nous ne demandons pas seulement un « soutien » des politiques. Des initiatives doivent être prises pour s’assurer d’une activité économique et sociale dans la région. Il s’agit de l’intérêt de tous.

Pour finir, nous vous informons que mardi 2 février, jour anniversaire de l’annonce du processus de reprise, la CGT-Ford appelle à une mobilisation pour alerter du danger et dénoncer l’attitude de notre direction. Nous vous invitons tous à apporter votre solidarité en passant au rassemblement qui sera organisé entre 12 et 16 heures devant l’usine. Nous diffuserons une petite video pour rappeler les déclarations de Ford et du gouvernement il y a un an. Nous organiserons un débat et il y aura de quoi se restaurer.

Dès maintenant il doit y avoir une mobilisation de tous pour la défense des emplois. Nous comptons sur vous tous. Merci."





La CGT-First/ex Ford le 31 janvier 2010

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Le 28 janvier 2010, interview de Vincent Feltesse lors de ses voeux à la presse et déclaration sur First Aquitaine Industries :



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La presse du 28 janvier 2010 :



Ex-usine Ford de Blanquefort : Feltesse déplore un "manque de visibilité"

28/01/2010 : Le président PS de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), Vincent Feltesse, a déploré jeudi "un très grand manque de visibilité" sur l’avenir de First Aquitaine Industries (FAI), ex-usine Ford de Blanquefort (Gironde) cédée en 2009 par le constructeur américain.

"Je suis de nouveau inquiet", a reconnu M. Feltesse, également maire de Blanquefort, rappelant que la reprise du site par HZ Holding avec l’intégralité des quelque 1.600 salariés, annoncée le 2 février 2009 à Bordeaux par la ministre de l’Economie Christine Lagarde et effective depuis le printemps dernier, avait été "quelque chose d’assez inespéré".

"Un an après, on a de nouveau un très grand manque de visibilité et il y a un écart très important entre ce que peuvent nous dire les ouvriers, cadres et syndicats du site qui sont extrêmement inquiets et les échos officieux qu’on peut avoir et qui disent que cela ne va pas si mal que ça", a-t-il ajouté.

"On demande de façon assez simple mais tenace que tout le monde se remette autour de la table pour qu’on échange les informations", a-t-il conclu, s’exprimant en marge de ses voeux à la presse au siège de la CUB.

L’intersyndicale de FAI, devenu sous-traitant pour la fabrication de boîtes de vitesse pour Ford, a déclenché le 15 janvier une procédure d’alerte. Une procédure destinée à obtenir un audit sur le montage juridique et financier de la reprise de l’usine, selon la CGT.
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LA DIRECTION PATINE OU BARATINE,
L’AVENIR EST PLUS QUE FLOU :
IL EST TEMPS D’AGIR À NOUVEAU

La réunion CE de ce lundi 25 janvier n’a fait que confirmer les très mauvaises impressions qui se sont renforcées ces derniers mois. Le déclenchement du Droit d’Alerte met la pression sur la direction et semble révéler encore plus qu’elle est complètement dépassée par la situation.
Une nouvelle fois, la direction s’est dite dans l’incapacité de répondre aux questions posées sur l’avenir du site, sur l’avancement des projets, sur sa capacité à financer les futures productions … Elle ne fait que répéter un discours du genre « soyez patients, ça va venir, les Chinois vont signer un voire deux contrats, les banques vont accorder leurs prêts, etc ... ».
Dans les faits nous ne voyons strictement rien venir. N’ayant rien à répondre pour rassurer ou pour montrer que les choses avancent réellement, la direction s’attaque aux syndicats (ou à certains syndicats) laissant même entendre qu’ils pourraient être responsables de l’échec des projets. Voilà une direction qui perd les pédales et qui reprend son chantage classique dès lors que la menace plane d’une éventuelle mobilisation des salariés.

C’est clair, la direction se moque du monde !

Tout d’abord, elle s’en prend au choix de lancer le droit d’alerte. « C’est une erreur » car cela va mettre en évidence les inquiétudes et le manque de confiance. Cela pourrait même faire hésiter les entrepreneurs chinois ! Depuis des mois qu’ils « sont sur le point de signer » voilà qu’ils reculeraient à cause du droit d’alerte ? Sans rire, la direction nous informe que internet et « google » existent aussi en Chine et que nos futurs clients chinois pourraient voir que les salariés se mobilisent. Ce qui évidemment pourrait les faire fuir, toujours d’après une direction, décidément très fine psychologue.
La direction nous refait son coup favori, celui du chantage et de la pression. Cela avait commencé en 2007/2008, lors de la mobilisation. A l’époque, les premières manifestations, journées de grève et le blocage de l’usine risquaient d’indisposer Ford et de les faire partir avant l’heure. Puis à l’occasion de la manifestation au salon de l’automobile, la direction criait encore au loup et parlait du risque de faire fuir les éventuels repreneurs ! Et voilà que maintenant la comédie au sujet des clients chinois !
C’est pas se moquer du monde ? Quel culot en effet de la part de la direction. N’arrivant pas à confirmer un débouché pour la transmission « Ford », elle ne trouve pas d’autres solutions que de s’en prendre aux syndicats et aux salariés qui s’inquiètent. La direction, par manque d’argument, essaie de faire diversion et attaque encore les syndicats en dénonçant les soi-disant violences dont elle aurait été victime lors de la manifestation du 24 octobre ! Ça part en vrille !
Cela fait plus d’un an que la mobilisation pour la défense des emplois s’est mise en veille. Il faut dire que la fin d’année 2008 avait mis la direction en situation compliquée. Même dans la période de « chômage technique », les rassemblements, les manifestations, les rencontres avec les élus et les pouvoirs publics n’avaient pas cessé. Nous avions multiplié toutes ces actions pour maintenir la pression et essayer de pousser à ce que nous arrivions vraiment à une reprise.
Forcément, le 2 février 2009, l’annonce de la reprise en grande pompe, a changé la donne. Même sceptiques, nous savions que la mobilisation allait se mettre en veille car il s’agissait de « négocier » pour assurer la meilleure reprise possible. Stopper la mobilisation était d’ailleurs un des objectifs de Ford : tout le bruit autour de son désengagement devait s’arrêter.
Depuis cette période, nous n’avons jamais cessé de dénoncer le manque de transparence de la direction et avons exprimé en permanence notre méfiance. Nous avions refusé de donner un avis favorable à la reprise. Aujourd’hui, les évènements nous donnent « raison » mais il n’y a pas de quoi être satisfaits. Raison ou pas, le problème reste d’être en capacité de défendre tous nos emplois.

Situation dangereuse mais pas sans issue

Le Droit d’Alerte est un outil important car il permet d’exprimer l’inquiétude et dénoncer le manque d’informations. Mais ce n’est pas non plus une solution miracle. Il est évident pour nous que c’est un moyen de souligner l’urgence de la situation, de rappeler à tout le monde que l’inquiétude se transforme en sentiment de danger. D’une certaine manière, le lancement de cette procédure a été un petit électrochoc vis-à-vis de l’opinion publique, des élus et des médias.
Mais cela ne suffit pas. Pour remettre la pression sur les pouvoirs publics, sur le gouvernement et sur Ford (qui reste décisionnaire dans les statuts de FAI jusqu’à fin 2011), il y a un autre outil qui est irremplaçable : c’est la mobilisation des salariés. Nous en avons l’expérience puisque c’est notre lutte menée entre 2007 et 2009 qui a permis d’éviter une fermeture programmée secrètement pour cette année.
Oui, l’intervention des salariés est primordiale. L’activité seule des élus, aussi bons soient-ils, aussi « robustes » ou « passionnés » soient-ils, ne suffira pas à imposer aux patrons associés la sauvegarde du site et des emplois. Il faut la force des salariés qui prennent leurs affaires en main. Il s’agit du sort de tout le monde. L’enjeu est trop important à la fois pour nos emplois de « fordistes » mais aussi pour les milliers d’emplois induits (sous-traitance + toute l’activité économique liée à FAI).
Notre force, c’est l’unité des salariés mais aussi leur détermination à défendre sans cesse tous les emplois. Nous avons toute la légitimité pour mener cette bataille sans rien lâcher. Nous avons tout intérêt à nous opposer à l’idée même de suppressions d’emplois. Il nous faut dénoncer les manipulations de la direction, son hypocrisie sans limite.
Car il y a un an, au moment de l’officialisation de la reprise, que ce soit le gouvernement, quelques élus importants et la FMC, tous ces gens là avaient fanfaronné pour affirmer sans hésitation que « l’usine et tous les emplois sont sauvés » ! Rappelons-nous des balivernes qu’ils nous sortaient, du style «  grâce à la crise, le site s’en sortira », « Hay grande famille d’industriels qui a les reins solides ». Aujourd’hui, c’est sûr, nous sommes loin de ces déclarations grandiloquentes.

2 février 2010 : un an après l’annonce, mobilisons-nous

Il est temps pour nous de reprendre le chemin de la mobilisation. Les mois passent et le danger semble encore plus proche. Encore une fois, nous ne disons pas que tout est fichu ou que la direction a prévu la fermeture de l’usine à court terme. Nous n’en savons rien. Mais il n’est pas question d’attendre encore sans rien faire.
Comme nous l’avons dit, la mobilisation des salariés est nécessaire pour exercer une pression utile sur les pouvoirs publics et le gouvernement. Contrairement à ce que dit la direction en réunion, nous n’avons absolument pas envie « de tout casser, de tout détruire ». Et c’est là encore une grosse escroquerie. Ce sont les patrons qui « cassent et détruisent » les emplois, certainement pas les syndicats et les salariés qui, au contraire, se mobilisent pour les défendre.
Nous avons proposé lors de l’intersyndicale du 26 janvier d’organiser une action commune et symbolique le jour anniversaire de l’annonce de la reprise. Nous avons insisté sur l’importance de cette action pour tirer la sonnette d’alarme et montrer que nous n’avons pas l’intention de nous laisser baratiner encore longtemps. Nous avons insisté aussi sur le fait de coordonner nos efforts ce jour là pour distribuer ensemble des tracts à la population, inviter les médias en organisant une conférence de presse, inviter les élus pour débattre de la situation.
Malheureusement, nous n’avons convaincu aucun des syndicats et nous sommes donc seuls à appeler à une action le 2 février. Nous le regrettons d’autant plus fortement qu’il y a toutes les raisons de faire quelque chose maintenant : un droit d’alerte voté à l’unanimité, une réunion CE qui a suivi sans aucune réponse de la direction, une situation d’urgence sur les projets et l’avenir du site, les élus qui recommencent à intervenir.
Cette journée est l’occasion d’exprimer un mécontentement bien réel dans l’usine. Depuis plusieurs semaines, nous sommes sollicités par de nombreux salariés pour agir.
Nous ne pouvons plus attendre, le temps joue contre nous. Re-agissons !
Dans les prochains jours, nous apporterons les détails de cette journée de mobilisation.

La CGT-First/Ford le 27 janvier 2010

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Interview d'un délégué CGT-First/Ford sur la radio GOLD FM le 26 janvier 2010 :



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Compte-rendu du CE du 25 janvier 2010

Marche de l'entreprise

Une légère augmentation de la S grâce à l'Explorer qui se porte mieux que prévu. Prévision pour 2010 : un peu plus de 150 000 transmissions.
Arrêt de la Mustang prévu ce mois ci. Arrêt de la Falcon fin mars.
Augmention de volume pour le TTH avec un renforcement de l'effectif d'une dizaine de personnes selon la direction.
Une semaine de démontage des boites Falcon suite à un problème de fournisseur.

Projets

Boites pour le marché chinois : Toujours en discussion avec les deux clients prévus. Le prix de vente de la boite a été fixé, il est confidentiel pour des raisons de concurrence. Sur le deuxième client potentiel dont FAI est en concurrence avec ZF, le PDG nous a dit " le plus intelligent gagnera".
Le responsable commercial part en Inde à la fin de la semaine voir deux clients possibles.

Projet Atlas : Au sujet du prêt bancaire, la direction attend toujours les conclusions des cabinets mandatés par First et l'Etat. La situation devient urgente, il faut que ce financement se fasse rapidement pour la survie du projet global de FAI.
Des techniciens de First sont partis en Allemagne pour réduire le coût du bâtiment.
Nous pensons que si la situation est urgente, la direction doit débloquer l'argent des comptes séquestre et que Ford se porte garant.

Pour le reste des projets composants automobile :
rien de nouveau.


Sur les questions posées à l'occasion du droit d'alerte, la direction dit prendre son temps pour répondre au cabinet Sécafi.

Sur l'ensemble des projets, les 140 millions d'euros financés soi-disant par HZ, HAY et ses partenaires, seraient apportés par les dividendes laissés par les actionnaires HZ sur les bénéfices générés par First et la marge que HAY pourrait nous octroyer. Finalement c'est First au bout du compte qui s'autofinance.

Divers

Les congés d'été : du 17 juillet au 8 aout 2010.
Le passage en 1x8 est en cours d'étude, pas de date précise.
Suite à la demande des élus CE de créer un comité de groupe HZ France avec First et Safe, la direction a répondu favorablement. Les modalités seront discutées prochainement.

La CGT-First/Ford le 25 janvier 2010

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Compte-rendu de la rencontre avec Mr Alain Anziani sénateur PS de Gironde
(vendredi 22 janvier 2010)

Mr Anziani a reçu à la mairie de Mérignac, une délégation de la CGT-First/Ford suite à notre demande. Nous avons donné des nouvelles de la situation à l’usine. Un an après, à part le panneau Ford enlevé et une production en baisse, nous n’avons rien vu. Aucun des projets n’a avancé, y compris celui des éoliennes. Donc une situation des plus inquiétantes.

Pour Alain Anziani, « l’année 2010 sera une année cruciale ». Pour lui, les élus ont effectivement un rôle à jouer même si les parlementaires ne sont pas les mêmes moyens de pression que les élus comme Mrs Rousset et Feltesse. Il verra avec la députée Pascale Got pour coordonner leurs interventions aux deux parlements.

Nous avons insisté sur le fait que le sort de l’usine Ford est un enjeu important pour toute la Région. Nous ne luttons pas uniquement pour les emplois des ouvriers « Ford » mais aussi pour tous les emplois induits ce qui ne représente pas loin de 10 000 emplois.

Nous avons posé le problème des aides ou subventions aux entreprises comme Ford ou HZ/First. Nous avons notamment dénoncé le financement à un plan de formation qui s’avère être plus un moyen d’éviter le chômage partiel qu’une volonté de former réellement le personnel de l’usine en vue des futurs projets. Nous ne comprenons pas comment Ford/First peuvent recevoir des aides sans qu’il y ait de transparence sur leur intentions.

Mr Anziani a précisé que le système d’aides/subventions était très réglementé par l’Etat mais aussi par des lois européennes. Le fait est que les collectivités locales ne décident pas de tout. Il rappelle que toute aide est conditionnée. Il s’est engagé à voir avec les élus de la Région pour vérifier la question du plan de formation car il s’agit d’un domaine de compétence de la Région. Il reconnait aussi qu’il y a beaucoup d’opacité dans la politique de First/Ford.

Nous avons demandé aussi à pouvoir intervenir dans les meetings PS de la campagne électorale pour faire entendre les inquiétudes des salariés de l’usine Ford, pour que le problème de la défense des emplois soit discuté. Il a répondu qu’il était favorable mais que cela devait se discuter avec ses collègues.

La CGT-First/Ford, le 22 janvier 2010

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COMPTE-RENDU DES DEUX RÉUNIONS DE
NÉGOCIATION SUR LA PRÉVENTION
DES RISQUES PSYCHOSOCIAUX


Première réunion :
Pour cette première réunion, la direction nous a fait la lecture de l’accord national. Celui-ci prévoit l’obligation de négocier sur le stress au travail d’ici au premier février 2010 dans les entreprises de plus de 1000 salariés, ce qui est encore notre cas. Si un accord ne peut être conclu entre l’entreprise et les organisations syndicales, la direction pourra engager un plan d’action comme elle n’a pas hésité à le faire après l’échec des discussions sur les seniors. Ça promet ! De plus, la seule sanction prévue pour les entreprises qui n’auraient pas satisfaites à ces obligations est d’avoir leurs noms rendus public sur le site internet du ministère du travail…
La CGT a demandé la participation des membres du CHSCT lors de ces négociations, puisque les risques psychosociaux sont de leurs prérogatives dans l’entreprise et leur expérience au quotidien serait bien utile aux délégués syndicaux. Refus catégorique de la direction. Ça commence bien. Ce qui ne l’empêche pas elle, d’inviter tous ses représentants en CHSCT. Deux poids, deux mesures.

Deuxième réunion :
En début de réunion, La direction énumère des situations de stress bien choisies, puisqu'à chaque fois, elles ne viennent pas de l’entreprise mais de l’extérieur. Rappelons que l’intitulé des négociations traite du stress au travail. Seul exemple ciblé sur le lieu de travail : « des tracts peuvent créer du stress ». On apprendra par la direction que « la santé physique et mentale des salariés pèsent sur l’entreprise », nous aurions décrit l’inverse.
Ensuite, nous avons assisté à la diffusion d’une vidéo provenant de l’ARACT, Association Régionale pour l’amélioration des Conditions de Travail, un organisme paritaire géré par les partenaires sociaux. On y voit ce que nous avions déjà pu lire dans différents écrits d’experts, de psychologues ou d’inspecteurs du travail. Les causes de stress au travail sont multiples : le management, la gestion humaine, les possibilités d’évolution, la désorganisation du travail, l’avenir incertain de l’entreprise, etc…
Pour continuer, la direction nous a présenté trois séries de diapositives, relatant trois études internes faites par des étudiantes. Evidamment, rien de bien négatif en ressort. Pourtant, la première datant de 2003/2004 sur l’effet du travail en 2x8, 3x8 et nuit aurait pu, sachant que dans ces conditions, les salariés perdent 7 à 9 ans d’espérance de vie. La deuxième aussi, datant de 2004/2005 sachant que déjà à l’époque, l’incertitude régnait et à raison, puisqu’un PSE aura lieu l’année suivante. Et la dernière encore plus, puisque datant de 2007/2008, en pleine mobilisation des salariés pour la défense des emplois !
En général, les directions d’entreprises déploient des trésors de créativité pour ne pas changer l’organisation du travail. Ils adorent passer de longues séances sur la mise en place d’indicateur. Mais pour la CGT, les études internes n’ont pas vraiment de valeur. Il est toujours compliqué pour un salarié de répondre à un interrogatoire par manque de confiance ou simplement par réserve.
Pour la direction, si les salariés sont stressés, c’est du à des phénomènes extérieurs. Pour nous, c’est très réducteur. Nous ne nions pas que l’extérieur s’ajoute au stress au travail, mais nous affirmons que le stress dans l’entreprise existe bel et bien, et nous considérons qu’avec la situation actuelle, il s’amplifie. En fait, nous avons un problème de vision d’ensemble avec la direction. Pourtant, il ne s’agit pas de trouver qui est coupable et qui est victime, mais d’avoir de vraies propositions constructives qui amélioreront la vie de chacun dans l’entreprise.
Il faut donc se mettre au travail et évaluer les risques psychosociaux pour chaque îlot, dans chaque secteur, dans chaque zone de l’entreprise, dans les bureaux, dans l’encadrement, etc… Il faut observer et entendre les difficultés exprimées par les salariés, les analyser et établir des diagnostiques adéquats. Pour cela, il faudra mettre en place un groupe de travail qui se réunira régulièrement et traitera chaque cas, faisant le bilan de l’avancement des améliorations passées ainsi qu’un bilan des nouvelles situations de stress détectées. Il faut une étude externe, avec un cabinet indépendant de la direction, dans lequel les salariés pourrait avoir toute confiance. Nous pensons aussi que l’encadrement doit suivre une formation spécifique sur la gestion des risques psychosociaux, surtout pas dans le but de tirer toujours plus de productivité des salariés mais d’améliorer leur bien être.

La CGT-First/Ford le 20 janvier 2010

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Compte-rendu du CE extraordinaire
du vendredi 15 janvier 2010


Droit d’alerte

Cette réunion extraordinaire à la demande des élus CE avait pour ordre du jour le vote du droit d’alerte.
Depuis la reprise par HZ, aucun des projets n’avance et d’ailleurs pour aucun d’entre eux un contrat est signé à ce jour. Après plusieurs réunions, tous les syndicats ont enfin compris qu’il fallait mettre en place une procédure de droit d’alerte que le syndicat CGT revendique depuis plusieurs mois.
Le droit d’alerte a été voté à l’unanimité 8 voix pour 0 contre. Le syndicat des cadres a voté comme les syndicats ouvriers, ce qui prouve que le mécontentement touche aussi une bonne partie de la maîtrise.
Un deuxième vote a eu lieu pour désigner le cabinet d’expert. Le cabinet SECAFI a été choisi pour assister les élus du comité d’entreprise avec 6 voix pour et 2 contre.
SECAFI était le cabinet qui avait déjà traité le premier droit d’alerte du temps de Ford. Il est aussi le cabinet qui travaille avec les élus CE de SAFE, l’autre entreprise sous la coupe de HZ Holding France. C’est donc en toute logique que le choix des élus CE se soit porté sur lui.
Les élus CE ont remis 5 pages de questions au PDG pour motiver le droit d’alerte et dont nous voulons que la direction nous y réponde.
   Le droit d’alerte est destiné à obtenir un audit sur le montage juridique et financier de la reprise de Ford Aquitaine Industrie  par First Aquitaine Industrie sous la coupe de HZ. Il servira à nous éclairer sur la véracité des projets et de la réelle intention du repreneur.
La direction a confirmé qu’il n’y aurait pas de chômage partiel pour 2010 car le plan de formation et la petite augmentation de la S pourraient suffire.

Projet atlas

La direction dit qu’il faut (toujours et encore) attendre. Les médiateurs et les cabinets seraient en train de finaliser les dossiers pour les présenter dans une quinzaine de jours lors d’une réunion à Bercy. L’annonce de l’acceptation ou refus du prêt auprès des banques devrait être connu dans cette période selon la direction.
Le PDG confirme que le bâtiment pour l’usinage des grandes couronnes devrait être annulé. L’usinage se fera à l’intérieur de l’usine dans l'espace prévu initialement pour les projets 3a et 3b qui ont été perdus.

Projet boites à vitesses pour le marché chinois

Comme depuis quelques mois et la dernière réunion, toujours les 2 constructeurs chinois qui seraient tout prêt de signer. Le PDG a affirmé être très optimiste sur le sujet, comme d’habitude.

Projet composants automobile

Toujours du retard sur tous les projets composants automobile. La direction nous dit qu’elle a contacté HAY et il lui a été répondu que si les projets prévus se font, ils ne pourront se faire qu’ici. Ça ne rassure en rien car toujours pas de contrat signés et les projets 3 a et 3b perdus.

Conclusion

Depuis l’annonce de la reprise le 2 février 2009, bientôt un an, aucun des projets ne se met en place et aucun contrat n’est signé. Tout est en retard !
Aucune info sur les projets qui puisse nous rassurer, bien au contraire, surtout en nous disant déjà que nous n’aurions pas accès aux résultats de l’audit fait par les cabinets mandatés par First et l’Etat. Et ce n’est pas des soi-disant plans B qu’elle aurait sous le coude qui vont nous rassurer surtout qu’elle refuse de nous en dire plus sur le sujet. Malgré la situation, après la réunion, le PDG affirme sur France 3 que « les négociations techniques et commerciales avancent correctement ». (la vidéo ci-dessous). Un an, toujours rien et il trouve que ça avance correctement ! C’est se moquer du monde.
Il faut que le comité de suivi que nous demandons depuis longtemps soit mis en place avec la participation des directions de First, Hay, Ford, les organisations syndicales, les pouvoirs publics, le préfet, l ‘état et le comité de soutien.
Nous n’avons plus le temps d’attendre, il nous faut prendre en main notre avenir rapidement et nous mobiliser afin de responsabiliser tous les acteurs concernés, parmi eux Ford qui seul a choisi le repreneur HZ , il doit rester engagé tant que le site et les emplois ne seront pas pérennisés.
Sauvons nos emplois !

La CGT-First/Ford le 15 janvier 2010

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Les journaux télés du 15 janvier 2010 :

           Le 12-13                         Le 19-20

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Le 15 janvier 2010 :


---> Rousset veut un « changement de braquet »
---> Ford, le retour des politiques
---> First : la région tape du poing !
---> Inquiétude des salariés de FAI (ex-Ford)
---> Les syndicats de FAI (ex-Ford) enclenchent le droit d'alerte

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Compte-rendu de la rencontre avec
Mr Rousset président de région

(jeudi 14 janvier, à l’Hôtel de Région)

Présents :
Mr Rousset et quelques collaborateurs, un collaborateur de Mr Feltesse, 2ADI, les syndicats de First-Ford (CFTC-UNSA-CFDT-CGC et CGT), Secafi (le cabinet d’expertise qui aide les syndicats)


Discussion :
Le secrétaire du CE a introduit la réunion en faisant le point sur la situation de l’usine (retard des projets, rien de concret pour les mois qui viennent, inquiétudes …). Il rappelle que la majorité des syndicats avaient émis des réserves au moment de la reprise et que toutes ces réserves se sont vérifiées justifiées par la suite. Il a eu un discours très critique sur la direction et sa politique.

Mr Rousset explique sa vision des choses, il dit que ça avance un peu mais lentement. C’est normal car c’est la crise et les choses sont compliquées. Il doit rencontrer prochainement les banques. Il parle de sa volonté de mettre en place un comité de pilotage si la ministre Lagarde ne le fait pas dans les jours qui viennent.

Mr Pasmart (2ADI) fait lui aussi le point. Il raconte que les banques font des études sur l’éolien pour vérifier si le marché est porteur. Les banquiers vont donner leur avis bientôt mais cherchent à savoir s’ils ont la possibilité de faire des affaires. En fait les banques semblent vouloir des garanties sur le projet des éoliennes mais aussi sur tous les autres. Globalement, les retards ont plusieurs raisons. Pour le marché chinois, on serait sur la dernière ligne droite. Le projet le plus avancé reste celui sur les éoliennes, le projet de 2ième bâtiment pour les éoliennes est abandonné car l’usinage des grandes couronnes devrait se faire dans l’usine, etc, etc … En fait 2ADI ne nous apprends rien et reprend le même discours en boucle à chaque fois que nous nous rencontrons.

La CFTC est intervenue pour dire qu’il faut arrêter « d’écouter les sirènes de la direction et de se faire charmer par elles». Il ne faut pas oublier que Ford est derrière tout ça. Il faut faire quelque chose aujourd’hui. Elle pense qu’on tourne en rond. Là encore, un ton très critique sur la façon où les choses se déroulent.

La CGT intervient pour dénoncer à la fois les mensonges de la direction. Rappelle qu’elle avait refusé de donné un avis favorable à la reprise le 31 mars parce que déjà elle considérait que les projets étaient flous, qu’il y avait trop peu d’information. Que cela ressemblait à une opération de bluff. Mais le problème c’est aussi le fait que les pouvoirs publics semblent s’être fait trop facilement embobinés par Ford. En ce qui concerne le plan de formation, il semble que cela soit seulement un moyen d’éviter le chômage partiel et d’occuper le personnel jugé en sureffectif. Les départs en formation se font n’importe comment et tout cela ne ressemble en rien à un souci d’assurer l’avenir du site. Il est aberrant dans ces conditions que de l’argent public soit distribué de cette manière. Enfin, d’après la CGT, les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités, chose qu’ils auraient du faire bien avant. Il faut créer maintenant le comité de suivi » qui permettrait de marquer le coup, de faire un électrochoc. Les choses doivent changer avant qu’il ne soit trop tard.

Mr Rousset répond qu’il faut effectivement remettre la pression sur le gouvernement et sur Ford. Il faut qu’on « change de braquet ». On ne peut continuer ainsi. On peut convoquer d’ici 15 jours un comité de suivi. Il y a bientôt des élections et c’est peut être le bon moment pour agir. Le comité de suivi ne règlera pas tout mais il faut une confrontation. « Ford ne doit pas nous lâcher les baskets », il faut trouver les moyens d’agir. Il propose d’envoyer un courrier au gouvernement et un autre à Ford pour dire aux uns et aux autres que la situation ne peut pas durer. Le gouvernement a le pouvoir de bouger les banques, surtout après les avoir autant aidées l’année dernière. S’ils ne font rien c’est que le dossier n’est pas bon. » Nous n’avons pas assez mis la pression sur Ford. Il propose que ces courriers soient signé par lui-même, Mr Feltesse et Mr Juppé, s’il le souhaite.

La CGT rappelle que le comité de suivi doit impliquer l’ensemble des organisations syndicales et surtout ne pas refaire un truc du genre du comité de pilotage avec un seul représentant des salariés. Elle précise aussi que Mme Got qui vient de recevoir une délégation CGT une heure auparavant, propose de faire une table ronde avec tous les acteurs du dossier. Il est donc important que tous les efforts se coordonnent.

Les syndicats sont favorables avec la proposition de Mr Rousset.

La réunion se finit sur 2ADI qui fait le point sur les autres projets avec les entreprises First Solar (400 emplois) et EADS Astrium (350 emplois).

La délégation CGT-Ford/First, le 15 janvier 2010

Pour rappel : La position de la CGT-Ford sur le projet de reprise de FAI par la Holding HZ le 31 mars 2009 : Téléchargez la en cliquant ici

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Compte-rendu de la réunion avec
La Députée Pascale Got


   Faisant suite à une demande de rendez-vous avec Madame Pascale Got, la CGT-First/Ford a été reçue par La Députée à son cabinet parlementaire le jeudi 14 janvier 2010.

   Nous lui avons fait un bilan de la situation depuis notre dernière entrevue et force est de constater que nous ne nous étions pas trompés dans ce que nous lui disions à l’époque puisqu'il s'agissait malheureusement cette fois-ci de lui redire les mêmes choses, tout en ajoutant que la situation avait empiré depuis, avec la perte de certains projets, les retards accumulés et le temps jouant contre nous.

   Après notre dernière entrevue, Madame Got avait d’ailleurs fait une audition
filmée assez intéressante le 21 juillet 2009, auprès de la Ministre Madame Lagarde, dont nous avons vu la vidéo. Elle y décrivait la situation de First et réclamait de notre part la création d'un comité de suivi intégrant les représentants des salariés. Nous vous proposons de la visionner en cliquant sur le lien suivant :
Audition de Madame Lagarde le 21 juillet 2009

   Madame Pascale GOT nous dit regretter que le discours de la direction de First ces derniers temps soit bien plus optimiste devant les élus régionaux que ce que la presse écrit . Elle regrette aussi de ne pas obtenir d’informations ni de la direction de First, ni de la Ministre Lagarde, ni du préfet. En outre, elle a essayé d’avoir le préfet par téléphone aujourd'hui (vendredi 15 janvier) pour avoir le rendu du travail du médiateur mais sans succès.

   Au sujet des financements publics, Madame la Députée nous a affirmé qu'ils étaient conditionnés au maintien de l’emploi sur trois ans par un accord écrit mais on ne peut pas y avoir accès. Mais si il n’y a pas de projet, il n’y aura pas de financement. Un point rassurant pour nos impôts mais pas pour nos emplois malheureusement.

   Nous avons demandé à Madame la Députée d’avoir la possibilité d’obtenir une tribune libre lors des meetings du PS pendant la campagne électorale des régionales pour pouvoir nous exprimer sur la situation que nous traversons actuellement. Même si cela semble peu courtois, nous nous sommes autorisés à lui signaler qu’il serait plus agréable pour tout le monde d’y être invités plutôt que de nous y inviter nous-mêmes, poussés par l'urgence de notre situation.

   En conclusion, Madame La Députée Pascale Got a l'attention de prendre le dossier en main afin de nous aider à obtenir des réponses rapidement :

-  Madame Got s’engage à refaire une audition auprès de Madame Lagarde et à nous transmettra la vidéo dès que ça sera fait. Cette intervention devrait avoir lieu dès la semaine prochaine, le mercredi 20 janvier, comme l'indique son agenda sur son site internet :
Commission des affaires économiques : audition de Christine Lagarde, ministre de l’économie.

-  Madame Got nous a aussi proposé de saisir la direction de First, le Préfet, les élus, etc… Pour organiser une table ronde avec toutes les organisations syndicales. Ce serait le premier pas vers la création d’un comité de suivi.

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Le 14 janvier 2010 :

  --->
Inquiétudes de l'intersyndicale de FAI, ex-Ford, en Gironde


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INFO :
  A lire, nos courriers de soutiens envoyés aux "Philips EGP Dreux" le 13 janvier 2010 et aux "Conti" de clairoix" le 12 janvier 2010 en cliquant sur ce lien :

"Soutien aux salariés en lutte de Philips Dreux" et "Solidarité avec les camarades de Continental"

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Le 13 janvier 2010 :


---> Les ex-Ford moroses pour 2010 La députée Got écrit à Lagarde
Cliquez sur l'image pour la voir en grand ---> 



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Courrier de Madame la députée Pascale GOT
à l'attention de Mme Lagarde


   Suite à nos demandes répétées et à l'intervention du Comité de Soutien et de Sauvegarde de l’Emploi du site FAI, la députée Pascale GOT a écrit un courrier à l'attention de Mme LAGARDE, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, pour lui demander d'intervenir en notre faveur dans notre volonté de créer un comité de suivi.

   Par ailleurs, nous rencontrerons Madame la députée Pascale GOT demain (jeudi 14 janvier 2010) pour nous entretenir avec elle quant à la situation actuelle de l'usine et l'alerterons des risques à venir en terme d'emploi. Beaucoup de sujets seront abordés à cette occasion et nous tiendrons informés les salariés suite à cette réunion.

   Nous rencontrerons aussi M ROUSSET, Président du Conseil Régional, demain. En effet, il souhaite nous rencontrer ainsi que les autres organisations syndicales du site. Nous aurons aussi avec lui beaucoup de sujets à aborder sur les mêmes thèmes évidemment. Et là aussi, nous tiendrons informés les salariés.

   Voici le courrier écrit par la députée :


                                                            Madame LAGARDE
Ministre de l’économie de
l’industrie et de l’emploi
139 rue de Bercy
75572 Paris Cedex 12


Le 12 janvier 2010


Madame le Ministre,


J’ai été saisie par le Comité de Soutien et de Sauvegarde de l’Emploi du site FAI de Blanquefort (regroupant les salariés de l’ancienne usine Ford) d'une demande récurrente de leur part, qui porte sur la création d’un comité de suivi concernant l’avenir du site industriel.

Ces salariés font en particulier référence à un engagement qui aurait été pris de constituer un tel comité dans lequel les partenaires sociaux seraient représentés.

Ce comité se composerait des représentants de First Aquitaine Industrie, de Ford Europe, de l’Etat, des Collectivités locales et des salariés. Il permettrait un suivi et une meilleure information sur les conditions de reprise du site automobile.

Cette demande me parait d’autant plus légitime que certaines informations contradictoires, susceptibles d’inquiéter les salariés, ont tendance à se développer ces derniers temps. Il est impératif de ne pas juguler les efforts collectifs consentis sur ce dossier et de garder une saine transparence sur son évolution.

Aussi je vous remercie de bien vouloir me tenir informée des suites que vous donnerez à cette demande.

Je vous prie de croire, Madame le Ministre, à l’expression de mes salutations respectueuses.




                                                                                 Pascale GOT
                                                                                 Députée de Gironde
Pascale GOT
Bureau parlementaire
BP 30
33320 Eysines


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Le 12 janvier 2010 :



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Courrier de la FTM-CGT à Mme Lagarde
  
   Suite à une rencontre avec le secrétaire de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT, celui-ci s'est proposé d'envoyer un courrier à la Ministre Mme LAGARDE,
Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, au sujet de la rencontre prévue à Bercy avec les dirigeants de FAI afin de la sensibiliser sur nos inquiétudes quant à l'avenir de l'emploi sur le site et nos doutes sur la tenue des promesses faites lors de la reprise du site. Le voici :

Le 06 Janvier 2010




Madame le Ministre
Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
Cabinet des Ministres
139 rue de Bercy
Paris 12ème

Objet : Situation de First Aquitaine Industries et GETRAG Ford Transmissions.

Madame le Ministre,

Nous venons d’apprendre qu’une rencontre est prévue courant janvier à BERCY notamment pour présenter le projet ATLAS prévu sur le site de BLANQUEFORT.

Même si nous pouvons nous féliciter d’un tel projet, pour autant, cette nouvelle page cruciale qui s'ouvre est encore loin de nous rassurer. Les nombreuses réserves émises lors de plusieurs réunions montrent que l'ensemble des organisations syndicales restent très septiques face à ce projet. Il manque encore beaucoup de réponses aux questions que se posent les salariés quant à la viabilité de l'ensemble des projets prévus sur le site de FAI étant censés sauver les 1617 emplois.

Alors que la direction s'était engagée à nous tenir régulièrement informés, aucun détail sur l'avancement des différents projets n'a été donné. Le comportement de notre direction ces dernières années, essayant de nous masquer le désengagement de Ford et l’opacité dans laquelle s’est déroulé le processus de reprise nous laissent présager des vagues de suppressions d’emplois dans les mois à venir.

La transmission « S » que nous fabriquons à hauteur de 700 pièces par jour destinée pour le véhicule Explorer est en fin de vie et la production devrait s’arrêter à la fin 2010.

La boite de vitesse fabriquée pour la Mustang est aussi en fin de vie dès la fin du trimestre de cette année, le projet de traitement thermique des pièces dans notre entreprise est annulé, le projet de boite de vitesse du constructeur DAIMLER également et l’ensemble des autres projets prennent tous un retard inquiétant dépassant les un an.

Sur GFT, l’unique boite de vitesse faite produite à hauteur de 2700 / jour est, elle aussi, en fin de vie. Comment garantir un avenir industriel avec cet unique produit ? Qu’adviendra-t-il de FAI lorsque Ford coupera le cordon ombilical fin 2011 ?

C’est face à toutes ces inquiétudes et aussi parce que les contribuables participent à hauteur de 15 % de l’investissement (30 millions d’€) et parce que nous sommes directement concernés, que nous vous sollicitons pour une participation de notre organisation syndicale à la rencontre prévue en janvier dans vos locaux.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, recevez nos salutations distinguées.



Pour la FTM-CGT                                                                          Pour La Cgt Ford
Michel DUCRET                                                                             Le secrétaire

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Qui sont nos repreneurs ?

Qui se cache derrière Salvus Diligens ?

Dans un article du journal l'Express intitulé "Quand les sauveteurs se transforment en naufrageurs" datant du 03 juin et visible dans la rubrique "actualités" de notre site, nous pouvions lire sur FAI : "Toutes les interrogations sont pourtant loin d'être levées. A commencer par celles entourant l'identité du repreneur, un fonds de retournement allemand, Salvus Diligens, créé en 2003 à Wiesbaden par trois associés. Il promet d'investir 200 millions d'euros dans l'ex-usine Ford, via un holding ad hoc, en partenariat avec un sous-traitant automobile allemand... et avec l'aide, bien sûr, des pouvoirs publics français."

La Holding, on la connait, c'est HZ.

Le partenaire sous-traitant allemand aussi, c'est Hay

Mais qui se cache derrière Salvus Diligens ?

Ils possèdent un site internet http://www.salvus-diligens.de/ où l'on peut télécharger un portrait de leur compagnie et dont nous avons tenté une traduction.

Nous y découvrons que les trois dirigeants de Salvus Diligens sont les mêmes que les notre, ceux de HZ : HEINZ-GÜNTER HUB - WOLFGANG MAENNEL - DR. MARKUS ZIEGLER

Nous n'en savons pas plus pour l'instant alors nous interrogerons la direction mais espérons que ce n'est pas une machine à la Bernard Tapie...

La CGT-Ford, questions sans réponses depuis la reprise en mars 2009...

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Pour rappel : La position de la CGT-Ford sur le projet de reprise de FAI par la Holding HZ le 31 mars 2009 : Téléchargez la en cliquant ici

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Clip de Délio de leur titre : "Par la porte de derrière"

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